La fin de l'homme rouge

Bouffes du Nord , Paris

Du 12 septembre au 02 octobre 2019
Durée : 2 heures environ

CONTEMPORAIN

,

Pièce historique

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Sélection Evénement

Pendant quarante ans, Svetlana Alexievitch a parcouru ce pays qu’on appelait l’URSS et enregistré des centaines de témoignages. Emmanuel Meirieu adapte huit d'entre eux, huit personnages, de toutes les générations, dans un écrin de lumière et de musique, à sa façon. Avec Evelyne Didi, Xavier Gallais, Jérôme Kircher.
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La fin de l'homme rouge

De

Svetlana Alexievitch

Adaptation

Emmanuel Meirieu

Mise en scène

Emmanuel Meirieu

Avec

Stéphane Balmino

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Evelyne Didi

,

Xavier Gallais

,

Anouk Grinberg

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Jérôme Kircher

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André Wilms

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Maud Wyler

Pendant quarante ans, Svetlana Alexievitch a parcouru ce pays qu’on appelait l’URSS et enregistré des centaines de témoignages pour écrire ce qu’elle appelle des « romans de voix », œuvres polyphoniques, chorales, symphoniques, faites de ces confessions, tout ce dont la grande histoire ne tient jamais compte, l’histoire laissée de côté.

« Ce qui m’intéresse, écrit-elle, c’est le petit homme, le grand petit homme car la souffrance le grandit. Dans mes livres, il raconte lui-même sa petite histoire, et en même temps, il raconte la grande histoire. »

D’une personne à l’autre, de voix en voix, elle a écrit cinq livres qui n’en font qu’un seul, un livre sur l’histoire d’une utopie, le socialisme. Son dernier roman La fin de l’homme rouge fait résonner les voix des témoins brisés de l’époque soviétique, voix suppliciées des Goulags, voix des survivants et des bourreaux, voix magnifiques de ceux qui ont cru qu’un jour « ceux qui ne sont rien deviendraient tout », et sont aujourd’hui orphelins d'utopie.

« J’ai cherché ceux qui ont totalement adhéré à l’idéal. Ils n’ont pas été capables de lui dire adieu. Se perdre dans une existence privée, vivre, tout simplement, sans utopie sublime. Renoncer à une histoire grandiose pour vivre une vie banale. J’ai été choquée et horrifiée par l’être humain, j’avais envie d’oublier ce que j’avais entendu. Et plus d’une fois aussi, j’ai eu envie de pleurer de joie devant la beauté de l’être humain. Ce qui m’attirait, c’était ce petit espace, l’être humain. Juste l’être humain. En réalité, c’est là que tout se passe. (…) Je suis entourée de ces voix, ces centaines de voix, elles sont toujours avec moi. J’aime les voix humaines solitaires, c’est ce que j’aime le plus, c’est ma passion ».

Depuis dix ans, Emmanuel Meirieu porte des romans à la scène, et toujours sous la forme de témoignages. Face au public, au micro et seuls en scène, des êtres viennent se raconter, brisés, viscéralement humains.

Dans Des Beaux Lendemains, quatre témoins pleuraient les enfants d'un car scolaire accidenté. Avec les mots de Sorj Chalandon, le traître et son trahi se succédaient au micro pour nous dire la difficulté de pardonner et de se pardonner. Dans Des hommes en devenir, six hommes en deuil venaient nous dire leur manque.

« Au théâtre, je crois d’abord aux mots et aux histoires pour dire ce que nous vivons, ce que nous ressentons, au plus profond de nous-même, dit-il. J’ai été bouleversé par les groupes de parole auxquels j’ai pu participer dans ma vie. Les alcooliques anonymes disent de leurs réunions qu’elles sont des partages : autour d’une grande table, chacun vient se raconter et tous écoutent les faits vécus (…) Je suis convaincu qu’on peut faire du théâtre de milles façons, après quinze ans de travail, j’ai trouvé la mienne : un personnage vient se raconter à vous, tout simplement. Quand je fais du théâtre, je veux que les spectateurs oublient que c’est du théâtre. Je veux que, dès les premiers mots prononcés, ils croient que celui qui leur raconte son histoire est celui qui l’a vraiment vécu, comme dans un groupe de parole.

Qu’ils croient que les acteurs prononcent ces mots-là pour la première fois de leur vie, et qu’ils le font pour eux. Il n’y a qu’au théâtre que le personnage d’une histoire est physiquement présent comme cela devant nous, vivant, dans le même endroit du monde et au même moment, respirant le même air, séparé simplement de quelques mètres de nous. Il n’y a qu’au théâtre qu’il peut s’adresser directement à nous, vous pouvez presque le toucher. Ces personnages de roman devenus des hommes de chair et d’os, des êtres vivants, humains, crèvent le quatrième mur pour se confier à nous, partager leurs émotions. C’est nous qu’il regarde, c’est à nous qu’ils parlent. Ce ne sont plus des monologues de théâtre, ce sont des témoignages, des faits vécus par la personne qui nous les raconte. »

De La fin de l’homme rouge, Emmanuel adaptera huit témoignages, huit personnages, de toutes les générations, dans un écrin de lumière et de musique, à sa façon.

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Avis du public : La fin de l'homme rouge

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Simine F. (8 avis) 16 février 2019

LA FIN DE l'homme rouge texte tres fort bon jeu d'acteurs
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Philippe T. (1 avis) 11 février 2019

REGRETS Dommage que le parti pris soit celui de la scénographie à l'encontre du texte. Les acteurs sont remarquables mais le dispositif les rend inaudibles. Ces monologues sont présentés de façon décousus pour la dramatique et répétitifs dans la présentation. Le résultat est lassant et décevant si l'on a déjà lu le livre. Il y a un raté en considérant l'oeuvre de l'auteur et la Russie. peut être aurait il fallu se rappeler de Guerre et Paix avant de sélectionner ces textes et les mettre en scène. Dommage pour les moyens de production engagés. Ph THEBAULT
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