
Coup de cœur de la rédaction Le 24 septembre 2026
Une fresque monumentale où 8 comédiens incarnent plus de 20 personnages pittoresques du boulevard du Crime magnifiée par la poésie de Prévert et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre.
À partir de 12 ans.
1820. Les destins de quatre hommes - le grand comédien Frédérick Lemaître, le mime Debureau, l'assassin poète Lacenaire et le comte de Montray – s’entremêlent autour d'une jeune femme libre et renversante, au nom de fleur, Garance.
Une fresque monumentale où 8 comédiens incarnent plus de 20 personnages pittoresques du boulevard du Crime magnifiée par la poésie de Prévert et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre.
Pendant près de 50 ans, le film a été projeté une fois par semaine au cinéma Le Ranelagh.
Durant la deuxième Guerre Mondiale, en 1943, Jacques Prévert et Marcel Carné sont en zone libre et cherchent un sujet de film. Assis à une terrasse de café, ils rencontrent Jean-Louis Barrault qui leur suggère de s’intéresser à la destinée du célèbre mime Deburau. Prévert est enthousiasmé par cette idée, voyant l'occasion de mettre en scène Paris et ses théâtres. Il se met à l’écriture et rajoute au récit des personnages emblématiques de l’époque (le comédien Frédérick Lemaitre et l’assassin poète Lacenaire), ou inspirés de personnages réels. Marcel Carné met en image cette galerie pittoresque dans une fresque inoubliable.
Mais avant d'être un monument du septième art, Les Enfants du Paradis est d'abord une œuvre écrite. En reprenant le texte de Prévert, ses dialogues, sa construction dramatique, on s’aperçoit immédiatement qu’il y a là l'architecture d'une grande pièce classique. Deux actes s'enchaînent, au cours desquels les scènes se construisent autour de confrontations, de désirs et de renversements, les personnages se révélant à travers une langue poétique et musicale.
Cette création ne cherche pas à convoquer les images de Marcel Carné qui appartiennent à l'histoire du cinéma. Le projet est tout autre : retrouver la matière brute de l'écriture de Prévert afin d'en proposer une lecture pleinement théâtrale. Faire entendre son texte pour qu’il retrouve son autonomie, en totale liberté. Cette liberté concerne d'abord le jeu des comédiens. Le théâtre n'est pas le cinéma : il possède son propre souffle, son propre rapport au temps, à la parole et à la présence. La poésie de Prévert appelle un rythme vivant, une respiration qui appartient au plateau, dans une sensibilité contemporaine.
La scénographie accompagnera cette recherche d'essentiel. Loin d'une reconstitution naturaliste du boulevard du Crime, les décors seront suggérés, évoqués avec une grande épure jouant avec la lumière et quelques éléments significatifs, laissant toute la place à l'imaginaire du spectateur. Cette sobriété permettra également de révéler un partenaire exceptionnel : le Théâtre le Ranelagh lui-même. Son architecture singulière, la richesse de ses boiseries et la personnalité de sa salle dialogueront avec le spectacle jusqu'à devenir, par moments, un véritable décor. Ce choix prend une résonance particulière lorsque l'on sait que cette salle, qui accueillait autrefois également des projections cinématographiques, est celle où Les Enfants du Paradis fut projeté tous les dimanches soirs sans interruption entre 1945 et 1987 !
Les pantomimes, au cœur du récit et de l'univers de Baptiste Deburau, tout comme la musique, feront l'objet de créations originales pleinement intégrées à la dramaturgie du spectacle. Enfin, les costumes seront fidèles à la première moitié du XIXème siècle, ancrant ainsi le récit dans son époque tout en laissant apparaître, par contraste, l'intemporalité des sentiments et des enjeux qui traversent l'œuvre. Il s’agit de s’emparer au XXIème siècle d'une œuvre phare du XXème siècle pour en retrouver ce qui fait sa force intrinsèque : la puissance des mots, la complexité des êtres, la place de l’art dans la société, la liberté individuelle, les rapports de classe, les passions amoureuses, la recherche d’absolu, la poésie du quotidien...
Jean-Philippe Daguerre
Excellente adaptation des Enfants du Paradis. Comédiens vraiment en forme. Précision et grande qualité sont au rendez-vous. Une mention spéciale pour Garance. Très touchante et convaincante. Venez nombreux !!
Réservé via Theatreonline
J'ai retrouvé, avec plaisir, la magie et la tendresse du film vu à plusieurs reprises. Costumes élégants et comédiens talentueux... Un bonheur de mémoire.
Incroyable moment de théâtre, les comédiens font vivre et vibrer à merveille la poésie de ce texte, on est totalement embarqué ! La musique et les costumes sont très réussis également.
Au théâtre le Ranelagh, après « Marius « de Marcel Pagnol ; dans une mise en scène très réussie, sobre et classique, Jean-Philippe Daguerre adapte, comme une fresque poétique et vibrante, « Les enfants du Paradis » de Jacques Prévert. Dans un décor très minimaliste entre quelques lampadaires et deux baignoires de théâtres représentant soit le « boulevard du crime «, soit l’habitation de nos héros ; et les « backstages « du théâtre « Les Funambules «, il rend un bel hommage au monde du théâtre et aux amours contrariés de Garance, cette femme libre et mystérieuse et Baptiste, ce pantomime discret et fou amoureux. Avec un jeu de lumière abouti et porté avec maestria par huit comédiens talentueux aux costumes chatoyants et accomplis qui jouent avec une grande énergie près de vingt personnages pour magnifier l’univers de Jacques Prévert. Entre rire, émotion, drame et poésie, ce spectacle oscille aussi dans un sublime hommage à ce chef d’œuvre cinématographique qui mettait en scène les destins de quatre hommes - le grand comédien Frédérick Lemaître, le mime Debureau, l'assassin poète Lacenaire et le comte de Montray – s’entremêlant autour d'une jeune femme libre et renversante, au nom de fleur, Garance. Nous sommes de nouveau emportés dans ce Paris populaire, de cette époque du début du 19éme siècles ; pendant près de deux heures.
Pour 4 Notes
Excellente adaptation des Enfants du Paradis. Comédiens vraiment en forme. Précision et grande qualité sont au rendez-vous. Une mention spéciale pour Garance. Très touchante et convaincante. Venez nombreux !!
Réservé via Theatreonline
J'ai retrouvé, avec plaisir, la magie et la tendresse du film vu à plusieurs reprises. Costumes élégants et comédiens talentueux... Un bonheur de mémoire.
Incroyable moment de théâtre, les comédiens font vivre et vibrer à merveille la poésie de ce texte, on est totalement embarqué ! La musique et les costumes sont très réussis également.
Au théâtre le Ranelagh, après « Marius « de Marcel Pagnol ; dans une mise en scène très réussie, sobre et classique, Jean-Philippe Daguerre adapte, comme une fresque poétique et vibrante, « Les enfants du Paradis » de Jacques Prévert. Dans un décor très minimaliste entre quelques lampadaires et deux baignoires de théâtres représentant soit le « boulevard du crime «, soit l’habitation de nos héros ; et les « backstages « du théâtre « Les Funambules «, il rend un bel hommage au monde du théâtre et aux amours contrariés de Garance, cette femme libre et mystérieuse et Baptiste, ce pantomime discret et fou amoureux. Avec un jeu de lumière abouti et porté avec maestria par huit comédiens talentueux aux costumes chatoyants et accomplis qui jouent avec une grande énergie près de vingt personnages pour magnifier l’univers de Jacques Prévert. Entre rire, émotion, drame et poésie, ce spectacle oscille aussi dans un sublime hommage à ce chef d’œuvre cinématographique qui mettait en scène les destins de quatre hommes - le grand comédien Frédérick Lemaître, le mime Debureau, l'assassin poète Lacenaire et le comte de Montray – s’entremêlant autour d'une jeune femme libre et renversante, au nom de fleur, Garance. Nous sommes de nouveau emportés dans ce Paris populaire, de cette époque du début du 19éme siècles ; pendant près de deux heures.
5, rue des Vignes 75016 Paris