Vertiges

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Colline (Théâtre National) , Paris

Du 30 janvier au 08 février 2020
Durée : 1h50

CONTEMPORAIN

,

Pièce d'actualité

Vertiges est une plongée onirique au cœur d’une famille, dans une cité qui s’est terriblement dégradée. Une fable à la fois drôle et cruelle de Nasser Djemaï, sur ce qu’est devenue notre république, le peuple.
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Photos & vidéos

Vertiges

De

Nasser Djemaï

Mise en scène

Nasser Djemaï

Avec

Fatima Aïbout

,

Clémence Azincourt

,

Zakariya Gouram

,

Martine Harmel

,

Issam Rachyq-Ahrad

,

Lounès Tazaïrt

Nadir - Tu laisses papa tout seul avec le médecin  ?
Hakim - Je le pose devant et après je reste à la salle d’attente.
Nadir - Mais il ne comprend rien à ce qu’on lui raconte.
Hakim - Je ne sais pas, on a toujours fait comme ça.

  • Une fable sur la cité

Au tournant de la quarantaine et après son divorce, Nadir décide de se rapprocher de sa famille pour retrouver un peu de calme. Beaucoup de choses ont changé dans le quartier de sa jeunesse, le monde s’est appauvri, certains habitants se sont radicalisés. Voyant sa famille livrée à elle-même et son père sur le point de mourir, Nadir perd pied et se retrouve englouti dans un monde parallèle.

Ce vertige prend ici, à travers l’écriture de Nasser Djemaï, la forme d’une plongée onirique, nous entraînant dans une réalité qui constitue le quotidien de ces familles d’origine étrangère, devenues françaises pour des raisons oubliées.

  • Des mondes parallèles

Il existe des mondes parallèles, tout près de chez nous, comme des poches gorgées de particules encombrantes, sans cesse irriguées par un trop plein d’incompréhension. Ces kystes urbains perçus aujourd’hui comme des prisons à ciel ouvert, des ghettos. C’est là que mes parents vivent, c’est là, entre autres, que j’ai grandi…

Lorsque nous sommes arrivés en 1987, on venait de la campagne. On ne connaissait pas la ville et l’arrivée dans ces cités a été vécue par toute la famille comme une véritable délivrance. Enfin on se sentait en sécurité, on était au chaud toute l’année, on pouvait faire les courses tous les jours, aller chez le médecin, le pharmacien.

Nous y avons vécu plusieurs années sans problème. Mais au fur et à mesure, le chômage a fini par gangréner ces quartiers et 28 ans plus tard, les choses ont terriblement changé. Tous ceux qui ont eu la possibilité de partir l’ont fait. Aujourd’hui il y a des familles très heureuses qui s’en sortent très bien, d’autres doivent se battre au quotidien pour survivre. Enfin certains ont fait le choix de se murer dans une quête identitaire et spirituelle en se coupant du monde.

Les banlieues, les cités, les ZUP, les ZEP, les quartiers, quartiers sensibles, quartiers populaires. Ces endroits où beaucoup de fantasmes se projettent, où les peurs se cristallisent, toutes ces appellations, ces identités flottantes, qui en disent long sur la difficulté de nommer “ la chose ”.

Nasser Djemaï

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