
Le 21 avril 1934, le London Daily Mail livre à ses lecteurs une photographie en noir et blanc : une créature au long cou émerge des eaux d’un lac perdu dans le nord de l’Écosse. Dans le sillage des affabulateurs des Highlands, Sturbzep tient de la farce et du cabinet de curiosités. À partir de 14 ans.
À partir de 14 ans.
« Dans ce monde d’adultes chiants qu’est généralement la culture, le Zerep est resté cet orchestre d’enfants malades, chantant pour la lune, les loups et les morts. » (Pacôme Thiellement)
À quel âge cesse-t-on de croire aux monstres ? Y a-t-on jamais cru ? Y croit-on encore ?
Le 21 avril 1934, le London Daily Mail livre à ses lecteurs une photographie en noir et blanc : une créature au long cou émerge des eaux d’un lac perdu dans le nord de l’Écosse. L’image fait le tour du monde, nourrit fantasmes et théories saugrenues, érige le monstre du Loch Ness en légende. Derrière l’objectif – et à l’origine du canular –, un certain Robert Wilson : non pas l’illustre metteur en scène, mais un autre faiseur d’images, gynécologue de son état, photomonteur à ses heures perdues.
Forte de cette improbable homonymie – qui attire soudain Nessie aux abords du théâtre – et animée du même goût pour la supercherie, Sophie Perez s’embarque à son tour vers les marécages du Loch Ness, entraînant dans son sillage toute la compagnie du Zerep. Depuis près de trente ans, la metteuse en scène et plasticienne fabrique un bestiaire théâtral proliférant, qui fait voler en éclats tout esprit de sérieux au profit d’une inventivité sans bride, recousant les formes hétéroclites et les engeances les plus dissemblables. Au-delà de la légende du Loch Ness, c’est tout un imaginaire gothique qu’elle entreprend de réveiller.
Dans le sillage des affabulateurs des Highlands, Sturbzep tient de la farce et du cabinet de curiosités : s’y heurtent pêle-mêle bestioles archaïques et chimères contemporaines, créatures hideuses propres à enflammer l’imagination des plus sages, engeances capables d’ébranler les esprits les plus rationnels. Embourbé jusqu’au cou dans la tourbe vaporeuse, le public est convié à l’euphorie du mensonge. Car point de canular sans incrédules pour y croire. Sturbzep propose aux plus téméraires de plonger dans la fable les yeux grands ouverts, à céder à la malice des pièges – pour mieux en voir les ressorts, et en goûter les pouvoirs.
9, bd Lénine 93000 Bobigny
Voiture : A3 (Porte de Bagnolet) ou A1 (Roissy) ou RN3 (Porte de Pantin) sortie Bobigny / centre-ville ou A86 sorties N° 14 Bobigny /Drancy.
Parking à proximité (un parking gratuit dans le centre commercial Bobigny 2 est accessible les soirs de représentation)