Shira Eviatar/ Gabor Varga /Jozsef Trefeli / May Zarhy & M. Oppenheim

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Théâtre du Garde-Chasse , Les Lilas

Du 07 au 08 juin 2018
Durée : 2 heures environ

MUSIQUE & DANSE

,

Danse contemporaine

,

Performance

,

Rencontres Chorégraphiques de Seine-St-Denis

Soirée partagée entre Shira Eviata, Gábor Varga, József Trefeli, May Zarhy et Michal Oppenheim.
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Shira Eviatar/ Gabor Varga /Jozsef Trefeli / May Zarhy & M. Oppenheim

De

Michal Oppenheim

Chorégraphie

Shira Eviatar

,

Gabor Varga

,

May Zarhy

Avec

Noam Ahdut

,

Yuli Kovbasnian

,

Alma Livne

,

Michal Oppenheim

,

Evyatar Said

,

Zohar Shafir

,

Jozsef Trefeli

,

Gabor Varga

  • Shira Eviatar - Eviatar/Said (Israël)

Shira Eviatar s'intéresse depuis toujours à la façon dont les corps sont modelés par les traditions familiales et culturelles. Elle-même Israélienne d’ascendance marocaine – son père a troqué le nom de Amoyal pour Eviatar, plus ashkénaze - elle transpose les mouvements provenant de ces origines-là sur la scène avec la volonté de redonner un espace à des formes qui ont été exclues du champ de la représentation majoritaire. Avec sa nouvelle pièce elle place au centre un interprète qui dessine tout au long du solo un paysage puisant dans sa culture yéménite, mais percuté par le contemporain.

Au commencement, Evyatar Said court ainsi en rond sur la scène, en jogging, basket et tee-shirt gris. Puis il se met à entonner un chant traditionnel, sans ralentir sa course. Il s'arrête, le silence revient. Il se remet alors en mouvement, toujours en silence, mais tout se passe comme si son corps avait gardé la mémoire vive de la musique, incrustée dans la chair.

Tout au long de la pièce, il se jouera une dialectique entre le mouvement et le son qui, même en l'absence l'un de l'autre, demeurent indissolublement liés, comme sont liés chez un même individu son héritage et son présent. Le corps d'Evyatar Said est ainsi traversé d'éléments de sa culture – sonore, rythmique, gestuelle – et de codes contemporains – vestimentaires, contextuels. Cette manière de danser portée par un interprète seul en scène souligne ainsi à la fois l'étrangeté de l'autre, sa différence, mais aussi l’affirmation et la richesse de son appartenance et la manière dont il en joue – fréquemment Evyatar Said prend les spectateurs à témoin, sourit ou se rétracte. Cette pièce emprunte ainsi un chemin qui affirme une identité et une culture singulière mais pour mieux l'exposer et la mettre en partage.

Chorégraphie : Shira Eviatar
Interprétation : Evyatar Said
Direction artistique : Yasmeen Godder
solo, 32 minutes

  • Gábor Varga / József Trefeli - Creature

Gábor Varga, né en Ukraine, et József Trefeli, en Australie, sont tous les deux d’origine hongroise. C’est fort de ce point commun et de leur connaissance des danses traditionnelles qui les ont bercés depuis l’enfance qu’ils ont travaillé.

En nommant leur pièce du nom qui désigne un individu crée par Dieu mais sous-entend aussi un être hors norme, les deux chorégraphes-danseurs placent Creature à la fois sous le signe de l’origine et de l’exotisme, du mystère. Ils convoquent donc les ingrédients du folklore - mise en place de rituels, danse exprimant une puissance archaïque, pieds frappant le sol, accessoires, masques et costumes évoquant les rituels païens et donnant aux deux interprètes des allures de totems colorés et dansant - mais ils les déplacent. Le bâton et le fouet très présents dans le vocabulaire de la danse traditionnelle, sont ici manipulés, posés, reposés, et explorés pour leur résonance spatiale et leur consonances rythmiques plus que comme des symboles de force et de virilité. Ce faisant, ils donnent à leurs jeux martiaux et leur marche impérieuse une dimension un peu absurde et farcesque : leur danse est bien héritée des temps passés, mais filtrée par le prisme du contemporain. Inspirée de l’art du recyclage, puisant à différentes sources, revisitant l’histoire de leur propre folklore mais le mêlant celui d’autres pays pour en extraire l’essence et le dénominateur commun, ils évoluent au centre du public, comme dans les compétitions de hip-hop, et finissent par prendre à témoin les spectateurs de leur étrange cérémonial. József Trefeli et Gábor Varga se livrent ainsi à un éloge joyeux, plein de puissance et d’énergie, de toutes les appropriations et de toutes les métamorphoses.

Idée originale, chorégraphie : József Trefeli, Gábor Varga
Interprètes : József Trefeli, Gábor Varga
Interprète en alternance : Gyula Cserepes
Musique : Frédérique Jarabo
Fabrication des masques : Christophe Kiss
duo, 35 minutes

  • May Zarhy et Michal Oppenheim - the Voices

May Zarhy, danseuse et chorégraphe et Michal Oppenheim, chanteuse, performeuse, et compositrice, travaillent ensemble depuis 2015 autour de la façon dont l'acte d'écouter et l'exploration des cavités invisibles du corps peuvent amener musique et chorégraphie à se révéler l'une l'autre et construire un troisième espace.

Après Yes, duo pour deux corps et deux voix qu'elles interprétaient elles-mêmes, elles créent the Voices, pièce dans laquelle cinq femmes, danseuses et chanteuses, explorent un monde dans lequel les corps et les voix sont de pures matières. Ici, la sensation prime sur la définition, la reconnaissance d'un cadre, d'une image préexistante. La cavité du torse devient l'instrument du mouvement et la caisse de résonance de la voix humaine. Ces deux fonctions se mêlent, se synchronisent et se contredisent. Les voix portent des sons qui évoquent tour à tour des pleurs, des rires, des borborygmes, des cris, des vocalises, la douleur, la suffocation ou l'effort, une forme de folie ou d'animalité tandis que chaque corps est comme une cellule qui se meut et réagit dans le clair obscur orangé de la scène. Marches, reptations, torsions, enroulements, adossements, corps allongés au repos, souvent dos au public : les interprètes semblent être des atomes solitaires qui coexistent et parfois se rencontrent, forment de petits agrégats voire un groupe à l'unisson, avant de se séparer de nouveau au son du silence ou des voix qui vont et viennent.

The Voices invite ainsi à une expérience sensible, organique, et incite à entrer dans les profondeurs d'un monde souterrain, enfoui, à se laisser porter par le chant et la danse considérés comme des besoins primaires.

Conception, chorégraphie : May Zarhy
Musique : Michal Oppenheim
Interprètes : Noam Ahdut, Yuli Kovbasnian, Alma Livne, Michal Oppenheim, Zohar Shafir
2 danseuses et 3 chanteuses, 50 min

Avis du public : Shira Eviatar/ Gabor Varga /Jozsef Trefeli / May Zarhy & M. Oppenheim

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