Je m'en vais mais l'État demeure

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La Scala Paris , Paris

Du 02 au 11 mai 2019
Durée : 1h10 par épisode

CONTEMPORAIN

,

Documentaire

Que s’est-il passé ces six dernières années ? Depuis septembre 2016, Hugues Duchêne réunit les camarades qu’il a rencontré à l’Académie de la Comédie-Française pour réaliser une heure de spectacle avec l’année écoulée.

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Spectacle terminé depuis le 11 mai 2019

 

Photos & vidéos

Je m'en vais mais l'État demeure

De

Hugues Duchêne

Mise en scène

Hugues Duchêne

Avec

Pénélope Avril

,

Vanessa Bile-Audouard

,

Théo Comby Lemaitre

,

Juliette Damy

,

Hugues Duchêne

,

Robin Goupil

,

Marianna Granci

,

Laurent Robert

,

Gabriel Tur

  • Feuilleton théâtral

L’année 2016-2017 fût marquée par les élections présidentielles américaine et française. L’année 2017-2018 fût riche en actualité judiciaire, et par chance, Hugues l’a passée dans les tribunaux. L’année 2018-2019, entre la démission de Nicolas Hulot et la révolte des gilets jaunes, Hugues a employé tout son temps libre à étudier le fonctionnement du parlement. Au cours de l'année 2019-2020, Hugues a suivi un ancien communicant présidentiel dans sa tentative de disrupter l'élection municipale parisienne, mais sa stratégie médiatique s'écrasa sur la crise du Covid et ce dernier est aujourd'hui chroniqueur chez Cyril Hanouna. Depuis Août 2020, Hugues tente de prendre le large en voyageant dans divers pays en posant toujours la même question : « Que reste t'il de l'influence française à l'étranger ? »

  • Note d'intention

L’année que j’ai passée à la Comédie-Française fut saisissante. Le premier mois, au cours d’une avant-première mondaine, j’ai découvert que j’étais assis à la même rangée que Jean-Michel Ribes. Neuf mois plus tard, après la création de ma première pièce de théâtre dans une salle de répétition du Français, je me retrouvais dans son bureau, au Théâtre du Rond-Point. Il n’avait pas vu la pièce, contrairement à sa conseillère en programmation, et c’est grâce à elle que j’étais là. Dès les premiers mots de Jean-Michel, je fus assez déçu :

« Jean-Michel : Oui, bon, j’ai eu votre texte, j’ai lu les premières pages, bon, je vois bien l’idée. Mais si vous voulez, bon si on prend votre pièce ce sera pas avant 2017/2018. Et comme l’histoire se passe en 2011, ça commencera à faire loin, surtout que la droite sera sûrement repassée d’ici là, et donc j’aimerais plutôt vous entendre sur ce que vous voulez faire après.
Hugues : Heu… Ce serait bien que vous veniez quand même voir ma pièce, on va la jouer au théâtre de La Loge en Septembre et...
Jean-Michel : Oui oui.
Hugues : Mais… Bah après je ferais bien une pièce sur un copain qui est devenu commissaire à Calais. À la base on s’est rencontré au Mouvement des Jeunes Socialistes. Il est gay, personne le sait, et aujourd’hui il a sous ses ordres plein de gens qui votent FN. Pour moi y’a matière à faire un truc bien.
Jean-Michel : Ah oui c’est intéressant ça. En plus l’extrême droite, Calais - tout ça - ce sera toujours d’actualité. »

En y réfléchissant, je me suis dit que Jean-Michel n’avait pas tort. Calais, c’est une jolie tragédie contemporaine. Mais pour qu’une pièce soit vraiment d’actualité, il faut qu’elle décrive davantage qu’un fait actuel, sur lequel on ne saurait que se lamenter. Non, il faudrait que la pièce montrée au public continue d’être en mouvement. Que la pièce ne soit jamais terminée. En septembre 2016, fraîchement sorti de l’académie de la Comédie-Française, j’ai donc commencé à imaginer cette pièce. Elle commencerait au même moment et se terminerait à la date du jour où on la jouerait (voir la partie « contrat » de ce dossier). On y traiterait de l’actualité, et de l'évolution politique du pays. Entre la petite chronique et la grande fresque contemporaine. Entre ma vie intime et celle du pays.

Comme dans mes autres pièces, le plateau est vide. Quelques chaises, un piano, et une batterie constituent le seul mobilier. C’est l’art de l’acteur qui est au centre de la pièce, et les situations entre les personnages en sont le moteur. Disons que c’est un théâtre d’acteurs.

Comme je le dis quand je veux faire mon intéressant : « Pour moi, le théâtre, c’est de la pulsion de vie en boîte ». La formule avait d’ailleurs plu à Jean-Michel.

  • La presse en parle

« Hugues Duchêne a suivi les procès qui ont marqué la première année d'Emmanuel Macron : Hugues Duchêne les a suivis avec la même attention que celle qui l'avait fait s'immiscer dans tous les meetings, souvent au culot, pendant la campagne. Le résultat est réjouissant : une bande de sept bons acteurs passe en revue une année judiciaire, sociale et politique. C'est enlevé, drôle, malin. » Brigitte Salino, Le Monde

« Il faudra suivre de près ce grand duduche dégingandé formé à l'Académie formé à l'Académie de la Comédie-Française. Le jeune homme insolent attrape dans les filets de sa fiction les figures d'Olivier Py, Frédéric Mitterrand, Nicolas Sarkozy, Luc Bondy, Carla Bruni, sa soeur et même Emmanuel Macron. C'est gonflé et diablement bien fait par l'auteur-metteur en scène et ses acolytes acteurs qui enfilent les costumes de ces prestigieux personnages sans trembler. Il glisse le pied dans les coulisses du monde politique et le fait avec l'aplomb de jeunes gens que rien ne saura arrêter dans leur course. Car cette course est vitale. Et joyeuse. » Télérama.fr

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