Le prince travesti

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Théâtre 71 , Malakoff

Du 23 janvier au 01 février 2019
Durée : 2h15

CLASSIQUE

,

Comédie romantique

,

Sélection Evénement

Marivaux met en lumière l’artifice et dit avec un raffinement exquis les méandres du sentiment. Sa légèreté cache une extrême gravité et une réflexion sur l’ambiguïté et la violence des relations sociales. Yves Beaunesne mêle subtilement le rococo de Richard Cocciante à la verve fougueuse de celui qui incarne la grâce et l’esprit français, dans un étonnant théâtre de la modernité.
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Le prince travesti

De

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

Mise en scène

Yves Beaunesne

Avec

Nicolas Avinée

,

Johanna Bonnet

,

Thomas Condemine

,

Jean-Claude Drouot

,

Elsa Guedj

,

Valentin Lambert

,

Pierre Ostoya Magnin

,

Marine Sylf

  • Un étonnant théâtre de la modernité

Marivaux met en lumière l’artifice et dit avec un raffinement exquis les méandres du sentiment. Sa légèreté cache une extrême gravité et une réflexion sur l’ambiguïté et la violence des relations sociales. Ainsi, dans Le Prince travesti, la suivante et la princesse sont amoureuses du même homme mais la raison d’État prendra le pas sur les affres des passions…

Capable de l’humour le plus incisif comme de la délicatesse la plus pudique, Yves Beaunesne mêle subtilement le rococo de Richard Cocciante à la verve fougueuse de celui qui incarne la grâce et l’esprit français, dans un étonnant théâtre de la modernité.

  • Note d’intentions

Marivaux juxtapose ici à la sphère privée de la famille et des hiérarchies sociales celle du pouvoir : la nomination d’un chef de gouvernement, la guerre avec l’état voisin, la possible répression d’une révolte populaire sont les épisodes qui font du Prince travesti une pièce où l’enchevêtrement des histoires d’amour, des négociations internationales, de l’obsession sécuritaire, du contrôle toujours accru des individus paraît plus inextricable que jamais. Le monde décrit par Marivaux est le nôtre au berceau : l’invention des billets de banque et de la spéculation financière, de la publicité et de la mode datent de ce premier tiers du dix-huitième siècle que Marivaux décrit comme un entomologiste. Les personnages sont livrés à eux-mêmes, ils sont jeunes, sans attaches familiales. Comment leur appétit de la vie s’exprime-t-il face à cette situation sauvagement moderne ?

Marivaux donne forme au murmure qui nous traverse pour nous rappeler que nous sommes des créatures soumises à l’empire des mots. Sans être un grand optimiste, il croit fermement que nous ne devons surtout pas renoncer à revendiquer notre avenir. On sort joyeusement rincé de cette fable où l’on rit autant du malheur fréquent des uns que du bonheur rare des autres. « Mange un crapaud vivant en te levant le matin et rien de pire ne t’arrivera de la journée. » Marivaux c’est moins indigeste qu’un crapaud, et c’est plus costaud qu’un hamburger.

Yves Beaunesne

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