
Les Enivrés d’Ivan Viripaev est une pièce-monde, racontant notre monde le temps d’une nuit blanche, chavirée par l’alcool, l’amour, la fête…
Quatorze personnages désorientés se croisent, se percutent, se disputent, s’aiment dans des restaurants végétariens, des salles des fêtes abandonnées, des boîtes de nuit… Ils y étaient entrés devancés par leurs identités sociales (directeur de festival, banquier, prostituée, étudiants…). Mais voilà l’ivresse. Et la conscience dessanglée par la nuit prend des routes inédites pour penser l’amour, la mort, le sens de la vie, la vérité, Dieu…
La houle de la nuit déforme les dialogues et les transfigure peu à peu. Chaque séquence fait surgir une intrigue et une méditation inédite. Frédéric Bélier Garcia connaît bien la langue insolente, les divagations à la fois grotesques et métaphysiques de Viripaev pour avoir déjà mis en scène Les guêpes de l’été nous piquent encore en novembre. Ici, des balbutiements de femmes et hommes ivres émerge une voix lumineuse sur la condition humaine et le sourire fou de notre monde. Huit scènes captent ces instants de vie, pris à notre danse quotidienne autour du gouffre.
Voilà une suite de saynètes mettant en scène des personnages ivres, la nuit. On y trouve de vrais moments de théâtre, tantôt dans un registre grotesque, tantôt dans un autre plus émouvant. S’agit-il d’un exercice de style en forme de galerie de portraits alcoolisés, d’une démonstration du caractère absurde de la vie ? On ne sait. Par moments, il y a vraiment de la vie sur scène. À d’autres, la joute verbale tourne à vide. S’il y a de bons moments, il y a donc aussi des longueurs. Surtout, sans que je sache si cela vient de la pièce ou de la mise en scène, on peine à identifier l’intention. Une chose est de ne pas vouloir asséner de réponses, une autre est de ne pas exposer de questions claires.
Réservé via Theatreonline
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Voilà une suite de saynètes mettant en scène des personnages ivres, la nuit. On y trouve de vrais moments de théâtre, tantôt dans un registre grotesque, tantôt dans un autre plus émouvant. S’agit-il d’un exercice de style en forme de galerie de portraits alcoolisés, d’une démonstration du caractère absurde de la vie ? On ne sait. Par moments, il y a vraiment de la vie sur scène. À d’autres, la joute verbale tourne à vide. S’il y a de bons moments, il y a donc aussi des longueurs. Surtout, sans que je sache si cela vient de la pièce ou de la mise en scène, on peine à identifier l’intention. Une chose est de ne pas vouloir asséner de réponses, une autre est de ne pas exposer de questions claires.
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2, rue Edouard Poisson 93304 Aubervilliers
Voiture : par la Porte d'Aubervilliers ou de La Villette - puis direction Aubervilliers centre
Navette retour : le Théâtre de la Commune met à votre disposition une navette retour gratuite du mardi au samedi - dans la limite des places disponibles. Elle dessert les stations Porte de la Villette, Stalingrad, Gare de l'Est et Châtelet.