
Avec cette création, Lazare et sa troupe traversent le temps et l’histoire, des mythes antiques à la Révolution française, pour mieux interroger notre époque. Dans ce théâtre habité de fantômes et de musiques, la scène devient lieu de métamorphose où les voix du passé dialoguent avec les utopies d’aujourd’hui.
L’auteur et metteur en scène Lazare ouvre, avec L’Avenir des reflets, un nouveau cycle de création pour le théâtre intitulé La Comédie du mauvais sang. La troupe traverse le temps et l’histoire, des mythes antiques à la Révolution française, pour mieux interroger notre époque. Gorgone et Persée croisent Marat, journaliste et savant, ainsi que la femme de lettres Olympe de Gouges, dans un théâtre peuplé de fantômes et de musiques. L’Histoire y devient un espace de réinvention poétique, un territoire où se mêlent mémoire et imaginaire.
Avec cette création, Lazare et ses artistes sondent notre capacité à rêver d’autres mondes, la scène devient lieu de métamorphose où les voix du passé dialoguent avec les utopies d’aujourd’hui. Une odyssée où parole, chant et mouvements tissent la promesse d’un avenir en reflets.
La mémoire se construit dans une fantasmagorie de l’histoire et de ses reflets impalpables. Ma pièce n’est pas suspendue au fil du récit historique de la Révolution française.
J’ai voulu créer des tableaux de la Révolution où se croisent des figures qui ont le théâtre en elles, une puissance amplifiée par l’élan révolutionnaire et le désir d’inscrire sa vie comme un éclat flamboyant dans le temps. Marat et Olympe de Gouges – autour desquels gravitent Danton et Robespierre mais aussi Théroigne de Méricourt, Desmoulins et d’autres révolutionnaires... – sont réunis par l’amour de l’écriture et de l’édition et la conviction de la puissance de mouvement et de soulèvement de la parole contre l’ordre qui fait chanceler les plus faibles. Elles avancent dans leur bulle d’idéal qui se frotte aux épines de l’injustice. Leurs existences pleinement vécues se révèlent de nouveau comme si elles étaient tombées dans le miroir.
En creusant dans les échos d’une mémoire personnelle et familiale, j’ai construit une œuvre où des personnages naissent et se heurtent dans les rêves, le refoulé et les trous de l’Histoire de France. Auteur et metteur en scène, je reconnais aujourd’hui dans mes pièces passées un geste pour se dégager de la monstruosité et de la violence.
Je suis arrivé à un moment de ma vie où je ressens la nécessité d’ouvrir mon écriture à des espaces nouveaux.
Face à la maladie du monde et à l’impuissance de la révolte, ce sont des figures et des images de l’institution de ceux qui ne sont pas mes aïeux – la Révolution française – qui viennent me hanter. Dans L’Avenir des reflets, les personnages, les récits et les mythes de la Révolution traversent le temps pour apparaître, reflets directs des batailles de notre état de vie.
Depuis leur mort, et leur survie, elles posent leur regard sur nous. Elles voient nos vies qui cherchent une porte s’ouvrant sur le soubresaut d’un nouveau commencement. Leurs reflets, couleurs délicates qui dirait-on dansent autour de ce que nous adorons et qui n’est pas possédable.
Lazare
15, rue Malte Brun 75020 Paris
Station de taxis : Gambetta
Stations vélib : Gambetta-Père Lachaise n°20024 ou Mairie du 20e n°20106 ou Sorbier-Gasnier
Guy n°20010