
Quand le père de Chimène gifle par jalousie le père de Rodrigue, s’ensuit un duel mortel. Corneille enferme les amoureux dans un dilemme absolu.
Les multiples péripéties qui ont fait sa renommée à travers les siècles débutent par un soufflet : par jalousie, le comte Don Gomès (père de Chimène) gifle le vieux Don Diègue (père de Don Rodrigue) et c’est le fils de ce dernier qui assume le duel au cours duquel il rend orpheline celle qu’il devait épouser. Chimène ne cessera de demander réparation au Roi, refoulant ses sentiments, tandis que de son côté l’Infante s’exerce à taire son propre amour pour Rodrigue, que son rang lui impose de sacrifier.
j'ai trouvé que Chimène en faisait un peu trop à la fois dans le registre vocal (un seul registre, parfois proche des vociférations) et gestuel (grand mouvements de bras à tout va). Le Cid est très bien, le Comte excellent (mais il disparait rapidement hélas :-) La mise en scène est excellente : les décors, certes, malgré leur minimalisme, qui fonctionnent parfaitement, mais aussi la musique, fort bien trouvée pour accompagner les moments forts.
Réservé via Theatreonline
quel plaisir de voir une pièce de Corneille ! La mise en scène et les acteurs donnent toute sa jeunesse et sa verve à cette grande pièce du répertoire. Un petit regre t: Rodrigue au début de la pièce ne donne pas suffisamment à entendre les vers de Corneille (diction de cinéma ? choix du metteur en scène ?) et puis cela passe, et il devient formidable.
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Dans le livret d’accompagnement, Denis Podalydès cite Jean-Pierre Vincent qualifiant « Le Cid » de « pièce solaire ». Pour autant, il nous la place sur un plateau bordé d’imposants piliers marron disgracieux et plongé dans une obscurité permanente. Certes, il y a des moucharabiehs (entièrement marron, eux aussi) et d’incessants changements de décors mais ceux-ci n’apportent rien, on ne les voit pas, tout est marron et mal éclairé. Même les chatoyants costumes de Christian Lacroix pâtissent de la ternissure générale. Seul avantage de cette obscurité, elle permet quelques beaux clairs-obscurs qui mettent en valeur l’excellente Suliane Brahim (Chimène) ou le très bon Benjamin Lavernhe (Rodrigue). La mise en scène de Podalydès est classique, n’apportant pas grand chose mais respectant la pièce et permettant aux comédiens de bien s’exprimer. Le principal mérite de cette version marron du Cid est de mettre en valeur la beauté de la langue de Corneille, qui échappe à la triste ambiance générale résultant de la palette chromatique.
J’attendais mieux des comédiens et comédiennes du Français et de Denis Podalydes. Vraiment. Cette pièce est une du théâtre français et comme toutes les grandes œuvres permet une lecture qui parle à chaque époque et chaque génération. Encore faut-il que le metteur en scène en scène sache le souligner. Ce n’est pas à moi de dire comment, c’est son boulot et là c’est raté : quel était donc le parti pris de Podalydès à part celui de simplifier certains vers ? Quant aux comédiens : Benjamin Lavernhe que j’aime beaucoup par ailleurs était constamment à courir après son personnage sans vraiment réussir à l’incarner de façon convaincante. Chimène était grimaçante et hurlante ce qui fait perdre l’aspect subtil et paradoxal du personnage. Quant au roi, alors que le comédien a une présence et une prestance hors du commun, il verse dans une bouffonnerie peu apte à trancher les dilemmes cornéliens ! Seuls Don Diegue, le Comte et l’Infante ont pris la dimension de leurs rôles. Dommage.
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Très belle interprétation moderne, des acteurs inspirés, de grands moments, on ne voit pas le temps passer.
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L'infante est toutefois trop peu mise en avant...
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Heureusement que l'on connaît le texte quasi par cœur et que je l'avais relu la veille car inaudible au début…. Rageant car je venais pour le texte plus que pour les acteurs / actrices ;) Excellente Daniele Lebrun qui envoie et fait décoller notre plaisir Excellent Lavernhe !
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Magnifique
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Pour 13 Notes
j'ai trouvé que Chimène en faisait un peu trop à la fois dans le registre vocal (un seul registre, parfois proche des vociférations) et gestuel (grand mouvements de bras à tout va). Le Cid est très bien, le Comte excellent (mais il disparait rapidement hélas :-) La mise en scène est excellente : les décors, certes, malgré leur minimalisme, qui fonctionnent parfaitement, mais aussi la musique, fort bien trouvée pour accompagner les moments forts.
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quel plaisir de voir une pièce de Corneille ! La mise en scène et les acteurs donnent toute sa jeunesse et sa verve à cette grande pièce du répertoire. Un petit regre t: Rodrigue au début de la pièce ne donne pas suffisamment à entendre les vers de Corneille (diction de cinéma ? choix du metteur en scène ?) et puis cela passe, et il devient formidable.
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Dans le livret d’accompagnement, Denis Podalydès cite Jean-Pierre Vincent qualifiant « Le Cid » de « pièce solaire ». Pour autant, il nous la place sur un plateau bordé d’imposants piliers marron disgracieux et plongé dans une obscurité permanente. Certes, il y a des moucharabiehs (entièrement marron, eux aussi) et d’incessants changements de décors mais ceux-ci n’apportent rien, on ne les voit pas, tout est marron et mal éclairé. Même les chatoyants costumes de Christian Lacroix pâtissent de la ternissure générale. Seul avantage de cette obscurité, elle permet quelques beaux clairs-obscurs qui mettent en valeur l’excellente Suliane Brahim (Chimène) ou le très bon Benjamin Lavernhe (Rodrigue). La mise en scène de Podalydès est classique, n’apportant pas grand chose mais respectant la pièce et permettant aux comédiens de bien s’exprimer. Le principal mérite de cette version marron du Cid est de mettre en valeur la beauté de la langue de Corneille, qui échappe à la triste ambiance générale résultant de la palette chromatique.
J’attendais mieux des comédiens et comédiennes du Français et de Denis Podalydes. Vraiment. Cette pièce est une du théâtre français et comme toutes les grandes œuvres permet une lecture qui parle à chaque époque et chaque génération. Encore faut-il que le metteur en scène en scène sache le souligner. Ce n’est pas à moi de dire comment, c’est son boulot et là c’est raté : quel était donc le parti pris de Podalydès à part celui de simplifier certains vers ? Quant aux comédiens : Benjamin Lavernhe que j’aime beaucoup par ailleurs était constamment à courir après son personnage sans vraiment réussir à l’incarner de façon convaincante. Chimène était grimaçante et hurlante ce qui fait perdre l’aspect subtil et paradoxal du personnage. Quant au roi, alors que le comédien a une présence et une prestance hors du commun, il verse dans une bouffonnerie peu apte à trancher les dilemmes cornéliens ! Seuls Don Diegue, le Comte et l’Infante ont pris la dimension de leurs rôles. Dommage.
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Très belle interprétation moderne, des acteurs inspirés, de grands moments, on ne voit pas le temps passer.
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Au début du spectacle les comédiennes sont inaudibles heureusement l’arrivée de Daniele Lebrun est formidable. C'est une super comédienne. J’ai trouvé Benjamin Lavernhe un peu en dessous de ce qu’il pourrait faire heureusement sauvé par la scène où il est à cheval. Points positifs très beaux costumes et beaux décors .
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L'infante est toutefois trop peu mise en avant...
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Heureusement que l'on connaît le texte quasi par cœur et que je l'avais relu la veille car inaudible au début…. Rageant car je venais pour le texte plus que pour les acteurs / actrices ;) Excellente Daniele Lebrun qui envoie et fait décoller notre plaisir Excellent Lavernhe !
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Magnifique
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Magnifique mise en scène d'un classique, portée par des acteurs excellents. L'oeuvre est globalement respectée même si l'on se permet quelques digressions de ton, parfois bienvenue, parfois superflues. Dans l'ensemble, vaut le déplacement
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Excellent
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Excellent, même si on connait la pièce par cœur
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Un début qui m’a fait très peur ! Les actrices étaient difficilement audibles, d’une part, et le jeu de scène à la limite du ridicule, je suis désolée de devoir le dire. Elles pouffaient, et c’était consternant et irritant. Danièle Lebrun est arrivée, extraordinaire, voix claire, jeu parfait, présente, tout simplement, puis Didier Sandre et le Comte ( j’ai oublié le nom de l’acteur, pardon) ces deux acteurs parlent, on entend tout sans tendre l’oreille, ils emplissent la scène et l’espace, bougent bien, et l’on est enfin pris par la pièce. Puis Le Cid arrive et de nouveau consternation : il récite les stances de Rodrigue presque scolairement, c’est incompréhensible venant d’un bon acteur.. MAIS petit à petit tout se met en place, les talents se révèlent, les acteurs sont très bons, la mise en scène est bonne, c’est bien la première fois qu’on rie en voyant Le Cid. Génie de Podalydès. Le Cid est exceptionnel lorsqu’il est sur son « cheval » et cogne sur sa « batterie «, il est alors habité ! Célimène est parfaite lorsqu’elle crie vengeance, c’est fort et émouvant, tous les acteurs sont intéressants, j’ai passé un très bon moment de théâtre, une fois passée la première demi-heure, grosso modo.
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18, boulevard Saint-Martin 75010 Paris