La tempête

1
2
3
4
5

Cartoucherie - Théâtre du Soleil , Paris

Du 14 octobre au 13 novembre 2011
Durée : 2 heures

CLASSIQUE

Prospéro voulant se consacrer à des études secrètes néglige les affaires de l’Etat et confie le gouvernement du duché à son frère Antonio. Celui-ci, avec l’aide du roi Alonso, usurpe le pouvoir et exile Prospéro et sa fille Miranda sur une île déserte.
Continuer la lecture

Spectacle terminé depuis le 13 novembre 2011

 

La tempête

De

William Shakespeare

Mise en scène

Lucile Cocito

Avec

Yannick Bellissard

,

Lucile Cocito

,

Hélène Gédilaghine

,

Jochen Haegele

,

Florian Hutter

,

Didier Ismard

,

Pierre-Marie Rochefort

,

Patrice Zonta

  • La pièce

Prospéro voulant se consacrer à des études secrètes néglige les affaires de l’Etat et confie le gouvernement du duché à son frère Antonio. Celui-ci, avec l’aide du roi Alonso, usurpe le pouvoir et exile Prospéro et sa fille Miranda sur une île déserte.

La pièce débute quinze ans après quand Prospéro grâce à ses pouvoirs surnaturels provoque le naufrage du vaisseau du roi et de tous ses ennemis réunis à bord. Il leur fera subir une série d’épreuves pour les punir de leur traîtrise avant de se révéler devant eux. Prospéro va également faire naître une passion amoureuse entre sa fille et Ferdinand le fils du roi. De leurs côtés, Antonio et Sébastien, le frère du roi, vont tenter d’assassiner le roi et son conseiller Gonzalo. Caliban, l’insulaire et serviteur de Prospéro, entre en scène pour persuader Stéphano et Trinculo, sommelier et bouffon du roi, eux aussi naufragés, de prendre part à sa conspiration contre la vie de Prospéro et leur propose en échange de régner en maîtres sur son île.

Prospéro tenant enfin tous ses ennemis à sa merci, choisit de pardonner, fiance sa fille et quitte l’île pour retrouver son duché.

  • Notes

Depuis la nuit des temps, les hommes se racontent des histoires, pour partager leurs expériences du monde, explorer les différentes façons d’appréhender les problèmes et les aventures de la vie, et essayer de comprendre la signification profonde qui se dissimule derrière le quotidien. Certaines de ces histoires ont pris, peu à peu, la dimension de mythe, avec le pouvoir d’inspirer et de guider, génération après génération, ceux qui veulent bien les entendre.

Il me semble que cette inquiète lueur d’espoir et de désespoir, ces interrogations sur le destin de l’homme, son histoire, ses contradictions, sa part d’ombre, peuvent, aujourd’hui encore, remuer profondément le public.

Tempête de l’âme et de l’esprit,
Tempête des éléments,
Tempête d’émotions et de passions,
Tempête de sentiments sombres,
Tempête de rage et de colère,
Tempête d’injustices et de trahisons,
Tempête d’espoirs et de désespoirs,
Tempête humaine et sauvage,
Tempête d’amour et de haine,
Tempête des peurs et des interdits,
Tempête de pouvoirs et d’innocences,
Tempête de mots et de notes poétiques,
Tempête de l’imaginaire et de la folie.

Prendre le temps, se l’octroyer, le provoquer comme Prospero qui délègue ses pouvoirs à son frère et lui laisse la porte ouverte afin que celui-ci lui usurpe son duché et l’exile. Cet exil, comme le dit Prospero, est un mauvais tour et une bénédiction.

Ce voyage n’est pas seulement une aventure physique qui transporte Prospero d’un lieu vers un autre ; il s’agit d’un voyage spirituel, au cours duquel Prospero passe de l’innocence et de l’ignorance à l’expérience et à la connaissance. Il s’agit d’un voyage à la découverte de soi-même, une expédition dont le but véritable n’est autre que notre royaume intérieur, là où se concentrent toutes nos forces et nos faiblesses.

Mais prenons-nous ce temps ? Et pourquoi ? Pour nous réfugier dans un monde de rêves et d’émerveillement, échappant ainsi à une réalité humaine que nous avons nous-même fabriquée ?

Contradictions ? Oui bien sûr, car au-delà des bienfaits de cette quête, l’homme veut toujours plus, plus loin, plus extrême, … Pour arriver à quel but ? Avoir un contrôle absolu sur la nature et les éléments, quitte à vendre son âme pour y parvenir ? ...

Et c’est également à travers les yeux émerveillés et innocents de Miranda, que Shakespeare nous impose une vision de l’homme, la vision subite de l’humanité des premiers jours… L’homme est beau… Le réel est beau en profondeur à chaque fois qu’on l’aperçoit.

Le nouveau Monde de Shakespeare, c’est sans doute le possible de l’homme et de la terre dans un univers capable de se renouveler. Cette réalité humaine peut aider véritablement l’homme à prendre le monde dans ses mains, mais non, comme il en a coutume, pour le détruire et l’avilir.

Pourraient aussi vous intéresser

Avis du public : La tempête

0 Note

0 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
Vous pouvez consulter notre politique de modération
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS

Spectacles consultés récemment