Les Enfants du soleil

du 4 au 14 février 2015
1h35

Les Enfants du soleil

En 1905, alors qu’il est incarcéré, Maxim Gorki écrit Les Enfants du soleil et offre un regard rugueux et implacable sur son siècle. Il y détaille un microcosme de privilégiés englués dans leur confort et leurs contradictions, incapables d’être en prise avec la réalité et d'œuvrer pour une transformation du monde. Pour Mikaël Serre, cette pièce a de profondes résonances avec notre époque.
  • Une pièce en résonance avec notre époque

« Toute ma vie, je fus poursuivi, plus ou moins intensément, par une sensation d’angoisse, de déchirement en constatant l’abîme spirituel qui séparait l’élément populaire de l’Intelligentsia, en tant que principe rationnel (...) graduellement, cette sensation dégénérait en pressentiment d'une catastrophe. »

Auteur engagé, Maxim Gorki espérait trouver un antidote à la miseère et aux injustices sociales de son pays grâce au socialisme, mais ni la révolution de 1905 ni celle de 1917 n’auront été à la hauteur de ses espérances... En 1905, alors qu’il est incarcéré, il écrit Les Enfants du soleil et offre un regard rugueux et implacable sur son sieècle. Il y détaille un microcosme de privilégieés englueés dans leur confort et leurs contradictions, incapables d’être en prise avec la réalité et d’œuvrer pour une transformation du monde. Pour Mikaël Serre, cette pièce a de profondes résonances avec notre époque.

Il semble que la léthargie que deécrivait Gorki opère inlassablement. La question de la responsabilité d’une certaine élite envers l’avenir du monde est, elle, toujours présente.

  • La presse

« Un monde malade. L’auteur situe sa pieèce en 1862, durant l’épidémie de choléra, l’une des plus mortelles qu’ait connue la Russie. Un grand classique de la littérature russe, adapté par Mikaël Serre, metteur en scène passeé par les Beaux-Arts, qui prend un malin plaisir à jouer des symboles pour ancrer la pièce dans notre présent. » Télérama

  • Un implacable regard sur son siècle

Gorki nous offre à travers son écriture abrupte un implacable et rugueux regard sur son siècle. Sous le soleil de nos révoltes, il semble que la même léthar - gie qu’il décrivait opère inlassablement, et la ques - tion de la responsabilité d’une certaine élite envers l’avenir du monde est toujours présente. Nos élites, à l’inverse de celles de 1905, sont beaucoup plus nombreuses, diffuses et complexes. Beaucoup plus influentes aussi, elles peuvent même être à la source d’une sorte de suicide civilisationnel (la crise de 2008 en est un bon exemple). Dans son livre Effondrement, le biologiste Jared Diamond mentionne, parmi les raisons pour lesquelles des civilisations anciennes sont mortes : « l’incapacité de leurs élites et de leurs gouvernements à se re - présenter clairement le processus d’effondrement en cours, ou si elles en ont pris conscience, leur incapacité à le prévenir en raison d’une attitude de défense « court-termiste » de leurs privilèges ».

De son côté le philosophe Arnold J. Toynbee nous a prévenu : « les civilisations ne meurent pas assas - sinées, elles se suicident ». Souhaitons que ce ne soit pas à cela que nous assistions. c ’est-à-dire au suicide d’une société pourtant assez clairvoyante, mais désespérément incapable de comprendre pro - fondément ce qui se passe en elle, autour d’elle, et d’agir. Gorki, en 1905, à travers le socialisme, espé - rait avoir trouvé un antidote. La révolution de 1917 n’aura pas été à la hauteur de ses espérances... Et pour nous, quelle révolu - tion est à venir ? La question fait sourire beaucoup d’entre nous. Nous voilà 110 ans plus tard avec une pièce incroyablement riche, car l’histoire de notre siècle l’a chargée de nouveaux sens et de nou - veaux contenus.

Mikaël Serre

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106, rue Brancion 75015 Paris

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Spectacle terminé depuis le samedi 14 février 2015

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