Le monde dans un instant

TGP - CDN de Saint-Denis , Saint-Denis

Du 15 au 17 février 2018
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

,

Politique

À travers le parcours de six personnages, Gaëlle Hermant et ses acteurs tissent une écriture scénique, une fresque générationnelle qui associe la petite et la grande histoire, l’intime et l’universel.
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Spectacle terminé depuis le 17 février 2018

 

Le monde dans un instant

Mise en scène

Gaëlle Hermant

Avec

Jules Garreau

,

Victor Garreau

,

Viviane Hélary

,

Frédéric Lapinsonnière

,

Aude Pons

,

Louise Rebillaud

  • Tentative de réponse à la morosité ambiante

Le Monde dans un instant c'est une tentative de réponse à la morosité ambiante, à l'uniformisation de la pensée, une interrogation sur la construction de chacun et sa place dans la société contemporaine. Avec les progrès de l’intelligence artificielle, l’homme et la machine cultivent des liens ambigus, complexes, que nous explorons par des tableaux intimes, oniriques et burlesques. Du robot humanoïde à l’humain augmenté, la pièce arpente le jeu des possibles dans un monde où le virtuel dessine la réalité.

A travers le parcours du champion d’échecs Garry Kasparov, d’une ex-postière en recherche d’emploi, de deux frères perdus dans leurs souvenirs, se tisse une écriture scénique créée à partir d’improvisations. La pièce représente la façon dont se déterminent les choix individuels qu’ils soient politiques, sociaux ou amoureux. A l’heure où les robots se proposent de vivre à nos côtés...

  • Note d'intention

Comment rendre compte du monde sur un plateau de théâtre ? Cette question est une obsession. Venant d’un théâtre de textes, j’ai eu envie de rassembler un groupe
d’acteurs et de créateurs pour interroger, ensemble, la réalité du monde contemporain.

Partant d’un sentiment commun : le manque d’échanges purs et de débats citoyen, nous nous sommes réunis tous les soirs autour de la notion de l’engagement (politique, social, amoureux) et de nos interrogations sur la société. Mettre sur pause, ne plus subir cette vie effrénée dont nous sommes tous acteurs, combattre cette sensation d’un soi-disant trop plein d’informations, susceptible de nous avaler : créateur d’enfermement sur soi, allant parfois jusqu’à nous faire préférer et accepter de ne plus savoir ; faire que nos rêves soient moteurs de la transformation de nos sociétés où nous nous positionnons seul, en tant qu’individu et par rapport aux autres. Notre société, nous la regardons, nous l’explorons, nous nous souvenons de son chemin, nous la critiquons ; et des temps de construction personnels, d’ouverture sur le monde deviennent nécessaires : comprendre et aimer l’autre, c’est-à-dire au final des temps de construction et de préservation de notre humanité. Mais comment ? Pourquoi avons-nous peur aujourd’hui d’affirmer nos pensées ? Et pourquoi avons-nous peur d’essayer de peindre une première toile ? Une toile différente ? Penser ensemble, chercher et rêver prennent du temps.

Ce désir de collectif nous a porté vers une écriture de plateau hybride et musicale. Au fil des répétitions, nos réflexions et lectures ont impulsé des improvisations, dessinant peu à peu l’écriture finale du spectacle. L’écriture scénique répond pour moi à un besoin pour rendre compte de notre pensée en acte. Les thèmes : la marginalité, les normes, l’engagement, le point de rupture sociale, cette frontière si fragile de l’inclusion exclusion, la rencontre de ces deux mondes, la place de l’amour, religion et tragédie moderne, concept de bonheur et de commerce, les liaisons s’affaiblissent et se font remplacer, nous sommes face à une recherche absolue de l’amour sans jamais le trouver, nous errons car nous cherchons en permanence quelque chose qui fuit. Cette logique individualiste pousse à la solitude, au renfermement sur soi. Qui influence qui ? La société sur nos amours ? Ou nos amours sur la société ? Notre façon d’appréhender et d’aimer l’autre façonnerait-elle la société ?

Deux films, Nos meilleures années de Marco Tullio Giordana et Délits flagrants de Raymond Depardon ont marqué notre recherche, nous inspirant une forme centrée sur l’intimité des personnages. A travers cette tradition du cinéma italien nous écrivons dans un registre cynique et plein d’espoir, cet endroit de jeu latin, sanguin, brut, vrai, et jamais dans la demie mesure. Nous voulons une écriture incisive, troublante et dérangeante. Ce qui nous importe c’est l’usage ou la perte des mots comme moteur de création.

C’est autour de la question du progrès technologique que nous avons trouvé la cohésion dans cette écriture fragmentaire. Dans un monde où le progrès s’accélère, quels sont nos repères en tant qu’individus ? Comment se positionner face aux machines, aux robots, et prendre part à une société en passe de devenir virtuelle ?

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Jean francois H. (1 avis) 09 avril 2018

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