La ronde

Théâtre 14 , Paris

Du 15 novembre au 31 décembre 2018

CONTEMPORAIN

,

PLACES DU JOUR A MOITIE PRIX

Dix personnages, dix tableaux. A chaque tableau, un couple se livre à un jeu de séduction qui se conclut par un rapport charnel, puis se sépare. Qu’est-ce que cette attirance des corps qui les entraine tous ? Cette attirance qui, modulée par les règles du jeu social, selon qu’on est aristocrate ou prolétaire, homme ou femme, libre ou pas, mène le monde ?
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La ronde

De

Arthur Schnitzler

Mise en scène

Jean-Paul Tribout

Avec

Léa Dauvergne

,

Florent Favier

,

Marie-Christine Letort

,

Caroline Maillard

,

Claire Mirande

,

Laurent Richard

,

Xavier Simonin

,

Jean-Paul Tribout

,

Alexandre Zekri

  • Jeu de séduction

Dix personnages, dix tableaux. A chaque tableau, un couple se livre à un jeu de séduction qui se conclut par un rapport charnel, puis se sépare. Qu’est-ce que cette attirance des corps qui les entraine tous ? Cette attirance qui, modulée par les règles du jeu social, selon qu’on est aristocrate ou prolétaire, homme ou femme, libre ou pas, mène le monde  ?

Nous parcourrons avec joyeuseté la galerie de personnages de Schnitzler, attestant que, traversant toutes les couches de la société et tous les âges de la vie, si les codes changent, la quête du plaisir est identique et sa réalisation voluptueuse.

Nous savourerons la phrase ambigüe qui ouvre Le regard froid de Roger Vaillant : « L’amour est aussi un plaisir ».

Nous serons à Vienne au tournant du 20ème siècle ce lieu d’exception qui vit se croiser Zweig, Klimt, Schiele, Freud, Kokoska, Rilke, Strauss, Malher, Musil, Altenberg et tant d’autres.

C’est la fin de l’empire austro-hongrois, la première guerre mondiale se profile à l’horizon on danse sur un volcan, c’est « l’apocalypse joyeuse ».

  • Note de mise en scène

Arthur Schnitzler écrit en 1897 : « Je n’ai écrit qu’une suite de scènes parfaitement impubliables et sans grande prétention littéraire... », mais il ajoute plus loin avec pertinence : « ...mais elles risquent d’éclairer d’un jour particulier certains aspects de notre civilisation ».

La tentation peut être grande de transposer, de moderniser, d’actualiser, le texte de Schnitzler. Après tout, ces histoires de séduction, de rapports hommes/femmes, ne sont-elles pas éternelles ? On peut même, les moeurs évoluant, passer par la séduction homosexuelle, les fantaisies érotiques, le sado-masochisme, etc…

Certaines mises en scène l’on tentée avec plus ou moins de bonheur.

Personnellement je voudrais, comme je l’ai dit en préambule, conserver et le lieu et l’époque. Non pour faire une reconstitution servile du théâtre du début du vingtième siècle mais pour profiter, esthétiquement et sociologiquement, de ce moment d’exception que fut la vie viennoise avant la première guerre mondiale.

L’un des écueil éventuel de ce texte peut être sa forme même, cette succession de tableaux, apparemment identiques, de scènes à deux personnages, déroulant apparemment sans surprises, les trois actes de la chose : la séduction, la consommation, la séparation. Un procédé stylistique certes revendiqué mais qui peut générer une certaine lassitude. Je voudrais, sans rien abandonner de l’essentiel, que dans chaque tableau interviennent les comédiens qui ne sont pas les protagonistes de la scène, que les rôles « tournent » eux aussi, en référence au titre même de la pièce.

Pour donner quelques exemples aux lecteurs connaissant le texte, que le soldat et la prostituée soient interrompus dans leurs échanges par le passage de personnages que l’on retrouvera plus tard dans d’autres scènes. Dans le second tableau, l’ensemble des personnages de la pièce se retrouvera dans la guinguette où débute la scène.
D’autres deviendront, au fil des actes, valet de chambre, serveur dans un cabinet particulier, ou simples passants. Le décor jouera, par ses quelques éléments principaux, dont un inévitable lit, un rôle de manège, dans les différents sens du terme. Certes manège forain, mais aussi selon le dictionnaire : « comportement habile pour arriver à ses fins » voire « lieu où l’on dresse et dompte » !

Des glaces sans tain joueront aussi leurs rôles, multipliant les personnages, permettant des rapports regardants/regardés, symbolisant ce que l’on peut déjà qualifier de société du spectacle.

Là aussi La Ronde perdurera, les changements de décors, chorégraphiés, se feront à vue et loin d’interrompre le spectacle ils serviront de liens d’un tableau à l’autre. Enfin, outre les dix personnages cités en préambule, un musicien-compositeur-bruiteur, accompagnera en direct le spectacle. Sa musique ponctuera, avec lyrisme ou avec ironie selon les cas, les différents moments du spectacle. Les références à tout ce qui tourne, manèges, valses, boîte à musique, rondos et autres tourbillons nous entraineront dans la Ronde.

Les costumes sont essentiels, d’autant que c’est un spectacle où l’on s’habille et se déshabille beaucoup ! Ils s’inspireront de la peinture viennoise de l’époque, Klimt, Myrbarch, etc…

Le spectacle a été créé en juin 2018 au Festival d’Anjou, joué un certain nombre de fois en festivals avant sa reprise à Paris au Théâtre 14 en novembre décembre 2018.

Jean-Paul Tribout

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Ghislaine D. (1 avis) 16 août 2018

Vu la pièce cette année au festival de théâtre de Sarlat. Excellente (décor, costumes, mise en scène, jeu des comédiens). A voir absolument.
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