Une chambre en Inde

Cartoucherie - Théâtre du Soleil , Paris

Du 24 février au 20 mai 2018
Durée : 3h45 entracte inclus

CONTEMPORAIN

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Reprise de la dernière création du Théâtre du Soleil ! Un voyage dans le temps et les formes théâtrales qui ont jalonné le parcours d'Ariane Mnouchkine, où elle questionne le théâtre, son rôle et son avenir dans le monde, et la place de la femme dans nos sociétés. Joué, chanté, dansé, c'est un grand spectacle foisonnant qui emprunte au Terukkuttu, aux grands maîtres et à l'actualité.
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Spectacle terminé depuis le 20 mai 2018

 

Une chambre en Inde

De

Jean-Jacques Lemêtre

Mise en scène

Ariane Mnouchkine

Molière 2018 du Théâtre public, du metteur en scène d’un spectacle de théâtre public

Quand une date est complète sur Theatreonline, il peut rester des places au Théâtre du Soleil !

Les représentations auront lieu pendant plusieurs mois (calendrier en cours). Le spectacle est joué en intégrale uniquement, avec un entracte de 15 minutes, avec possibilité de se restaurer (prévoir une arrivée 1h30 avant le spectacle pour le placement et profiter de l'ambiance !).

Avec la participation exceptionnelle de Kalaimamani Purisai Kannappa Sambandan Thambiran.

  • Extraits du Journal de Cornelia

Nous étions comme des réfugiés de l’Histoire. Autour de notre chambre les Temps étaient déchaînés. Nous nous demandions ce qui nous arrivait, nous les gens les plus divers, mais unis par le même souci, nous nous demandions comment nommer Ça, ce chaos. (L’air était bouillant.) À travers les portes-fenêtres on entendait les bruits de l’Inde, cette manif perpétuelle. Il ne dort donc jamais, ce continent ?
Nous voulions la Vie, comprendre ses Violences folles.

Nous avions l’impression que le monde entier se bousculait pour défiler dans notre chambre. Les peuples appelaient. C’était vraiment bouleversant. Ils criaient : Au secours ! Ou : Plus jamais ! Et dans combien de langues ? Toutes ! Nous cherchions à répondre, Nous, les membres de la Troupe. Les temps allaient si vite.

Nous sautions comme des puces d’une Ville à l’autre. Au moment de rire on pleurait, et inversement. Il y avait autant de dangers que d’espoirs, ou presque.

On ne savait pas comment ça allait finir.
Certains d’entre nous se tourmentaient de ne pas savoir comment commencer. Après tout nous avions une mission : créer un spectacle.
Que dis-je ? LE SPECTACLE. Dès demain en signer la promesse.
C’est comme si on nous avait dit : « Bouclez l’Orient et l’Occident forcenés dans une coquille de noix. Résumez les pestes et les paix en une potion parfumée. »
 - Oui, oui, on va essayer, nous hâtions-nous.

Et à l’instant, on voyait s’élever contre nous une armée d’angoisses et d’impuissances. Autant nous demander de faire rentrer l’arche de Noé, le déluge et la traversée du désert, la Révolution française et les autres, et toutes les guerres de religion, la renaissance d’Ulysse, le massacre des sorcières, l’enterrement des Pandava, etc., etc. dans un seul pousse-pousse. Comment ne pas trembler ? 
Nous redoutions le ridicule. Nous poursuivions le rire avec acharnement. Heureusement ou par malheur cette nuit-là durait des siècles. Vers minuit un colonel m’apporta les dernières nouvelles. J’ouvre le journal. Je criai : Non !

Hélène Cixous, mai 2016

  • La presse

« La dernière création du Théâtre du Soleil dresse le portrait d’une société en crise face au terrorisme. Ariane Mnouchkine plus politique que jamais convoque sur scène Shakespeare, Tchekhov mais aussi Daesh et Charlie Chaplin dans un tourbillon théâtral qui navigue entre le théâtre contemporain et le théâtre traditionnel. » Stéphane Capron, sceneweb, 18 novembre 2016

« Ariane Mnouchkine multiplie les mises en abyme avec le sens du théâtre inouï qui est le sien, dans cette épopée allègre où elle revisite l’ensemble de ses recherches et de ses amours théâtrales. (...) Toutes ces scènes comme surgies d’une pochette-surprise se déroulent avec un art du montage tout cinématographique, mais ce déploiement théâtral n’a rien de gratuit, n’est en rien une démonstration de force formelle. C’est encore et toujours pour interroger notre monde que Mnouchkine le met en œuvre, remettant sur le métier son ouvrage, s’interrogeant inlassablement sur la manière de représenter ce monde au théâtre. » Fabienne Darge, Le Monde, 24 novembre 2016

« Un bel acte de foi en l'art du théâtre et sa valeur universelle. » Emmanuelle Bouchez, Télérama sortir TT

« Tout le génie de ce dernier spectacle construit par la troupe du Théâtre du Soleil tient dans sa manière de poser des questions absolument directes, de ne jamais se cacher derrière une complexité d’apparat, d’être ouvert au plus grand nombre. » Anne Diatkine, Libération, 24 novembre 2016


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Avis du public : Une chambre en Inde

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Chantal D. (1 avis) 05 décembre 2016

Un spectacle complaisant et réducteur Dans "Une chambre en Inde », Ariane Mnouchkine met en scène son propre personnage, en proie à une « absence de vision » alors qu’elle prépare ledit spectacle avec sa troupe en Inde du Sud. On la voit en chemise de nuit, pleurer et boire du gin, tandis que se succèdent des tentatives aussi ratées les unes que les autres d’évoquer l’islamisme et la violence. Sauf qu'ici, nous assistons au vrai spectacle. A la fois auto-complaisant et manichéiste, le spectacle est ponctué d'épisodes décousus et mal interprétés du Mahabharta dont on se demande ce qu'ils viennent faire là. Cette enfilade de ratages est ponctuée d’invocations infantiles à Shakespeare et Tchékov venant consoler la pauvre petite metteur en scène en panne d’imagination. Le bouquet final où Charlie Chaplin apparaît dans son superbe rôle du Dictateur ici déguisé en djihadiste, est un sommet de démagogie. Et quand, au quatrième rappel, Mnouchkine vient saluer au milieu de sa nombreuse troupe, on se surprend, alors qu’on aime le théâtre plus que tout et en particulier, le Théâtre du Soleil, à se poser la question qui est aussi agitée dans le spectacle : où va l’argent du théâtre quand est monté un tel spectacle aussi peu distancé, aussi peu pensé ?
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Clément (1 avis) 18 mai 2017

Le grand frisson Autant j'ai tremblé et été durablement marqué par les Ephémères en 2006 autant j'ai trouvé Une chambre en Inde navrant et désarticulé hier soir. Le théâtre du soleil a montré par le passé qu'il savait se saisir de sujets graves, sociaux, politiques. Une chambre en Inde se contente d'étaler des lieux communs sur tous les sujets qu'il aborde du bout du doigt. Les aborde t'il d'ailleurs? Non il les désigne, il en dresse une liste. Comme si nous spectateurs nous avions encore besoin qu'on nous nous prenne par la main et qu'on nous montre du doigts "les méchants" - "ce qui ne va pas dans le monde" - "la condition des un(e)s et des autres" dans un spectacle aux enjeux finalement inexistants sous le prétexte du rire comme libération, comme exutoire. Mais l'humour lui aussi demande de la subtilité même lorsqu'il emprunte à la farce et au burlesque. On doit se contenter dans Une chambre en Inde de gags tous plus pauvres les uns que les autres. Des Djihadistes qui prononcent "sexe" au lieu de "six" qui finissent par se faire exploser eux-mêmes - HA HA. Le téléphone qui sonne toujours au mauvais moment pour nous sortir d'une scène - HA HA. Les dirigeants moustachus de l'Arabie saoudite qui demande des conseils à l'Islande pour faire évoluer les moeurs chez eux et qui se roulent par terre parce que les dirigeants en face sont des femmes - HA HA. Creux, lieux communs, démagogisme, fausse naiveté sur le monde d'aujourd'hui, discours théatro-nombriliste sur la survie du Théatre, convocation maladroite et désordonnée des grands auteurs et grand final happy end autour d'un parodique dictateur chaplinesque qui nous demande de croire malgré tout en l'humanité. Grand câlin général des comédiens - émotion. Rideau. Et la salle a ri, et la salle a applaudi, et la salle a fait trois rappels. Et cet enthousiasme devant le vide moi m'a fait frissonner.
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Jacques Z. (1 avis) 02 mars 2018

Interminable et redondant ! L'abondance de moyens (50 comédiens, une scène immense, un décor et des costumes irréprochables) témoigne de la pauvreté narrative de la pièce. Texte simple et moralisateur ( la pièce est accessible dès 3 ans ) où le thème du féminisme croise celui du terrorisme sans qu'aucun sujet ne soit vraiment traité. Après 3h50 ponctuées de prouts et de crises d'hystérie (oui, Cornélia, le premier rôle, a la gastro et en fait un peu trop), la pièce se termine, enfin, sur un "aimez-vous les uns les autres". Petite piqûre de bonne conscience qui donne le sentiment d'être quelqu'un de bien avant d'aller dormir.
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Philippe C. (1 avis) 02 mars 2018

La mise en scène et le jeu des acteurs sont magnifiques. Malheureusement Ariane Mnouchkine a voulu cette fois aborder trop de thèmes à la fois. Le résultat est confus, le traitement de sujets graves ne parvient pas à échapper aux stéréotypes et aux poncifs. J'ai fini par m'ennuyer... Quel dommage pour une telle troupe de talent.
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Alexandre F. (1 avis) 25 février 2018

Assez confus! La forme est magnifique mais le fond est confu, manque de profondeur, bonjour les clichets et stéréotypes, cette pièce pourrais durer deux heures sans problème.
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Noémie Z. (1 avis) 17 juin 2017

Extrêmement déçue Il y a quelques années, Les Naufragés du Fol Espoir m'avaient enchantée et touchée droit au cœur. Je revenais donc au Théâtre du Soleil pleine d'espérance, malgré les quelques échos que j'avais eus de la pièce, comme quoi l'histoire était bien mince, voire carrément maladroite. Après tout, c'était le Théâtre du Soleil, dont le talent n'est plus à prouver ! Effectivement, la technique des acteurs, l'esthétique du plateau, la mise en scène, le chant, les effets de mouvement perpétuel, tout cela est impeccable, on ne s'est pas fichu de nous. Mais pour le reste, c'est-à-dire, le texte, quelle désolation ! L'histoire ne tient pas la route, elle est faible, essaie de toucher à tout sans rien approfondir. C'est un parti pris, et au moins il est assumé, mais sachez que si vous n'accrochez pas dès le début, vous n'accrocherez jamais. Pire, l'énervement et la frustration vous atteindront. L'énervement de voir cette troupe si talentueuse se perdre dans un texte si amateur (du bon sentiment sans émotion, du clin d'œil si appuyé qu'il fait grimacer toute la face, du méta théâtre de supermarché en veux-tu en voilà), de la frustration de voir tant d'amorces de sujets intéressants qui pourraient donner un superbe spectacle, et se retrouver face à ce patchwork sans âme et autocomplaisant. Aussi durs que soient mes mots, je retournerai voir un autre spectacle d'Ariane Mnouchkine, car elle reste une grande dame du théâtre, et sa troupe une grande troupe, et j'espère que cette pièce était un moment d'égarement.
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LAURENT G. (1 avis) 22 juin 2017

Ma chère Noémie, Je ne reviendrai pas sur votre critique pour le moins ambigüe sur l'air de "Je t'aime, moi non plus ". Peut-être étiez-vous mal lunée ce soir là... Affirmer que le texte est une "désolation", que "l'histoire ne tient pas la
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GENEVIEVE L. (1 avis) 28 avril 2017

Le lieux est magnifique ! belle atmosphère avec des images fortes. Des rêves, songes et cauchemars, comme autant de tableaux qui se succèdent...mais l'ensemble est trop décousu,
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Haud L. (1 avis) 21 avril 2017

Du bon spectacle mais trop de choses à dire... Dans ce spectacle Arianne Mouchkine aborde de nombreux sujets de société parfois très bien vu avec humour mais il m'a manqué un fil conducteur autre que le simple fait de chercher l'inspiration pour un futur spectacle de théâtre. Grande fan de Mouchkine ce n'est pas le meilleur spectacle pour moi !!!
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Olivier C. (1 avis) 16 avril 2017

Une chambre en Inde Ariane Mnouchkine fait du grotesque. Adieu la magie du Théâtre du Soleil d'antan, adieu la magie du théâtre tout simplement. Un foutoir mal agité, sans idée ni signification, pensé sans doute pour un public TV, où se baladent des approches scolaires, superficielles et ambiguës de thèmes d'actualité, qui paraissent obligés et égarés, où le sujet assumé est d'essayer d'en trouver un, où l'on pense être à la page en mettant (une fois de plus) un ordinateur et des téléphones portables sur scène, en envoyant le personnage principal aux WC toutes les 5 minutes (on se torche sous les yeux du public, on tire la chasse, c'est marrant !…) etc. Il ne suffit pas de faire courir des comédiens sur scène avec des fumigènes, des éclairs et des roulements de tonnerre en stéréo pour captiver un public. Aucune émotion, un spectacle (…) pas du théâtre, nous sommes partis à l'entracte, dépités et malheureux, nous qui attendions autre chose. Après tant de décennies de gloire... Tout ça pour 40 euros : c'est pas du jeu. Mais sans doute ça fait tourner la boutique.
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Jacqueline M. (5 avis) 14 avril 2017

Déconcertant et un peu décevant. D'accord avec Dany A. Déconcertant. Difficile d'entrer dans la logique du spectacle. Quelquefois trop simpliste. Il y a de très belles trouvailles et de très bons moments de théâtre. Mais il y a aussi des longueurs, dues au fait que l'ensemble n'est pas suffisamment écrit. C'est un peu décousu. En outre j'ai été gênée par certaines scènes car il me semble que le théâtre doit rester une écriture dramatique et ne doit en aucun cas se transformer en tribune, quelles que soient les belles idées qu'on puissent émettre.
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Yaz M. (1 avis) 25 août 2018

J'ai assisté à un spectacle éblouissant , d'une beauté saisissante , le jeu des acteurs , la mise en scène, tout y est, je n ai pas vu le temps passé , que dire c'était Géniallsssimme. Merci au théâtre du soleil
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