
Paris. Septembre 1827. Berlioz sort du théâtre après une représentation d’Hamlet avec l’actrice Harriet Smithson. Quarante lettres lui sont envoyées et restent sans réponse.
Paris. Septembre 1827. Berlioz sort du théâtre après une représentation d’Hamlet avec l’actrice Harriet Smithson. Quarante lettres lui sont envoyées et restent sans réponse.
Il signe alors un pacte avec son ego : écrire une œuvre symphonique révolutionnaire qui fera de lui l’artiste que personne n’ignore.
Berlioz Trip est un spectacle sur la perte de contrôle d’un créateur face à son œuvre.
« Le fond et la forme témoignent de la plus grande des réussites de cette heure de beau théâtre et de belle musique.» De la cour au jardin
« Régis Royer, au jeu d’une belle ductilité, est totalement habité par le personnage. » La Grande parade
« Un exercice d'art et de vérité, au vrai service de Berlioz. » Resmusica
Quand on m'a proposé d'écrire un spectacle sur BERLIOZ, j'ai tout de suite été séduite par son personnage, excessif, ambitieux, révolutionnaire.
Passionnée par toutes les musiques, autant savante que populaire, et issue des quartiers populaires, il me tient particulièrement à cœur de reconnecter la musique avec notre époque et ses enjeux sociétaux. La musique classique est largement subventionnée alors qu'elle ne touche qu'une petite tranche de la population. Symbole d'un pouvoir et d'une organisation politique, brandie comme un étendard et maintenue debout, la musique classique semble totalement déconnectée du réel alors qu'elle nous raconte, dans son for intérieur, des questions de rage, de colère, d'exaltation, de révolution, toujours vives actuellement. Dotée d'une forme parfaitement conventionnelle, tout en faisant appel à une richesse de timbres et de styles, cette oeuvre résume à elle seule une époque révolue et conservatrice se cognant à une jeunesse en colère et embrasée. C'est cette ambivalence que je souhaite rendre apparente ici, en réveillant la musique classique grâce à des thèmes très actuels comme l'abolition de la peine de mort ou encore le sursaut des Muses, comme cette pauvre Harriet Smithson qui n'est pas très bien servie par les biographes de Berlioz.
J'aimerais que ce spectacle donne le courage à tout un chacun de réaliser ses rêves les plus fous et de défier les obstacles les plus difficiles. Je crois que c'est cette énergie que le spectacle insuffle ! La folie au service du rêve.
Géraldine Aliberti-Ivañez
77 rue de Charonne 75011 Paris