
À chaque jour, à chaque heure, il fallait lutter pour le droit d’être un homme…
Brigitte Jaques-Wajeman a découvert le roman de Vassili Grossman il y a plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, elle a eu le désir de le porter au théâtre.
Ce roman, terminé en 1959, interdit de publication, met en scène le désastre du régime soviétique que son auteur ose mettre en regard du régime nazi et de l’extermination du peuple juif.
En nouant ces événements, qui donnent sa figure tragique au XXe siècle, Vassili Grossman écrit l’un des plus grands livres de ce siècle. Il nous fait voir les effets de la terreur, et surtout, le désir de soumission qui submerge les personnages, les paralyse et tue en eux toute résistance.
La servitude est le leitmotiv principal, le fil rouge que nous allons suivre de ce livre-monde.
En ce XXIe siècle, Vie et destin résonne d’une actualité inattendue, celle d’une Russie qui renoue avec le mensonge et la peur. Grossman nous aide à comprendre ce qui se passe aujourd’hui même, sous nos yeux.
Cette œuvre est forte, dense et terrible mais elle n’a rien de théâtral. Je m’en doutais mais avais pris le risque, mis en confiance par le nom de Brigitte Jaques-Wajeman et par les bonnes critiques. Je ne sais si d’autres options que les siennes en matière d’adaptation et de mise en scène auraient été possibles. Toujours est-il que, là, ça ne passe pas. C’est trop dense et trop monotone pour faire spectacle. Je suis parvenu à suivre pendant une petite heure puis ai décroché et piqué du nez. Je n’ai pas eu le courage de revenir après l’entracte.
Cette piece a réussi à me passionner pendant plus de 3h. Je me suis laissé emporter par la puissance de la narration et la force des mots. L'absurdité du régime totalitaire est mis en scène simplement mais efficacement : communisme et nazisme se retrouvent face à face dans une proximité idéologique explicitée. Bravo pour cette intelligence partagée, notre fragilité en sort assumée et fait notre bonheur. Merci.
Réservé via Theatreonline
Pour 2 Notes
Cette œuvre est forte, dense et terrible mais elle n’a rien de théâtral. Je m’en doutais mais avais pris le risque, mis en confiance par le nom de Brigitte Jaques-Wajeman et par les bonnes critiques. Je ne sais si d’autres options que les siennes en matière d’adaptation et de mise en scène auraient été possibles. Toujours est-il que, là, ça ne passe pas. C’est trop dense et trop monotone pour faire spectacle. Je suis parvenu à suivre pendant une petite heure puis ai décroché et piqué du nez. Je n’ai pas eu le courage de revenir après l’entracte.
Cette piece a réussi à me passionner pendant plus de 3h. Je me suis laissé emporter par la puissance de la narration et la force des mots. L'absurdité du régime totalitaire est mis en scène simplement mais efficacement : communisme et nazisme se retrouvent face à face dans une proximité idéologique explicitée. Bravo pour cette intelligence partagée, notre fragilité en sort assumée et fait notre bonheur. Merci.
Réservé via Theatreonline
31, rue des Abbesses 75018 Paris