
Après Bérénice, Britannicus et Andromaque, Robin Renucci s’attaque à Phèdre pour clôturer son cycle racinien. Fidèle à ses mises en scène précédentes de Racine, Robin Renucci choisit d’aller au plus près du texte, afin de mieux restituer la violence des passions et la beauté des alexandrins de l’auteur.
À partir de 14 ans.
Avec cette mise en scène de Phèdre, les vers de Racine sont comme encerclés par l’estrade de bois marqueté qui trône au milieu de la scène. Une façon de centrer l’attention du public sur le véritable sujet abordé par Robin Renucci, qui souligne dans sa mise en scène l’injustice faite au jeune Hippolyte. Véritable victime de ce récit, le jeune homme est accablé d’une faute qu’il n’a pas commise. Comment la jeunesse peut-elle se construire lorsque les générations précédentes l’entravent ? À l’heure où l’on commence enfin à questionner les rapports de pouvoir, cette relecture de Phèdre fait résonner avec force la contemporanéité de l’écriture de Racine.
« La splendeur tragique et l’ampleur poétique du chef-d’œuvre racinien résonnent avec force dans ce spectacle d’une rare intensité émotionnelle. » La Terrasse
« Marilyne Fontaine est une grande Phèdre. Elle double l’intelligence du texte de celle de la psyché. […] Elle joue autant la terreur réfléchie que l’instinct pulsionnel. Elle est spectaculaire. Elle est inoubliable et si cela ne suffisait pas, Nadine Darmon, formidable, joue Œnone au diapason et en harmonie. » Toute la Culture
Robin Renucci a voulu donner le premier rôle au texte. Qui pourrait lui reprocher cela, s’agissant de la superbe langue de Racine ? Sauf que respecter la langue de Racine, ce n’est pas la déclamer en s’enfermant dans une musique scolaire des vers raciniens. C’est joué sans micro, choix logique compte-rendu du parti pris de mise en scène. Cela aurait dû conduire les acteurs à mieux faire porter leur voix, notamment quand, comme Hippolyte, ils tournent le dos au public. Les deux derniers actes sauvent la mise, tout simplement parce que l’action de la pièce apporte enfin la tension qui manquait jusqu’alors sur ce plateau-ring de boxe.
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Robin Renucci a voulu donner le premier rôle au texte. Qui pourrait lui reprocher cela, s’agissant de la superbe langue de Racine ? Sauf que respecter la langue de Racine, ce n’est pas la déclamer en s’enfermant dans une musique scolaire des vers raciniens. C’est joué sans micro, choix logique compte-rendu du parti pris de mise en scène. Cela aurait dû conduire les acteurs à mieux faire porter leur voix, notamment quand, comme Hippolyte, ils tournent le dos au public. Les deux derniers actes sauvent la mise, tout simplement parce que l’action de la pièce apporte enfin la tension qui manquait jusqu’alors sur ce plateau-ring de boxe.
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