L'École des femmes

6 avis
Paris 11e

du 23 février au 4 juin 2026 1h30

L'École des femmes

CLASSIQUE Comédie de moeurs - 19% 11 - 39 €

C'est autour d'une version « limpide, organique, vivante et visuelle, porteuse de modernité et subversive » de la pièce de Molière que Frédérique Lazarini souhaite réunir les spectateurs, avec la certitude que, même en alexandrins, les maximes de cette « éducation sentimentale » ne sont pas toujours surannées...

L'École des femmes - Photographies

  • Une éducation sentimentale

C'est l'histoire d'une journée dans la maison d'Arnolphe, ce tuteur qui aime et veut épouser sa pupille, mais qui, pour qu'elle reste bien à lui, l'éduque dans l'ignorance et l'isole du monde extérieur…

On sait que la comédie contrarie son projet et le ridiculise, mais on peut compter sur Frédérique Lazarini, qui la met en scène pour ne pas renoncer pour autant à la complexité du fait amoureux et n'en négliger, de part et d'autre, ni les abus, ni les beautés.

C'est autour d'une version « limpide, organique, vivante et visuelle, porteuse de modernité et subversive » qu'elle souhaite réunir les spectateurs, avec la certitude que, même en alexandrins, les maximes de cette « éducation sentimentale » ne sont pas toujours surannées...

  • La presse

« Frédérique Lazarini livre de L'École des femmes une vision exaltante, en frayant un passage vers la liberté, au fil de cinq actes sublimes de fraîcheur, sensualité secrète et poésie du quotidien. » TTT Télérama

« Agnès (très convaincante Sara Montpetit) devient à elle seule une ode à l'intelligence féminine. Quant à Arnolphe, Cédric Colas incarne à la perfection sa folie, sa fragilité, sa colère, son désespoir. Hugo Givort prend son essor avec ce rôle à la mesure de son talent, un talent démultiplié puisque ce jeune comédien-vidéaste a participé à la scénographie de haut vol de François Cabanat. S'ajoutent aux trois rôles principaux Emmanuelle Galabru, Guillaume Veyre et Alain Cerrer, tout aussi convaincants. » Tatouvu.com

« Après l’incontestable réussite du Voyage de Monsieur Perrichon de Labiche, Frédérique Lazarini, avec L’Ecole de femmes signe de nouveau une mise en scène de très haut vol. Créatrice inspirée, talentueuse, érudite, irrévérencieuse et pourtant si fidèlement honnête aux œuvres, elle porte les valeurs d’un théâtre exigent à la portée du plus grand nombre. Un théâtre éclairant ! » Pianopanier.com

« La mise en scène de Frédérique Lazarini procure au public un complet bonheur, s'appuyant sur la très belle scénographie de François Cabanat et sur l’épatante installation du vidéaste Hugo Givort. Bravo à Dominique Bourde et Isabelle Pasquier aux costumes ! François Peyrony a composé une très belle partition. C'est brillant ! » De la cour au jardin

« La mise en scène exacerbe les situations, se plaît à faire surgir l’humour, à faire émerger la complexité et l’humanité des personnages. Elle décoche ses flèches contre le patriarcat, mais montre aussi la fulgurante souffrance d’Arnolphe. Les élans du cœur rejoignent ceux de l’esprit, dans un souffle de liberté. Cédric Colas est absolument remarquable d’intensité en Arnolphe, dans sa violence mais aussi son humanité. La toute jeune comédienne québécoise Sara Montpetit interprète de manière saisissante l’enfant naïve qui se rebelle, ignorante des hypocrisies du monde, découvrant l’amour en la personne du charmant Horace (Hugo Givort). » La Terrasse

« L'interprétation remarquable de Cédric Colas et de Sara Montpetit porte haut et fort le parti pris de la metteuse en scène. Tous deux sont d'une justesse et d'une finesse de jeu éblouissantes. » La Revue du Spectacle

« Donner corps à Arnolphe, cet être à double identité, aussi attachant que détestable, demande une virtuosité que Cédric Colas possède absolument. Dans un registre très romantique, Hugo Givort séduit par sa prestance et sa détermination. » Coups d’œil

« Metteur en scène avertie, Frédérique Lazarini aime revisiter ce qu'on appelle les classiques (qui ne le sont pas toujours tant que cela !) à l'aune de notre époque contemporaine. Plaçant Agnès sous l'œil de caméras de surveillance, elle souligne la toxicité d'Arnolphe mais aussi une irrépressible soif d'émancipation. » Vogue

« Frédérique Lazarini adapte en virtuose la comédie de Molière. Magicienne du théâtre, elle irrigue le spectacle de trouvailles judicieuses, mêle les époques avec subtilité jusqu'à la musique de François Peyrony qui rythme les humeurs d'Arnolphe. » Le Figaro

« Formidable version. Frédérique Lazarini nous offre un spectacle bouleversant et drôle. Un ogre que cet Arnolphe qu'incarne magistralement Cédric Colas, en variations fascinantes. C'est brillant et enthousiasmant. » La Tribune Dimanche

« Frédérique Lazarini, tout en conservant la magie de l’humour de cette pièce de théâtre écrite en 1662, en souligne les aspects les plus sombres. » L’Humanité

  • Note de la metteuse en scène

Le destin d'Agnès, confiée à Arnolphe alors qu'elle n'avait que quatre ans et élevée dans un couvent, me permet de reprendre le fil d'un cycle dédié aux héroïnes qui résistent, ou s'affranchissent… se soulevant contre un ordre aussi complexe que tenace. La pièce (un peu à l'image du Cid que j'ai créé en 2024) est l'œuvre emblématique du théâtre classique et certaines interprétations auront marqué l'histoire… C'est sans évacuer cette mémoire que j'avais envie de sonder cette tragi-comédie pour en questionner la complexité, le tragique et la pertinence aussi.

Car, au-delà du discours comique sur le contrat matrimonial en vigueur à l'époque, il y a cette jeune fille confinée, surveillée, la jalousie maladive d'un tuteur… et son initiation à l'amour qui, tout-puissant, transforme les personnages, construisant Agnès, ouvrant les yeux d'Horace et terrassant Arnolphe. Dans ce rituel de passation de la femme, on assiste à la victoire du charme et de la jeunesse sur le modèle ancien, vieux barbon rétrograde dans certaines interprétations, que Cédric Colas rend complexe, troublant… humain, trop humain ?

Quant à la douce Agnès, si sa personnalité émerge, se dessine et s'enhardit, j'avais envie que cette transformation soit mise à nue dans une installation qui ne lui laisse aucune intimité, aucun jardin secret, jusqu'à ce qu'elle ait la force de s'en affranchir pour explorer, libre, ses contours propres.

Maison transparente et caméras de surveillance ont été mes points de départ dramaturgiques, dont le scénographe François Cabanat et le vidéaste Hugo Givort se sont faits les interprètes. La tendre pupille, dans sa chambre d'enfant aux parois de verre, n'a jamais été bercée que par un discours unique et son éducation s'est construite sur les seuls préceptes de son protecteur, jaloux et possessif. Elle est cette enfant à qui l'on refuse le droit de grandir, la liberté de penser, d'explorer et de choisir sa destinée. Constamment surveillée, maintenue sous dépendance, celle qui un jour se confronte au dehors (et à l'amour) a atteint l'âge des bouleversements du corps et des émois du cœur, mais souffre de la naïveté extrême qu'on a soigneusement entretenue en son esprit.

Pourtant, sous l'étoffe de son innocence, chrysalide qui peu à peu se craquelle, Agnès, devenant presque hardie, se tient au seuil de sa métamorphose, prête à exister… et son épanouissement soudain et irréductible entraîne Arnolphe dans une descente aux enfers.

On la sent à l'orée de grandes découvertes, et l'on soupçonne que cette ingénue apprendra très vite à vivre, à aimer. Car dans cette pièce il est bien sûr question d'amour… Arnolphe l'aime, depuis toujours, avec excès, abus et maladive jalousie. Il l'a élevée pour un jour la posséder, il l'a éduquée pour que sa jeunesse puisse « servir » et enchanter sa maturité. Agnès le chérit en retour comme le tuteur qu'il est, comme le père qu'il devrait rester, qui lui assura soins, éducation, affection et protection. Dévouée, crédule et confiante, elle ne s'en méfiera pas… jusqu'à ce que quelque chose en elle se mette à résister.

Car, enfin, elle tombe immédiatement sous le charme d'Horace, ce « jeune homme bien fait » qu'elle aperçoit de son balcon et qui, pourtant bien plus averti, se laisse lui aussi prendre le cœur.

L'initiation d'Agnès se fera donc tantôt par l'amour (celui qui affole les sens), tantôt contre lui (celui qui contraint et emprisonne). Il lui faudra pour l'atteindre sortir de cette cage de verre où le jaloux l'a enfermée et la scrute comme une proie mise à nue, se laissant conter ce qui échappe à sa vigilance maladive par un involontaire confident, Horace, persuadé, lui, d'ouvrir son cœur auprès d'une oreille amie. Arnolphe se verra châtié et couvert de ridicule. Il avancera comme un héros dont on peut rire tant son projet était en décalage avec son statut, son âge… un héros parfois tragique pourtant dans sa tentative désespérée de gagner ses combats, dans son incapacité à renoncer à Agnès, dans son aliénation. On le verra souffrir, sombrer, objet d'une raillerie… cruelle ?

Cette École des femmes questionnera notre monde, tellement sournoisement surveillé lui aussi. Un monde où les Arnolphe sont en principe punis, où les jeunes filles pensent suivre leurs propres inclinations, où les jeunes gens semblent si libres… Un monde où, comme en tout monde, les transports amoureux de ces êtres, qui mutuellement se cherchent, se trouvent, sont inaliénables malgré les obstacles. Et où l'amour et le rire sont parfois sans pitié.

 

           Frédérique Lazarini

Sélection d'avis des spectateurs - L'École des femmes

Super mise en scène Par hervéP - 8 mars 2026 à 17h21

Original et bien joué Bravo

Réservé via Theatreonline

Un spectacle rythmé Par stéphanieL - 8 mars 2026 à 10h00

J’ai bien aimé cette mise en scène contemporaine de la pièce. Le texte est génial, les acteurs sont bons, le décor inventif. Dommage qu’on ne comprenne pas toujours tout, certains acteurs parlant vraiment trop vite.

Réservé via Theatreonline

Affrontement toujours d'actualité Par Brigitte S. - 3 mars 2026 à 16h09

L’École des femmes présentée par Frédérique Lazzarini apporte une approche virtuelle et dynamique. Revivifiée mais tout en respectant l'esprit et le texte, les comédiens plein de vie et de présence nous accompagne avec bonheur dans cette présentation contemporaine.

Belle école ! Par François L. - 1er mars 2026 à 18h03

Après Le Cid, de Corneille, voici venu Molière, avec l’École des femmes. Frédérique Lazzarini nous enchante une fois de plus dans sa capacité à rendre les œuvres classiques fluides et claires, dans une modernité de bon aloi qui n’empêche pas la fidélité. Les ressorts comiques de Molière sont bien là. La metteuse en scène a pu s’appuyer sur de très bons interprètes et a fait un usage pertinent de la vidéo. C’est avec plaisir qu’on retrouve l’École des femmes !

L'école des femmes Par Elisabeth L. - 1er mars 2026 à 16h10

Mise en scène intéressante Bonne interprétation

Réservé via Theatreonline

Beaucoup de plaisirs Par Frederic C. - 1er mars 2026 à 09h58

Une belle mise en scène et jeu d'acteurs. Et quel plaisir de retrouver la langue de Molière.

Réservé via Theatreonline

Moyenne des avis du public - L'École des femmes

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Super mise en scène Par hervéP (10 avis) - 8 mars 2026 à 17h21

Original et bien joué Bravo

Réservé via Theatreonline

Un spectacle rythmé Par stéphanieL (11 avis) - 8 mars 2026 à 10h00

J’ai bien aimé cette mise en scène contemporaine de la pièce. Le texte est génial, les acteurs sont bons, le décor inventif. Dommage qu’on ne comprenne pas toujours tout, certains acteurs parlant vraiment trop vite.

Réservé via Theatreonline

Affrontement toujours d'actualité Par Brigitte S. (886 avis) - 3 mars 2026 à 16h09

L’École des femmes présentée par Frédérique Lazzarini apporte une approche virtuelle et dynamique. Revivifiée mais tout en respectant l'esprit et le texte, les comédiens plein de vie et de présence nous accompagne avec bonheur dans cette présentation contemporaine.

Belle école ! Par François L. (416 avis) - 1er mars 2026 à 18h03

Après Le Cid, de Corneille, voici venu Molière, avec l’École des femmes. Frédérique Lazzarini nous enchante une fois de plus dans sa capacité à rendre les œuvres classiques fluides et claires, dans une modernité de bon aloi qui n’empêche pas la fidélité. Les ressorts comiques de Molière sont bien là. La metteuse en scène a pu s’appuyer sur de très bons interprètes et a fait un usage pertinent de la vidéo. C’est avec plaisir qu’on retrouve l’École des femmes !

L'école des femmes Par Elisabeth L. (1 avis) - 1er mars 2026 à 16h10

Mise en scène intéressante Bonne interprétation

Réservé via Theatreonline

Beaucoup de plaisirs Par Frederic C. (1 avis) - 1er mars 2026 à 09h58

Une belle mise en scène et jeu d'acteurs. Et quel plaisir de retrouver la langue de Molière.

Réservé via Theatreonline

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