
Après avoir exploré, dans les deux premiers volets de sa trilogie, la part occultée de violence inhérente à l'histoire de l'art, Carolina Bianchi clôt son cycle en explorant le mystère de l'écriture, qu'elle associe à l'énigme de sa propre sexualité. Spectacle en portugais, surtitré en français. Déconseillé aux moins de 18 ans.
Spectacle en portugais, surtitré en français. Déconseillé aux moins de 18 ans.
« Le langage écrit tend à se fragmenter, provoquant une désidentification. Je ne suis personne. Ma recherche oppressante du mot relève davantage d'un exercice spirituel qu'intellectuel. Le sacrifice de l'écriture s'aligne sur celui de la perte d'identité. Ainsi, toutes les voix sont des alter ego. Alter ego écrivaine. Alter ego poète. Alter ego chien. Alter ego fusil chargé. »
Les codes sur lesquels s'appuie la conscience s'effondrent. Le sens du discours s'effondre.
Après avoir exploré, dans les deux premiers volets de sa trilogie, la part occultée de violence inhérente à l'histoire de l'art, Carolina Bianchi clôt son cycle en explorant le mystère de l'écriture, qu'elle associe à l'énigme de sa propre sexualité. Par un assemblage foisonnant de brouillons, de carnets et de notes, elle invoque auprès d'elle les fantômes d'autres autrices – Hilda Hilst, Emily Dickinson – mêlant sa voix à leurs mots. Multipliant les alter ego, elle ouvre un espace propice au fantasme, et tout particulièrement à celui que produit l'acte d'écrire. L'autrice et metteuse en scène apparaît ici comme un sujet en dissolution, qui glisse d'une figure à l'autre pour interroger ce qui, dans la littérature, se noue au désir. Dans ce chapitre conclusif, Carolina Bianchi remonte le cours de la trilogie jusqu'à son point d'origine : l'instant décisif où l'écriture, la sexualité et la violence se confondent.
Place de l'Odéon 75006 Paris