La Cerisaie

Odéon - Théâtre de l'Europe , Paris

Du 22 septembre au 24 octobre 2010

CLASSIQUE

,

Coups de coeur

Julie Brochen met en scène avec une infinie délicatesse la pièce « testament » de Tchekhov. Avec Jeanne Balibar. Un des spectacles les plus demandés du Festival d'Automne 2010.
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Spectacle terminé depuis le 24 octobre 2010

 

La Cerisaie

De

Anton Tchekhov

Mise en scène

Julie Brochen

Avec

Abdul Alafrez

,

Muriel Amat

,

Jeanne Balibar

,

Fred Cacheux

,

Jean-Louis Coulloc'h

,

Bernard Gabay

,

Carjez Gerretsen

,

Vincent Macaigne

,

Gildas Milin

,

Judith Morisseau

,

Cécile Péricone

,

André Pomarat

,

Jean-Christophe Quenon

,

Hélène Schwaller

 " Ô mon enfance, ma pureté ! "  Anton Tchekhov

  • Une célébration du temps

La Cerisaie est de ces pièces où tous peuvent se reconnaître. Nous sommes transportés dans un monde bien loin du nôtre - en Russie, à l’orée du XXe siècle - et pourtant tout se donne à ressentir avec une grâce immédiate et une délicatesse qui sont le charme de Tchekhov et son secret. La Cerisaie : un verger d’une tendre blancheur où passe encore à l’aube la silhouette maternelle, mais aussi des fruits invendables et qui d’ailleurs ne viennent qu’un an sur deux. Un abri hors du siècle, un asile où « rien n’a changé », où la vénérable armoire à livres trône toujours dans la chambre des enfants. Mais aussi un patrimoine grevé de dettes, négligé, déserté par sa propriétaire, où sa fille adoptive s’évertue à économiser en pure perte. Un trésor inaliénable sans lequel Lioubov ne comprend pas sa propre vie, où son père, sa mère, son grand-père ont vécu avant elle, qu’à son retour de Paris elle retrouve après cinq ans avec une émotion intacte. Mais aussi le domaine où Gricha, son fils de sept ans, s’est noyé dans la rivière...

Douze existences entrelacées – une mère, son frère et ses deux filles, quelques domestiques, un voisin, un étudiant, un fils de moujik entré dans les affaires nommé Lopakhine -, un état des lieux de la Russie tracé de main de maître, un an avant la première Révolution. Quatre moments, un par acte, pris dans le cours de saisons qui échangent leurs qualités, depuis la pleine floraison de mai sous le brouillard, par moins trois degrés de température, jusqu’aux troncs noirs et nus que la hache commence à frapper sous un clair soleil d’octobre.

Une célébration du temps, des passés et des futurs plus ou moins illusoires que chacun emporte avec soi, un dernier hommage à la beauté vouée à disparaître, un salut à la mort qu’on sent rôder, adressé avec un certain sourire qui n’est pas de simple ironie : car ce chant du cygne n’est pas seulement la pièce la plus grave de Tchekhov, elle est sans doute aussi la plus cruellement drôle.

À son tour, afin de célébrer à sa façon son arrivée à la tête du Théâtre National de Strasbourg, mais aussi le cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Tchekhov, Julie Brochen a voulu rêver La Cerisaie. Dans les rôles principaux, Jeanne Balibar et Jean-Louis Coulloc’h (qui fut Parkin, l’homme des bois, dans L’Amant de Lady Chatterley, le film de Pascale Ferran) prêteront leurs présences à ce poème aux reflets insaisissables, dont l’approche exige une grande délicatesse : mélancolique sans complaisance, d’une sombre légèreté, autour d’un jardin invisible et promis à la destruction.

Texte français : André Markowicz & Françoise Morvan.

  • La presse

«Une distribution soudée et illuminée par trois «étoiles» de la scène : André Pomarat, Jean-Louis Coulloc’h, et Jeanne Balibar en Lioubov Andreevna, une femme dépouillée de toute coquetterie par le chagrin de la vie qui fuit, et finira par la priver à jamais de sa chère Cerisaie.» Brigitte Salino, Le Monde, avril 2010

«Julie Brochen saisit avec une rare justesse la charge émotionnelle contenue dans cette parenthèse de temps dont le maître russe fait théâtre quand tout est déjà joué. [...] En mariant Tchekhov et Freud, Julie Brochen prend un malin plaisir à brouiller les cartes jusqu'au bout. Reste le souvenir d'un rêve touché du doigt, l'essence du théâtre.» Les Inrockuptibles, 23 mai 2010

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Nicolas T. (2 avis) 03 octobre 2010

La Cerisaie Hélas, quel dommage de saccager pareillement ce texte. Tonalité décalée, avachissement, portes qui claquent, course sur scène, tous les ingrédients pour un navet, mais quel dommage le texte disparaît ... à en devenir incompréhensible. les décors sont beaux, mais les éclairages ne respectent pas le temps des scènes. là où nous étions (orchestre) le mécontentement était partagé par ceux qui n'avaient pas quitté la salle en cours de représentation ! Raté !
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