
Dirigée par la metteuse en scène Julie Deliquet, La Colline – théâtre national est le plus récent des théâtres nationaux dédiés à l’art dramatique. Implantée dans l’Est parisien, l’institution a construit son identité autour des écritures contemporaines, en défendant les autrices et auteurs vivants, la diversité des formes théâtrales et l’émergence de nouvelles voix qui interrogent notre époque.
Chaque saison, La Colline accueille dans ses deux salles des productions, coproductions et spectacles invités venus de France et de l’étranger. Fidèle à sa mission de service public, elle œuvre à rendre le théâtre accessible au plus grand nombre, en favorisant la rencontre entre les œuvres, les artistes et des publics toujours plus divers, dans un esprit d’ouverture, de transmission et de partage.
Le retrait des places s'effectue 30 minutes avant le début du spectacle.
La Colline vous propose une offre de restauration les soirs de représentation avec La Gamelle des Cheffes.
Les deux salles, la librairie et les restaurant sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Merci toutefois de le préciser avant votre commande au 01 44 62 52 27 (pour vérification des disponibilités).
Dans le théâtre, des ascenseurs permettent l'accès aux différents niveaux afin d'accéder facilement aux Petit et Grand théâtres, ainsi qu'à la librairie et au bar, situés dans les niveaux inférieurs.
Un dispositif d’accueil Relax, inclusif, bienveillant, facilitant la venue de personnes porteuses de handicaps tels l’autisme, le polyhandicap, le handicap mental, psychique, Alzheimer… est proposé lors de certaines représentations.
Des représentations en audiodescription sont accessibles aux spectateurs aveugles et malvoyants
Pour les publics aveugles et mal-voyants, n'hésitez pas à vous adresser au service gratuit "Souffleur d'image".
Des casques amplificateurs de son et boucles à induction magnétique individuelles sont disponibles gratuitement, pour les personnes malentendantes, appareillées ou non. N’hésitez pas à en faire la demande auprès de l’accueil.
Les spectacles en langues étrangères sont présentés avec un surtitrage en français.
1960 : La Guilde, jeune compagnie devient troupe permanente de l’Est parisien.
1963 : André Malraux décide d’acquérir le cinéma du Zénith, 15 rue Malte-Brun, pour y installer après aménagements, le Théâtre de l’Est Parisien (TEP), qui devient peu après Centre dramatique national, où s’installe La Guilde.
1972 : Jacques Duhamel donne le statut de théâtre national au TEP le 1er juillet.
1976 : La décision est prise de reconstruire le théâtre.
1982 : Jack Lang décide de construire un nouveau théâtre à l’emplacement du Zénith pour répondre à l’attente des milliers de spectateurs (35 000 en 1980).
1985 : Les travaux commencent. Le TEP est déplacé 159 avenue Gambetta dans une vieille salle de répétition.
1987 : François Léotard nomme Jorge Lavelli à la tête de l’établissement public qui prend le nom de Théâtre National de la Colline. Guy Rétoré garde la direction du TEP avenue Gambetta.
1989 : L’inauguration du théâtre a lieu le 7 janvier en présence de François Léotard, Ministre de la Culture et de la Communication. Jorge Lavelli prend la direction du Théâtre National de la Colline pour 9 ans.
1996 : Le 12 novembre, Alain Françon nommé directeur, conservera cette spécificité de présentation des auteurs contemporains mais étendra le projet en proposant un panorama permanent de la dramaturgie du XX° siècle : des auteurs vivants contemporains juxtaposés à des auteurs incontournables du XX° siècle permettront une vision en perspective de la dramaturgie littéraire et théâtrale de la fin du XIX° siècle au début du XXI°.
2004 - 2010 : Alain Françon a été reconduit dans ses fonctions de directeur.
2010 : Stéphane Braunschweig a succédé à Alain Françon, souhaitant continuer de porter une attention particulière aux auteurs vivants, français et étrangers, et désirant que La Colline soit un lieu d’émergence de nouvelles écritures scéniques. Un théâtre voué à la création théâtrale contemporaine, dans un sens large qui comprenne à la fois le texte et la mise en scène.
2016 : Wajdi Mouawad est nommé directeur du théâtre.
2026 : Julie Deliquet est nommée directrice du théâtre.
Le bâtiment a été conçu par les architectes Valentin Fabre et Jean Perrottet , assistés d’Alberto Cattani. On leur doit entre autre la conception du Théâtre de la ville et de la grande salle du Théâtre de Chaillot. Leur projet architectural repose sur l’idée simple qu’un théâtre est avant tout un outil au service de la création. Ici, pas de place pour le monumentalisme : le bâtiment est conçu dans un souci d’optimisation de sa fonctionnalité pour réduire les coûts de production des spectacles.
Sa façade de verre et ses nombreux espaces de circulation (coursives intérieures, passerelles) sont représentatifs de l’attachement du lieu à son ouverture sur le quartier et aux rencontres avec ses différents publics.
La Décoration est l’œuvre de l’architecte d’intérieur Annie Tribel Heinz. Elle a privilégié les vernis colorés et les lazures, permettant aux matériaux de vivre en transparence.
L’aspect « paquebot » du lieu, sa façade de verre de 12m de haut, le traitement brut du béton font du Théâtre de la Colline un édifice représentatif de l’architecture des années quatre-vingt.
Dans un foyer Emmaüs, la mort d’un père rassemble et divise les siens autour de sa dernière volonté, « Enterrez-moi là où j’aurai vécu ». Mais où enterrer un homme dont la vie s’est tenue entre deux langues, entre deux rives ? Au fil d’une nuit de veillée, La Mort du môme fait surgir les mémoires, les hontes et les colères d’une famille exilée. Une tragédie contemporaine sur l’héritage, l’enfance perdue et l’impossible réparation.
Un passionnant théâtre documentaire sur la guerre, du point de vue des femmes qui l’ont traversé. À partir de 15 ans
Dans un futur traversé par les mémoires du passé, Fara et Francis s’aiment, se blessent et restent pourtant liés l’un à l’autre. À travers ce couple, allégorie de l’Afrique et de la France, Léonora Miano interroge les héritages du colonialisme, les rapports de domination et ouvre une brèche vers une possible réconciliation.
Un couple se cherche, s’évite, ne semble plus rien avoir à se dire. Lorsque l’amour s’effrite et que les mots se retirent, le silence se peuple de gestes, de regards, de souvenirs et de bruissements. Dans un dispositif immersif inspiré d’Antonioni, Lorraine de Sagazan et Guillaume Poix font du Silence un théâtre de la présence, qui invite à percevoir la richesse de ce qui d’ordinaire nous échappe.
Dernière ligne droite de l’élection présidentielle, le débat d’entre-deux-tours est devenu un rituel politique et télévisuel. À partir d’archives de 1974 à 2022, Émilie Rousset et Louise Hémon en rejouent les mots, les images et les codes du direct. Derrière les répliques célèbres, la pièce observe l’évolution d’un exercice démocratique devenu spectacle.
À huit ans, Europe assiste à la mise à mort de dix-huit enfants par les siens et, sans le vouloir ni le comprendre, y prend part. Soixante-quinze ans plus tard, appelée à témoigner, elle cherche d’abord à retrouver ses trois filles abandonnées. Plongé dans la mémoire, la faute et le silence, le théâtre de Wajdi Mouawad tente d’ouvrir un chemin de réparation.
Trois femmes, trois âges, trois manières de vivre leur corps, leurs désirs et d’habiter le monde. Une comédienne seule en scène, compose une forme libre, entre adresse directe, fantaisie et jeu d’équilibre, où chaque hésitation devient un élan.
Ce devait être le plus beau jour de leur vie. Mais quelques heures après sa naissance, Orso frôle la mort et l’équilibre de la famille vacille. Pour survivre à cette onde de choc, la mère embarque son fils dans un imaginaire peuplé de pirates et de tempêtes. Une épopée intime et universelle sur la puissance du lien mère-enfant, traversée par cinq années d’amour, de peur et de reconstruction, loin des images idéalisées de la maternité.
Dans un hôpital de Kyiv, un soldat amnésique cherche son nom au creux des récits qu’on lui tend. Face à Romane qui affirme être son épouse, amour, mémoire et vérité vacillent. Adapté du roman-monde de Sofia Andrukhovych, Amadoca fait surgir les fantômes d’un pays meurtri et interroge la cicatrice ouverte de tout un peuple.
Dans une maison étouffée par les traditions, une mère meurt chaque soir sous les coups de son mari… avant de se relever chaque matin pour continuer à faire tourner le foyer. Mettant à nu l’ordinaire des violences familiales, Emma Dante transforme cette tragédie en une fable noire où l’absurde révèle l’insoutenable. Spectacle en italien et dialecte des Pouilles surtitré en français.
15, rue Malte Brun 75020 Paris
Station de taxis : Gambetta
Stations vélib : Gambetta-Père Lachaise n°20024 ou Mairie du 20e n°20106 ou Sorbier-Gasnier
Guy n°20010