Henry VI cycle 1

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Les Gémeaux - Scène Nationale de Sceaux , Sceaux

Du 10 au 22 janvier 2014

CLASSIQUE

,

Les Molières

,

Tragédie

Henry VI regroupe 3 pièces de William Shakespeare. 15 actes. 150 personnages. Près de 10 000 vers pour retracer le récit stupéfiant des cinquante années de règne de cet enfant proclamé roi d’Angleterre à l’âge de 9 mois, emporté dans les intestines luttes de la guerre civile dite des « 2 roses », jusqu’à son assassinat en 1471 par le futur Richard III. Un règne débuté dans le chaos, exercé dans le chaos, et achevé par le chaos. Une mise en scène de Thomas Jolly.

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Spectacle terminé depuis le 22 janvier 2014

 

Photos & vidéos

Henry VI cycle 1

De

William Shakespeare

Mise en scène

Thomas Jolly

Avec

Johann Abiola

,

Damien Avice

,

Bruno Bayeux

,

Alexandre Dain

,

Geoffrey Carey

,

Gilles Chabrier

,

Eric Challier

,

Flora Diguet

,

Emeline Frémont

,

Damien Gabriac

,

Thomas Germaine

,

Thomas Jolly

,

Pier Lamandé

,

Martin Legros

,

Julie Lerat-Gersant

,

Charline Porrone

,

Jean-Marc Talbot

,

Manon Thorel

Molière 2015 du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Public

«  Récit stupéfiant d’un enfant proclamé roi à neuf mois, aventure hors norme et expérience de spectateur unique et rare. » Télérama

Être Henry
La presse en parle
Calendrier
Une oeuvre monumentale

  • Être Henry

Voici ce que clame Richard II quand, contraint par la force, il doit remettre sa couronne à Bolingbroke qui lui succèdera sous le nom d’Henry VI : « Sachez pourtant que mon maître, Dieu tout-puissant, Dans ses nuages rassemble en mon nom Des armées de fléaux et qu’elles frapperont Vos enfants encore à naître et même encore à concevoir… »

Et ces enfants, c’est nous. Nous. Qui arrivons maintenant. Qui sommes arrivés il y a peu. Nous qui, comme ces personnages, tâchons de trouver une place dans le royaume, le découvrir et faire avec ce qu’on en a fait et ce qu’on continue d’en faire, avec ce qu’il en reste.

Nous qui ne voulons pas pleurer un passé soi-disant plus brillant, et qui crions notre désir de bousculer un présent, de le croire plus grand, moins lâche, moins injuste et plus libre. Notre royaume en péril nous accable et nous avons choisi de ne pas le subir. Nous savons très bien comment.

Avec Henry VI. Que nous échafaudons portés par l’ambition, l’orgueil et la patience des bâtisseurs de cathédrales pour donner à cette œuvre et à ce personnage valeur de monuments d’espérance.

Henry est cet enfant qui a raison des adultes.
Henry est l’intelligence qui devra triompher de la bêtise.
Henry est la lumière qui devra résorber l’ombre.
Henry est l’audace qui devra combattre le découragement.
Henry est la beauté qui devra terrasser la laideur.
Y arrivera-t-il ?

Thomas Jolly

Par la Cie La Piccola Familia.
Traduction : Line Cottegnies

  • La presse en parle

« Une première partie qui soulève l'enthousiasme du public » Brigitte Solino, Le Monde, le 15 janvier 2014

«  La ferveur soulevait tous les cœurs, public admiratif en empathie totale avec les comédiens, troupe galvanisée parvenant au bout d'un parcours tout d'énergie et d'intelligence. » Armelle Heliot, Le Figaro, le 13 janvier 2014

 

  • Calendrier

Episode 1 :
Mardi 14 janvier
Vendredi 17 janvier
Dimanche 19 janvier
Mardi 21 janvier

Episode 2 :
Mercredi 15 janvier
Samedi 18 janvier
Dimanche 19 janvier
Mercredi 22 janvier

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  • Une oeuvre monumentale

Le théâtre est un vestige. Tous les siècles, les courants et les révolutions (grandes ou petites, industrielles, économiques ou technologiques) n’ont pas eu raison de lui. Il est là. Séculaire. Présent dans chaque cité. J’y vois un signe fort. Et rassurant.

On pourrait penser que notre époque d’individualisme chevronné, de consommation démesurée, de vitesse grandissante et de virtualité saisissante ferait de lui un objet de loisir et de divertissement pur. C’est ce que les politiques culturelles nous disent et (pire encore) croient peut-être. Il n’en est rien. Car le théâtre, s’il a perdu sous certains aspects sa force de rassemblement populaire d’antan, ce n’est que parce que d’autres arts et d’autres pratiques possèdent plus de force de frappe médiatique… donc économique.

Pourtant, il reste cet endroit de pensée, d’éveil, de curiosité, d’épanouissement de l’intelligence par les sens, l’émotion, la beauté, la force du langage, la virtuosité des poètes, anciens ou nouveaux. Et si aujourd’hui il pourrait se penser comme un art à contre-courant, il est d’autant plus urgent de s’y retrouver et d’y mener quiconque souhaite s’extraire un temps du bruit du monde pour y retourner plus alerte, plus conscient, plus éveillé. C’est un apaisement d’avoir, dans nos cités ces espaces noirs, vides et silencieux d’où la création peut jaillir. C’est un espoir d’y voir se rassembler le public, tous les publics qui constituent le temps d’une représentation une communauté éphémère. Le théâtre rassemble parce que la Culture est un bien commun. En ces temps douteux de division, le théâtre devient un endroit de résistance et une preuve rassurante d’intelligence et de discernement citoyen.

Henry VI regroupe 3 pièces de William Shakespeare. 15 actes. 150 personnages. Près de 10 000 vers pour retracer le récit stupéfiant des cinquante années de règne de cet enfant proclamé roi d’Angleterre à l’âge de 9 mois, (au milieu d’une guerre si longue que pour la nommer l’on dit – en se trompant – qu’elle a duré 100 ans), emporté dans les intestines luttes de la guerre civile dite des « 2 roses », jusqu’à son assassinat en 1471 par le futur Richard III. Un règne débuté dans le chaos, exercé dans le chaos, et achevé par le chaos.

Écrite au XVIe siècle et relatant quasiment tout le XVe siècle, cette oeuvre monumentale est de fait installée au tournant de notre Histoire. Et c’est précisément ce qui me fait venir à elle. Elle donne à voir le lent basculement d’une époque ancienne (un moyen-âge finissant…) vers une époque nouvelle (développement de l’imprimerie, du commerce, des armes à feu, découverte des Amériques…bientôt Luther, Galilée, Copernic…) dont j’aime à penser qu’elle serait l’origine de la nôtre. L’abandon, par l’Homme d’un monde de valeurs communautaires pour un monde individualisé. Monter Henry VI c’est donc, je le crois, réinterroger notre époque par son commencement. Ce n’est pas une coquetterie, c’est aussi dans ce but que Shakespeare écrit pour les spectateurs du XVIe siècle, dans une Angleterre à peine remise des guerres civiles où Elisabeth Ière impose son règne, développe et consolide l’idée de Nation.

Je cite ici Victor Hugo « Il y a deux façons de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses. Le vrai saisit l’individu ». Je fais mienne cette pensée et La Piccola Familia la vérifie avec Henry VI. Les publics – tous les publics sont saisis par cette épopée shakespearienne. (…) L’extraordinaire rassemblement généré par le spectacle est une réponse au vent de division et d’individualisme qui souffle sur notre époque. C’est un constat. Une compagnie comme la nôtre se doit de remettre à jour cette notion de partage et d’échange, fondement de notre société. Le théâtre existe et tient pour cela. Nous aussi.

Thomas Jolly, avril 2012

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