Convulsions

Convulsions est le troisième volet d’une trilogie intitulée Face à la mort. Il revisite un épisode de la Tragédie des Atrides.
Convulsions est le troisième volet d’une trilogie intitulée Face à la mort. Il revisite un épisode de la Tragédie des Atrides.

A partir de 15 ans.

  • Un mythe

Convulsions est le troisième volet d’une trilogie intitulée Face à la mort. Il revisite un épisode de la Tragédie des Atrides où Atrée et Thyeste assassinent leur demi-frère, torture, infanticide, adultère, vengeance, exil, chœur antique entonnant la mort est une fête. Tout est là pour une action qui se déplace d’un terrain de basket à un aéroport, destination America.

  • La presse

« (...) Ce que suggère l’intelligent (et paradoxalement) très drôle spectacle de Frédéric Fisbach, c’est que la sauvagerie emprunte les traits de la civilité. Et peut prêter à rire, d’un rire jaune, car du voisin au frangin et du mari au père, le monstre se planque en chacun de nous. » Joëlle Gayot, Télérama TT

« À Théâtre Ouvert, le texte d'Hakim Bah revisite le mythe des Atrides, l’un des plus violents que nous ait légué le théâtre grec, en le transposant dans l'ordinaire d'un futur proche monstrueux. Convulsions montre toutes les violences, tour à tour insupportables, grinçantes, abjectes, soubresauts d'une humanité à l’agonie, la nôtre. » Guillaume Lasserre, Médiapart

«(...) Convulsions est la plus belle pièce que j’ai vue ces dernières années. La scène francophone possède un immense auteur et Frédéric Fisbach a su lui donner toute la place qu’il méritait. » Sarah Kellal, L'Insatiable

« (...) Convulsions n’est pas simplement une transposition africaine d’un mythe grec, c’est une histoire universelle (...). Le déchirement au sein des fratries, les violences conjugales, le rêve inaccessible d’une autre vie, sont les tragédies de nos sociétés, nous dit Hakim Bah. » Emission A l'affiche, France 24

  • Un texte politique

« J’aime l’écriture d’Hakim Bah, il fait partie d’une génération d’auteurs qui insuffle une vitalité nouvelle et une urgence à prendre la parole sur les plateaux. Ils sont la preuve vivante de la nécessité, pour penser et cultiver l’humain en nous, de tout ce qui n’est pas nous : l’étranger, le différent, l’autre.

Pour Convulsions Hakim Bah s’inspire de Thyeste, la tragédie de Sénèque. Il en fait un conte d’anticipation effrayant dans lequel on peut gagner une green card par tirage au sort, où l’ADN parle et où l’humain est possédé par un mot, Greedy* (le cri de guerre du monde de la finance), pour l’appliquer à tous les compartiments de sa vie, jusqu’au plus intime.

La violence est dans chaque scène, elle va jusqu’à l’épuisement, elle va au bout de son absurdité. Comme si l’auteur avait voulu en exprimer l’essence, mais à peine un filon est-il épuisé, qu’apparaît un nouveau, et ça continue, ça creuse plus profond.

À la lecture on est pris dans ce maelström. J’ai d’abord éprouvé un grand plaisir à lire la pièce. Cette langue fait naître un plaisir ambigü chez le lecteur, qui accepte presque malgré lui de plonger dans cette décharge de violence, qui se tisse à un humour abrupt et burlesque. Voyeur essayant de calmer la montée d’une drôle de culpabilité, je me suis fait prendre par l’histoire.

Mais si Hakim Bah reprend l’inexorable descente aux enfers des fils de Tantale, c’est sans doute pour témoigner d’une chose très simple. Une chose que nous vivons dans nos chairs et avec laquelle nous dealons au quotidien, passant de la colère à l’écœurement avant qu’une immense fatigue nous gagne face au gâchis provoqué par la répétition des mêmes erreurs, des mêmes horreurs, toujours...

Hakim Bah tord le mythe de Thyeste et d’Atrée pour accoucher d’une pièce à la fois intime et éminemment politique. Notre époque est cool et monstrueuse, notre monde techno-globalisé à l’agonie. Nous n’avons pas retenu la leçon depuis Sénèque et nous célébrons jour après jour la victoire du verbe avoir sur le verbe être. Ce faisant, nous nous condamnons à l’anthropophagie et à l’inhumanité. »

Frédéric Fisbach

*Greedy, mot anglais qui signifie avidité
Ce texte a obtenu la bourse Beaumarchais, le Prix Théâtre RFI 2016 et sera publié en 2017 dans la collection Tapuscrit / Théâtre Ouvert.

Sélection d’avis du public

audacieux Par Nelly B. - 31 janvier 2019 à 13h44

Dire la violence plutôt que la montrer, une gageur... Pari réussi !

Par Evelyne E. - 17 juin 2017 à 10h45

Intéressant. A voir.

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audacieux Par Nelly B. (34 avis) - 31 janvier 2019 à 13h44

Dire la violence plutôt que la montrer, une gageur... Pari réussi !

Par Evelyne E. (1 avis) - 17 juin 2017 à 10h45

Intéressant. A voir.

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Théâtre Ouvert
159 avenue Gambetta 75020 Paris
Spectacle terminé depuis le samedi 9 février 2019

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