
Vingt-quatre ans après son agression, Alma est convoquée pour un procès réunissant des dizaines de victimes. Pauline Bureau signe une fresque chorale bouleversante sur le traitement judiciaire des violences sexuelles, entre combat intime et espoir de reconstruction.
À partir de 15 ans.
Entre Parenthèses raconte l’histoire d’Alma, la trentaine, qui un soir d’hiver, reçoit un appel de la brigade des mineurs. Vingt-quatre ans se sont écoulés depuis le jour où, à 9 ans, elle a porté plainte pour agression sexuelle. Deux enquêtrices déterminées ont rouvert un cold case : 72 faits similaires dans un quartier aisé de Paris. Le suspect récidiviste, enfin identifié, sera jugé dans un procès hors norme réunissant plusieurs dizaines de victimes. Face à ce passé qui refait surface, Alma entre en résistance.
En adaptant le récit d’Adélaïde Bon, Pauline Bureau déploie une fresque chorale saisissante. Elle y ausculte avec sensibilité et précision le traitement judiciaire des violences sexuelles et ses silences. À travers le parcours intérieur d’Alma et celui des enquêtrices, la pièce interroge les institutions et tisse le fil d’un combat intime et collectif, où affleure l’espoir fragile d’une réparation et d’une reconstruction. Un théâtre documenté bouleversant.
« Pauline Bureau est l’une des voix les plus puissantes du théâtre contemporain, attentive aux récits empêchés, en particulier ceux des femmes. » Les Échos
(Spectacle vu en mai 2026 à Créteil) Comment bâtir une vie de femme quand on a été violé dans l’enfance : le sujet est certes délicat mais Pauline Bureau parvient à le traiter clairement et frontalement tout en conservant tact et délicatesse. Son adaptation de « La petite fille sur la banquise » fait le pari réussi d’un théâtre fait de fragments assemblés dans une très belle scénographie, avec un usage mesuré et intelligent de la vidéo. Le procès de Bobigny avec « Hors-la-loi », les femmes dans le football avec « Féminines », la GPA avec « Pour autrui », le merveilleux avec « Neige »… quel que soit le genre et le sujet qu’elle aborde, Pauline Bureau réussit tout ce qu’elle touche. Bravo ! PS : N’ayant pu voir « Entre parenthèses » à la Colline, je suis allé le voir à la MAC de Créteil, ce qui m’a permis de découvrir cette salle, elle est magnifique.
Une pièce pour briser le silence, qui montre quelle énergie folle il faut pour obtenir justice pour un violeur en série de petites filles qui a notamment sévi longtemps dans les beaux quartiers de Paris. C’est bien fait et pédagogique. Seul bémol, c’est plus un film, avec une succession de plans que du théâtre.
Réservé via Theatreonline
Pour 2 Notes
(Spectacle vu en mai 2026 à Créteil) Comment bâtir une vie de femme quand on a été violé dans l’enfance : le sujet est certes délicat mais Pauline Bureau parvient à le traiter clairement et frontalement tout en conservant tact et délicatesse. Son adaptation de « La petite fille sur la banquise » fait le pari réussi d’un théâtre fait de fragments assemblés dans une très belle scénographie, avec un usage mesuré et intelligent de la vidéo. Le procès de Bobigny avec « Hors-la-loi », les femmes dans le football avec « Féminines », la GPA avec « Pour autrui », le merveilleux avec « Neige »… quel que soit le genre et le sujet qu’elle aborde, Pauline Bureau réussit tout ce qu’elle touche. Bravo ! PS : N’ayant pu voir « Entre parenthèses » à la Colline, je suis allé le voir à la MAC de Créteil, ce qui m’a permis de découvrir cette salle, elle est magnifique.
Une pièce pour briser le silence, qui montre quelle énergie folle il faut pour obtenir justice pour un violeur en série de petites filles qui a notamment sévi longtemps dans les beaux quartiers de Paris. C’est bien fait et pédagogique. Seul bémol, c’est plus un film, avec une succession de plans que du théâtre.
Réservé via Theatreonline
Place Jacques Brel 78505 Sartrouville