
Après Les Damnés, Électre / Oreste et Tartuffe ou l’Hypocrite, Ivo Van Hove retrouve la troupe de la Comédie-Française pour se confronter à Hamlet, l’une des plus vertigineuses tragédies de Shakespeare, monument du répertoire occidental.
Surtitré en anglais - Représentations avec audiodescription les jeudi 12 et samedi 14 mars
À travers une distribution resserrée, le metteur en scène belge plonge dans la subjectivité tourmentée du prince danois, marqué par la disparition soudaine de son père et par le remariage précipité de sa mère avec son oncle, usurpateur du trône.
Scène après scène, Ivo Van Hove transforme le plateau en territoire mental, reflet de la confusion d’Hamlet, pour mieux saisir le moment de bascule où la jeunesse, humiliée et impuissante, glisse vers la violence et la destruction. Car si Hamlet croit d’abord pouvoir s’en remettre aux pouvoirs du théâtre pour rétablir la vérité sur l’assassinat du roi, c’est bien la vengeance qui, insidieusement, s’impose comme l’issue inévitable.
Evidemment, le texte est le plus important. Est-ce une raison pour ne laisser que cela ?
Réservé via Theatreonline
Je ne suis ni expert de Shakespeare, ni puriste. Je n'ai rien contre les mises en scène contemporaines, ni contre les relectures modernes d'oeuvres classiques. Cela étant, j'ai profondément détesté cet Hamlet. Pas pour les acteurs, qui font ce qu'ils peuvent avec ce que la mise en scène leur donne, et qui s'en sortent correctement malgré quelques problèmes de micro et de diction. La musique de fond omniprésente et inutile n'aide pas non plus à comprendre un texte dont la traduction, assumant une modernisation et un élagage du texte original, omet ou simplifie des passages essentiels de l'oeuvre. Mais ces défauts pâlissent en comparaison de passages musicaux insupportables, insérés au forceps, issus d'un répertoire aussi consensuel que mal à propos. On y retrouve pêle-mêle une chorégraphie dénudée, peinturlurée et fainéante sur Bohemian Rhapsody, ou une molle reprise de Stromae, plus slamée sans conviction que réellement chantée. Au-delà de la grossièreté et des artifices, la seule réelle subversion de la pièce sera d'assimiler les interactions entre Hamlet et Fortinbras à une radicalisation masculiniste, terriblement d'actualité. Mais même ici, toute la portée symbolique se résumera à un codage vestimentaire cliché, l'unique morceau de bravoure de la pièce ne pisse pas plus loin. En synthèse, cette relecture est désagréable et autoparodique, singulière pour le seul plaisir de l'être, et de plaire à quelques bourgeois gentilhommes qui confondent vulgarité et modernisme.
Réservé via Theatreonline
Je comprends que cette mise en scène puisse frustrer, dérouter ou énerver. Je ne suis pas surpris que certains soient sortis avant la fin. Je ne m'attendais pas à une version classique, je n'ai pas été déçu. Je m'attendais à quelque chose d'intense, je n'ai pas été déçu. Je ne m'attendais pas à entendre Bohemian Rhapsody ou Nick Cave dans une pièce de Shakespeare, j'ai adoré !
Réservé via Theatreonline
A voir
Réservé via Theatreonline
Je n'ai pas du tout apprécié la mise en scène et le jeu des comédiens. Impression de vacarme, d'une agitation dénuée de sens, d'un décalage entre le message et le procédé pour le faire passer. Je suis partie avant la fin, c'était insupportable.
Réservé via Theatreonline
J’y allais avec une certaine inquiétude après avoir lu les critiques du Monde, de Libération, de Télérama, du Figaro, qui peu ou prou démolissaient le spectacle. Sidérant car, même si je n’ai pas été en accord avec TOUTE la mise en scène, j’ai eu un plaisir fou à cette représentation. Les acteurs sont excellents, et pas seulement les exceptionnels Podalydès et Galliene au mieux de leur forme ( comment une critique a-t-elle osé ce commentaire inepte: » Podalydès et Galliene cabotinent et font du P. et du G.. » ? Mystère. J’en veux à ces critiques qui veulent faire des « bons » mots sans chercher à justifier leur utilisation du couperet! L’acteur qui joue Hamlet, une révélation ! Spectacle fort, vigoureux, parfois très drôle aussi. Il faut aller le voir, c’est réjouissant.
Réservé via Theatreonline
C'est un spectacle autour d'Hamlet , je ne crois pas que Shakespeare serait d'avis sur l'interprétation du metteur en scène et déçue également de l'interprétation des comédiens , souvent trop violente. La subtilité de l'œuvre ne m'est pas apparue ici.
Réservé via Theatreonline
C'est pour Guillaume Galienne et Denis Podalydes que j'y suis allée. Et ils ont suffi à mon bonheur. La mise en scène est intéressante mais sans doute un peu prétentieuse. A coup sûr déroutante. Les partis pris peuvent ne pas plaire. J'ai été impressionnée par la scène de théâtre dans le théâtre sur un tube de Queen et montant dans une violence stromboscopique qui m a fait penser à Gaspar Noé. En revanche, la chanson suivante m'a laissé perplexe : niaise ? Et je n'ai pas compris le lien même indirect avec l'intrigue.
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Pour 9 Notes
Evidemment, le texte est le plus important. Est-ce une raison pour ne laisser que cela ?
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Je ne suis ni expert de Shakespeare, ni puriste. Je n'ai rien contre les mises en scène contemporaines, ni contre les relectures modernes d'oeuvres classiques. Cela étant, j'ai profondément détesté cet Hamlet. Pas pour les acteurs, qui font ce qu'ils peuvent avec ce que la mise en scène leur donne, et qui s'en sortent correctement malgré quelques problèmes de micro et de diction. La musique de fond omniprésente et inutile n'aide pas non plus à comprendre un texte dont la traduction, assumant une modernisation et un élagage du texte original, omet ou simplifie des passages essentiels de l'oeuvre. Mais ces défauts pâlissent en comparaison de passages musicaux insupportables, insérés au forceps, issus d'un répertoire aussi consensuel que mal à propos. On y retrouve pêle-mêle une chorégraphie dénudée, peinturlurée et fainéante sur Bohemian Rhapsody, ou une molle reprise de Stromae, plus slamée sans conviction que réellement chantée. Au-delà de la grossièreté et des artifices, la seule réelle subversion de la pièce sera d'assimiler les interactions entre Hamlet et Fortinbras à une radicalisation masculiniste, terriblement d'actualité. Mais même ici, toute la portée symbolique se résumera à un codage vestimentaire cliché, l'unique morceau de bravoure de la pièce ne pisse pas plus loin. En synthèse, cette relecture est désagréable et autoparodique, singulière pour le seul plaisir de l'être, et de plaire à quelques bourgeois gentilhommes qui confondent vulgarité et modernisme.
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Je comprends que cette mise en scène puisse frustrer, dérouter ou énerver. Je ne suis pas surpris que certains soient sortis avant la fin. Je ne m'attendais pas à une version classique, je n'ai pas été déçu. Je m'attendais à quelque chose d'intense, je n'ai pas été déçu. Je ne m'attendais pas à entendre Bohemian Rhapsody ou Nick Cave dans une pièce de Shakespeare, j'ai adoré !
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A voir
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Je n'ai pas du tout apprécié la mise en scène et le jeu des comédiens. Impression de vacarme, d'une agitation dénuée de sens, d'un décalage entre le message et le procédé pour le faire passer. Je suis partie avant la fin, c'était insupportable.
Réservé via Theatreonline
J’y allais avec une certaine inquiétude après avoir lu les critiques du Monde, de Libération, de Télérama, du Figaro, qui peu ou prou démolissaient le spectacle. Sidérant car, même si je n’ai pas été en accord avec TOUTE la mise en scène, j’ai eu un plaisir fou à cette représentation. Les acteurs sont excellents, et pas seulement les exceptionnels Podalydès et Galliene au mieux de leur forme ( comment une critique a-t-elle osé ce commentaire inepte: » Podalydès et Galliene cabotinent et font du P. et du G.. » ? Mystère. J’en veux à ces critiques qui veulent faire des « bons » mots sans chercher à justifier leur utilisation du couperet! L’acteur qui joue Hamlet, une révélation ! Spectacle fort, vigoureux, parfois très drôle aussi. Il faut aller le voir, c’est réjouissant.
Réservé via Theatreonline
C'est un spectacle autour d'Hamlet , je ne crois pas que Shakespeare serait d'avis sur l'interprétation du metteur en scène et déçue également de l'interprétation des comédiens , souvent trop violente. La subtilité de l'œuvre ne m'est pas apparue ici.
Réservé via Theatreonline
C'est pour Guillaume Galienne et Denis Podalydes que j'y suis allée. Et ils ont suffi à mon bonheur. La mise en scène est intéressante mais sans doute un peu prétentieuse. A coup sûr déroutante. Les partis pris peuvent ne pas plaire. J'ai été impressionnée par la scène de théâtre dans le théâtre sur un tube de Queen et montant dans une violence stromboscopique qui m a fait penser à Gaspar Noé. En revanche, la chanson suivante m'a laissé perplexe : niaise ? Et je n'ai pas compris le lien même indirect avec l'intrigue.
Réservé via Theatreonline
Ivo VAN HOVE invente un ring serpenté de toute part par l’humeur noire de la noblesse shakespearienne, un opéra tragique porté par la troupe du Français et le souffle de Queen, Stromae ou Dylan. Un spectacle aveuglant.
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Place de l'Odéon 75006 Paris