
Coup de cœur de la rédaction Le 12 février 2026
L’hostilité du roi de Prusse envers son fils éclate en crise politique lorsqu’il surprend l’amour du jeune prince pour l’officier von Katte.
En 1730, dans le tout nouveau Royaume de Prusse et sa nouvelle capitale Berlin, le Roi Guillaume impose sa démesure martiale à tout l’état et fait régner la terreur dans sa propre famille. Les choses ne pouvaient que mal aller entre un père qui ne s’intéressait qu’à la guerre et à la chasse, et un fils qui ne voulait que jouer de la flûte et lire des poètes français.
Confronté à la brutalité croissante du Roi, le jeune prince Frédéric, trouve comme allié, en plus de sa sœur aînée Mine, sa confidente de toujours, un fringant officier de la garde royale, Hans-Hermann von Katte, dont il tombe amoureux.
Un jour où Frédéric a été battu et humilié publiquement par son père, il décide de s’enfuir vers la France, avec la complicité de Katte. Or le Roi fait rattraper les fugitifs, l’ire du souverain est terrible. Des têtes tomberont. Malgré les supplications de la Reine, de la princesse Mine, et de toutes les cours d’Europe, il fait décapiter Katte sous les yeux horrifiés de Frédéric.
Tel est l’argument de l’histoire dont Besset s’est inspiré pour renouer avec la grande tradition française d’une tragédie en alexandrins.
Le jeune Frédéric II (qui sera plus tard un correspondant privilégié de Voltaire) est élevé par le monarque Frédéric-Guillaume, un père cruel, colérique, tyrannique et violent, surnommé le Roi sergent. C'est une figure paternelle qui suscite l'épouvante, un ogre maléfique qui persécute ses enfants sensibles et érudits.
À 17 ans, Frédéric a choisi d'aimer les arts et un homme, le séduisant officier Hans-Hermann Von Katte. Mais l'intransigeance et les terribles corrections du roi ne le laissent pas accomplir ses volontés et aller, avec passion, vers sa nature profonde.
Katte est un foudroyant et bouleversant manifeste de la liberté d'aimer, au cours de cette période d'extrême vulnérabilité et de grâce qu'est l'adolescence. Mais aussi un témoignage poignant de la brutalité avec laquelle l'homosexualité a toujours été persécutée.
Même si Katte comprend nombre de références historiques marquantes, j'imagine ce spectacle comme un conte cruel et baroque, saturé de passions et de violences, autour du thème de l'enfance et de la jeunesse comme contrepoint à la cruauté despotique du pouvoir politique. Sentiments exacerbés, sensualité, exaltation et férocité seront conformes à une vision plus onirique que réaliste. Une mise en scène organique donc, associée à la beauté lyrique des vers de Jean-Marie Besset. Un mariage insolite qui engendrera un spectacle à la fois transgressif et classique, tout en allusions à Victor Hugo, au Ludwig de Visconti ou au Théâtre de la Cruauté d'Antonin Artaud.
Ce qui m'importe ce n'est pas la reconstitution historique mais l'imaginaire, la vision du conteur, la pulsion inconsciente, plutôt que l'explication psychologique, le foisonnement métaphorique du conte cruel.
Une pièce complètement originale non par le thème traité, l'homosexualité chez les princes , on connaît un peu, mais par sa forme, les vers en alexandrins . On est surpris d'abord et puis on s'habitue vite à la musique des vers et on se surprend même de temps en temps à critiquer certaines rimes ou certaines prosodies qui ne sont pas complètement achevées, parfois.
Réservé via Theatreonline
Très bon spectacle Les comédiens sont au top
Réservé via Theatreonline
Jean-Marie Besset s’est offert le plaisir d’écrire sa pièce en vers. On l’apprécie, y compris quelques facéties grivoises qu’il y a glissées avec malice, et on lui pardonnera une poignée de rimes approximatives car, dans l’ensemble, son texte est beau à entendre. En l’occurrence plus proche d’Hugo que de Corneille ou Racine. Frédérique Lazarini le met en scène avec autant d’efficacité qu’elle ne s’empare de Corneille ou Molière. Même si tout n’est pas certain, ce drame s’inspire de faits réels et vous tirera la larme à l’œil.
Réservé via Theatreonline
Une très belle tragédie, de facture classique, et une belle distribution. Frederic Guillaume est odieux a souhait...
Réservé via Theatreonline
Un spectacle contemporain écrit en alexandrins à partir d'un argument historique. Les acteurs sont impressionnants dans cette tragédie familiale.
Réservé via Theatreonline
Magnifique langue, sujet violent, très belle mise en scène…. Le roi terrible de froideur et de cruauté ….
Réservé via Theatreonline
Pour 6 Notes
Une pièce complètement originale non par le thème traité, l'homosexualité chez les princes , on connaît un peu, mais par sa forme, les vers en alexandrins . On est surpris d'abord et puis on s'habitue vite à la musique des vers et on se surprend même de temps en temps à critiquer certaines rimes ou certaines prosodies qui ne sont pas complètement achevées, parfois.
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Très bon spectacle Les comédiens sont au top
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Jean-Marie Besset s’est offert le plaisir d’écrire sa pièce en vers. On l’apprécie, y compris quelques facéties grivoises qu’il y a glissées avec malice, et on lui pardonnera une poignée de rimes approximatives car, dans l’ensemble, son texte est beau à entendre. En l’occurrence plus proche d’Hugo que de Corneille ou Racine. Frédérique Lazarini le met en scène avec autant d’efficacité qu’elle ne s’empare de Corneille ou Molière. Même si tout n’est pas certain, ce drame s’inspire de faits réels et vous tirera la larme à l’œil.
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Une très belle tragédie, de facture classique, et une belle distribution. Frederic Guillaume est odieux a souhait...
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Un spectacle contemporain écrit en alexandrins à partir d'un argument historique. Les acteurs sont impressionnants dans cette tragédie familiale.
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Magnifique langue, sujet violent, très belle mise en scène…. Le roi terrible de froideur et de cruauté ….
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Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Navette : Sortir en tête de ligne de métro, puis prendre soit la navette Cartoucherie (gratuite) garée sur la chaussée devant la station de taxis (départ toutes les quinze minutes, premier voyage 1h avant le début du spectacle) soit le bus 112, arrêt Cartoucherie.
En voiture : A partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
Parking : Cartoucherie, 2ème portail sur la gauche.