
Le Festival de L’Anneau du Nibelung fait son grand retour à l’Opéra national de Paris. Un événement qui rassemble un casting exceptionnel d’interprètes dans la mise en scène de Calixto Bieito et sous la direction de Pablo Heras-Casado.
Spectacle en allemand, surtitré en français et en anglais.
Cycle 1 :
6 novembre à 19h30 : L'Or du Rhin
7 novembre à 18h : La Walkyrie
10 novembre à 18h : Siegfried
13 novembre à 18h : Le Crépuscule des dieux
Cycle 2 :
15 novembre à 14h30 : L'Or du Rhin
17 novembre à 18h : La Walkyrie
19 novembre à 18h : Siegfried
22 novembre à 14h : Le Crépuscule des dieux
Cas unique dans l’histoire de l’opéra, L’Anneau du Nibelung est la tétralogie colossale à laquelle Richard Wagner a travaillé durant trente ans. Créé en 1869, le prologue L’Or du Rhin déploie dès son premier accord tellurique un monde parcouru de questions existentielles. Qui obtiendra le pouvoir de l’anneau forgé dans l’or du Rhin ? Les dieux, les géants ou les Nibelungen ?
Empruntant à la mythologie nordique et germanique, Wagner conçoit un cycle hors norme qui reflète son ambition novatrice : créer une œuvre d’art totale inspirée de la tragédie antique. En plus de révolutionner l’art lyrique, il propose une matière théâtrale offerte à de multiples interprétations.
Le metteur en scène Calixto Bieito place L’Or du Rhin dans un contexte dominé par la virtualité numérique et questionne l’impact de la technologie et de la science sur les êtres humains.
L’Opéra national de Paris poursuit son exploration de la Tétralogie, l’œuvre colossale de Richard Wagner, dans la mise en scène de Calixto Bieito. Après la scène finale de L’Or du Rhin voyant les dieux gravir le Walhalla, La Walkyrie, deuxième volet du cycle, se rapproche des humains à travers les jumeaux Sieglinde et Siegmund.
Alors que leur passion irrépressible et incestueuse déchaîne la colère de Fricka, la déesse du mariage, elle bouleverse la Walkyrie Brünnhilde, la poussant à braver son père, le dieu Wotan.
Pour exprimer la puissance de l’amour humain, mais aussi les contradictions d’un dieu qui souhaite générer un être libre pourtant soumis à sa propre volonté, Richard Wagner livre une musique tour à tour lyrique et sensuelle, ardente et héroïque, à l’image de la célèbre « Chevauchée des Walkyries ».
Avec Siegfried, présenté dans la nouvelle mise en scène de Calixto Bieito, l’Opéra de Paris livre le troisième volet de L’Anneau du Nibelung, l’entreprise hors norme de Richard Wagner. Siegfried, le fils de Sieglinde et Siegmund, est devenu un jeune homme intrépide qui ne connaît pas la peur.
Muni de son épée Notung, il part à l’aventure, terrasse le dragon Fafner puis récupère l’anneau sans avoir conscience de son pouvoir. Franchissant le feu qui encercle Brünnhilde, il la réveille de son long sommeil, inaugurant un amour réciproque qui les métamorphosera profondément.
Pour décrire le parcours initiatique de ce héros libre et instinctif, représentant l’espoir d’un monde nouveau, l’écriture orchestrale de Richard Wagner se déploie avec une ampleur impressionnante. Murmures de la forêt, appel du cor et dialogues dramatiques s’enchaînent crescendo jusqu’au duo final entre Siegfried et Brünnhilde, l’un des sommets de la Tétralogie.
Dans Le Crépuscule des dieux, Siegfried prend congé de Brünnhilde pour parcourir le monde et accomplir de nouveaux exploits. Ce seront les derniers : au cours de son voyage le long du Rhin, il tombe dans un sinistre complot ourdi par Alberich et son fils Hagen. La chute des dieux est inéluctable…
En mettant un point final au cycle de L’Anneau du Nibelung avec Le Crépuscule des dieux, son volet le plus métaphysique, Richard Wagner livre une musique aussi flamboyante que le bûcher sur lequel s’immole Brünnhilde. L’émotion n’est pas en reste, témoin la marche funèbre de Siegfried, l’une des pages orchestrales les plus saisissantes de la partition.
Créé en 1876 au premier festival de Bayreuth, l’ouvrage est ici donné dans la mise en scène de Calixto Bieito qui clôt lui aussi sa lecture de la Tétralogie pour l’Opéra de Paris, entamée en 2025.
Place de la Bastille 75012 Paris
Réservation possible également au 01 40 13 84 65 pour les places non disponibles en ligne et/ou pour les choisir.
Accès en salle uniquement sur présentation du billet électronique que vous recevez par e-mail peu de temps après votre réservation.