Nous, dans le désordre

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Théâtre Romain Rolland , Villejuif

Du 12 au 17 décembre 2019
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

,

Sélection Evénement

,

Avec les ados

,

Pièce d'actualité

Quel rapport entretenez-vous avec les adolescents qui se rebellent à la moindre occasion ? Vous les détestez ? Vous avez tort. Car n’oubliez pas que c’est en explorant les limites et en bousculant les interdits qu’on grandit. Estelle Savasta le sait bien. Aussi, pour s’attaquer à la thématique de la désobéissance, elle s’est entourée plusieurs mois durant de jeunes lycéens. Tout public dès 15 ans.
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Spectacle terminé depuis le 17 décembre 2019

 

Nous, dans le désordre

De

Estelle Savasta

Mise en scène

Estelle Savasta

Avec

Flore Babled

,

Olivier Constant

,

Zoé Fauconnet

,

Valérie Puech

,

Damien Vigouroux

Tout public dès 15 ans.

  • Au cœur de la transgression

Quel rapport entretenez-vous avec les adolescents qui se rebellent à la moindre occasion ? Vous les détestez ? Vous avez tort. Car n’oubliez pas que c’est en explorant les limites et en bousculant les interdits qu’on grandit. Estelle Savasta le sait bien. Aussi, pour s’attaquer à la thématique de la désobéissance, elle s’est entourée plusieurs mois durant de jeunes lycéens. Leur désir de résistance a croisé les figures d’Antigone et de Bartleby pour inventer Ismaël. Ce personnage est comme eux. Populaire et drôle. Orgueilleux et généreux. Solaire et amoureux. Mais voilà qu’il refuse de bouger du chemin derrière chez lui. Pour le déloger et comprendre, il y a ceux qui tentent l’autorité et ceux qui déploient des stratagèmes, des plus élaborés aux plus drôles.

Embarquez-vous avec malice et jubilation au cœur de la transgression, à la rencontre de héros singuliers et attachants qui vous feront changer d’avis sur nos garnements.

Par la Cie Hippolyte a mal au cœur.

  • La presse

« (…) le talent de ses interprètes, la richesse des dialogues sur une mise en scène astucieuse. » Béatrice Stopin, lebruitduofftribune

  • Note d'intention : avancer en meute

Notre histoire commence un dimanche, en début d’après-midi. On s’apprête à passer à table. C’est très bruyant et très joyeux. On appelle Ismaël, l’aîné, pour qu’il participe un peu. On l’appelle encore. Il ne vient pas. Ismaël a disparu.

Ismaël a presque vingt ans et il s’est allongé au bord d’un chemin. À l’orée de la forêt, pas très loin de la maison de ses parents, qui est aussi sa maison. Personne ne comprend. Personne n’a rien vu venir. Ni Rose son amie de toujours ni aucun des membres de leur petite bande joyeuse et solidaire. Ses parents, son frère et sa sœur sont tous face au même vide. Avant de s’allonger Ismaël a écrit un mot : « Je vais bien. Je ne dirai rien de plus. Je ne me relèverai pas ». Et depuis il tient ses promesses : il les regarde et ne donne aucun indice supplémentaire. C’est là que notre histoire commence.

Une histoire qui parle de nous face à ce que nous ne comprenons pas, face à ce qui nous dépasse. Face à ceux qui font un pas de côté sans nous donner les clés. Pour écrire cette histoire, pour trouver le chemin j’ai avancé en meute.

La première était constituée d’adolescents de quinze ans. Pendant toute une année scolaire nous avons passé ensemble des heures à débattre. À quoi désobéirions-nous si nous prenions le temps de nous poser la question ? S’obéir à soi-même ce serait quoi ? Nous avons décortiqué ensemble leur envie de transgression. Parfois confuse, parfois violente, parfois confuse et violente. Ils savaient des choses que j’avais oubliées et d’autres que je n’ai jamais sues. Parce qu’il y a longtemps que je n’ai pas eu quinze ans et que quinze ans dans ce millénaire-là, je n’ai jamais eu ça. Ils m’ont été infiniment précieux et c’est avec eux que j’ai compris l’histoire que j’avais à raconter. Qu’Ismaël s’est mis à exister.

Et puis j’ai donné mon histoire à Flore Babled, Olivier Constant, Zoé Fauconnet, Valérie Puech et Damien Vigouroux, meute si inspirante et si solidaire. Nous avons invité d’autres jeunes gens dans le début de leur vingtaine à venir nous rejoindre, le temps de quelques répétitions. Nous avons posé les fondations de ce que nous nous apprêtions à raconter. Et puis nous nous sommes retrouvés seuls. Le reste de l’équipe (musique, scénographie, costumes, lumières) est venu nous rejoindre et nous avons avancé ensemble à tâtons sur ce chemin chaotique qui mène de l’urgence première à la création.

Estelle Savasta

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