« Ne soyez pas si naïfs messieurs, vous n'êtes maîtres de rien ! » Une comédie légère, sensible et impertinente qui fait la part belle à celle dont Aragon disait qu'elle est « l'avenir de l'homme ».
Il y a dans toute l'œuvre de Guy de Maupassant - ses nouvelles tout particulièrement - des portraits de ces femmes courageuses qui, dans un siècle éminemment masculin et patriarcal, ont su résister et marquer leur indépendance vis-à-vis des hommes. Si l'homme avait la réputation de viveur et de faune invétéré, l'auteur, le nouvelliste était, lui, plus sensible et dans une certaine mesure militant. Il a su à travers ses différents portraits, brosser un tableau complet de la condition féminine ; de la plus misérable à la plus brillante, de la plus tragique à la plus comique, de la plus victime à la plus combattante.
Ce spectacle est un hommage à toutes ces femmes évoquées et souvent invisibilisées qui surent, par leur ingéniosité et leur intelligence, se servir des armes masculines pour les appliquer aux hommes.
On pourrait résumer le spectacle ainsi : « Ne soyez pas si naïfs messieurs, vous n'êtes maîtres de rien ! »
Au beau temps des crinolines, les femmes avaient fort à faire pour conquérir un peu de liberté. L’homme régnait tout-puissant sur la famille, la société et le couple. Les histoires d’amour n’étaient souvent que fortuites et, pour gagner son autonomie, il fallait être ou veuve ou cocotte. Alors comment faire pour se faire respecter ? Maupassant, dans ses nouvelles, nous donne quelques exemples que nous avons réunis ici, pour mettre en lumière toute l’habileté qu’il a fallu déployer aux femmes pour gagner ce respect. Se servir des codes de la gent masculine et leur appliquer les mêmes méthodes, quoi de mieux pour les tenir à distance. Les entretenir dans leurs illusions ou leur tenir la dragée haute et obtenir égard et considération… quitte à revendiquer « l’immoralité ». Il y a dans toute l’œuvre de Guy de Maupassant — ses nouvelles tout particulièrement — des portraits de ces femmes courageuses qui, dans un siècle éminemment masculin et patriarcal, ont su résister et marquer leur indépendance vis-à-vis des hommes. Si Maupassant jouissait d’une réputation de viveur et de faune invétéré, l’auteur, le nouvelliste était, lui, plus sensible et, dans une certaine mesure, militant. Il a su, à travers ses différents portraits de femmes — La Mère Sauvage, Rosalie Prudent, Jeanne dans Une vie, Élisabeth Roussel dans Boule de suif, Madame Loisel dans La Parure… brosser un tableau varié de la condition féminine : de la plus misérable à la plus brillante, de la plus tragique à la plus comique, de la plus victime à la plus combattante. Ce spectacle est un hommage à toutes ces femmes évoquées et souvent invisibilisées, qui surent par leur ingéniosité et leur intelligence se servir des armes masculines pour les appliquer aux hommes. « Tel est pris qui croyait prendre », disait Jean de La Fontaine dans une de ses fables : c’est la leçon qu’en tireront ces messieurs d’un autre temps, bien heureusement pour nous, mesdames, aujourd’hui. Certes, nous ne sommes pas au bout du chemin, mais il a bien fallu commencer, et cette comédie en est l’illustration. « Ne soyez pas si naïfs, messieurs, vous n’êtes maîtres de rien ! »
Jean-Pierre Hané
Des interprètes percutants et sur le fond, un éclairage très intéressant sur la condition de la femme à l'époque de Maupassant. Bravo à la troupe qui nous a fait rire tout en abordant des thèmes profonds et qui résonnent encore à l'heure actuelle.
Réservé via Theatreonline
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Des interprètes percutants et sur le fond, un éclairage très intéressant sur la condition de la femme à l'époque de Maupassant. Bravo à la troupe qui nous a fait rire tout en abordant des thèmes profonds et qui résonnent encore à l'heure actuelle.
Réservé via Theatreonline
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