Angels in America

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Cartoucherie - Théâtre de l'Aquarium , Paris

Du 15 novembre au 10 décembre 2017
Durée : Intégrale 4h30 avec entracte

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

Entre saga feuilletonnesque et cabaret décoiffant, la « Fantaisie gay sur des thèmes nationaux » (qui a reçu le célèbre prix Pulitzer) est le portrait génial et insolent de notre Occident en pleine mutation.
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Angels in America

De

Tony Kushner

Mise en scène

Aurélie Van Den Daele

Avec

Antoine Caubet

,

Émilie Cazenave

,

Gregory Fernandes

,

Julie le Lagadec

,

Alexandre Lenours

,

Sidney Ali Mehelleb

,

Pascal Neyron

,

Marie Quiquempois

Spectacle en deux parties (à voir en intégrale ou séparément) :
Partie 1 les jeudis 16 & 23 novembre 20h (2 heures)
Partie 2 les jeudis 30 novembre & 7 décembre 20h (2 heures)
Intégrale mercredi 15 nov. à 19 h & les vendredis à 19h30 / les samedis & dimanches 16h (4h30 avec entracte)

  • Entre saga feuilletonnesque et cabaret décoiffant

New-York, 1985. Tandis que le président Reagan chante les vertus de la mondialisation libérale, se croisent en coulisses les destins de Prior et Louis, qui s’aiment mais que la maladie sépare ; de Joe et Harper, autre couple à la dérive (sexualité incertaine pour lui, foi religieuse asphyxiante pour elle) ; de Belize, infirmier émérite mais stigmatisé parce que Noir et drag queen ; de Roy le politique, mouillé dans un scandale financier, prêt à tout pour garder sa place au sommet, etc.

Tous aiment, souffrent, luttent tandis que le sida révèle à l’Amérique ses peurs profondes... Heureusement qu’il y a aussi les Anges, venus remplacer Dieu (parti en vacances) pour veiller sur eux !

Entre saga feuilletonnesque et cabaret décoiffant, Angels in America (qui a reçu le célèbre prix Pulitzer) est le portrait génial et insolent de notre Occident en pleine mutation.

Version écourtée avec l’approbation de Tony Kushner.

  • La presse

« L’intrigue est si intelligemment articulée et les personnages si bien dessinés qu’on ne sent pas passer les 4h30 de spectacle. » L’Obs

« Fresque humaine, historique, mythologique puissante d’une intelligence et d’une habileté qui forcent le respect. » La Terrasse

« Une scénographie somptueuse. (…) La mise en scène célèbre la puissance du théâtre. » Les Trois Coups

  • Note d'intention

« Fantaisie gay sur des thèmes nationaux » est le sous-titre de la pièce, il contient en lui tous les éléments du projet.

La question de la représentation, enjeu formel à réinventer
La pièce évoque un mouvement musical. Les thèmes se croisent, comme dans une sonate, se superposent comme dans une fugue. Ainsi, des scènes s’enchaînent, à quelques heures ou jours d’intervalle tandis que d’autres se superposent, jouant dans une simultanéité d’images ou de paroles. Parfois, deux scènes différentes avec deux couples et les répliques alternées de chacun se répondent tout d’un coup. Parfois encore, il a recours à des flash-backs, parfois il laisse des personnages de la scène précédente dans la suivante.

Formellement, Tony Kushner n’a peur de rien. Il s’amuse de codes théâtraux en jouant avec les formes de la représentation : réalisme contre distanciation, théâtre dans le théâtre, rupture de registres.Tony Kushner est résolument un homme qui aime le théâtre.

C’est la recherche de sa théâtralité qui s’annonce passionnante : elle est puissante, évocatrice, large et généreuse.

C’est pourquoi je souhaite creuser la piste qu’il propose : une distribution mixte dans laquelle hommes et femmes jouent indifféremment les deux genres.

Comment réinventer cela, reinvestir cette tradition théâtrale qui s’appuie sur la force de l’imaginaire ? Sans outils explicatifs mais dans une contemporanéité radicale. Ce sont les acteurs qui convoquent les personnages dans une virtuosité cinématographique.

Le rythme et le mouvement, enjeux de l’épopée
Le mouvement est celui des scènes qui s’entrechoquent, celui de ces êtres englués dans leurs archétypes qui convoquent sans cesse des voyages : hallucinations, départs vers de nouvelles perspectives, errances dans les rues de New-York), allers-retours entre les pôles du bien et du mal, entre l’Amérique et l’URSS, le conservatisme et le progressisme.

Pour transposer cette épopée aux lieux multiples (appartement des protagonistes, bureaux de la cour, hôpital...) je fais confiance à l’illusion théâtrale et j’imagine un espace unique où les personnages circulent à vue. Tony Kushner disait lui-même « la pièce tire avantage d’un style de représentations réduit, avec un minimum de décors et des changements de scène rapides ».

Notre espace hétérotopique ne pose pas les situations, ce sont les acteurs qui créent les cellules dans lesquels ils évoluent.

Les scènes s’enchaînent rapidement avec la détente d’un long plan-séquence.

L’Histoire interrogeant l’urgence
La pièce est contextualisé dans les années 80 en Amérique mais fonctionne avant tout dans un parfum de fin des temps, la crainte de cette apocalypse à venir, de ce retour aux fondamentalismes qui résonne étrangement avec aujourd’hui.

Pour rendre compte de cela je travaillerai une direction d’acteurs aiguisée : un jeu vif et une diction rapide pour se décaler du réalisme des situations.

Pour cela, nous nous replongeons dans le contexte historique pour trouver la violence des rapports.

La question de l’adresse est fondamentale dans notre projet. Tony Kushner laisse de nombreuses portes ouvertes à ce sujet : Harper est un personnage qui erre dans une profonde solitude. Ces soliloques s’adressent-ils à elle-même, ou aux spectateurs, témoins de son hallucination en même temps qu’elle ?

Le prêche du rabbin qui ouvre la pièce s’adresse-il aux personnes présentes pour l’enterrement ou au public venu ce soir-là ?

Sans moralisme aucun, je souhaite tirer les fils de cette dramaturgie en action pour retrouver à qui se donne le texte.

Les Anges, une histoire de l’art à inventer
Comme peut l’être le choeur quand on monte une tragédie antique, les Anges qui peuplent la pièce sont une question de taille. Comment les représenter, les matérialiser sur le plateau ?

Tony Kushner ne se gêne pas pour « tailler un costard » à ces anges, venus remplacer Dieu par intérim. Il creuse ce sillon pour faire exploser l’image romantique de l’ange déchu et nous interroger sur nos propres conceptions spirituelles, artistiques et historiques.

L’Ange est à la fois une création de son esprit qui permet à notre héros de voyager mais elle est aussi une référence historique, mythologique. Kushner s’amuse à la transformer en figure réactionnaire, esseulée, abandonnée qui prône un monde sans mouvement, sans migration.

Aux Anges il oppose les humains qui ont la capacité d’imaginer. C’est cette piste que nous creuserons.

Notre Ange sera comme un récéptacle, un support sur lequel l'Histoire s’inscrit : il est chair, livre, écran sur lesquels se rejouent les événements.

Ces Anges seront questionnés à travers la place du spectateur. Elle est toujours très importante dans nos projets : je cherche toujours à le mettre au centre dans une écoute particulière, grâce à un travail d’espace et de technique très poussé.

Nous travaillerons la dimension de l’apparition, nous questionnerons son « entrée », les bascules entre les mondes à l’aide de l’outil vidéo mais aussi du dispositif de diffusion du son qui entourera le spectateur, le surprenant parfois à jardin, parfois à cour, créant les allers-retours entre les mondes.

Une fresque théâtrale sans frontière
Nous travaillerons la dimension de l’étonnement : pour les acteurs, l’enjeu sera de questionner l’étonnement renouvellé face aux apparitions et aux sensations visuelles que Tony Kushner propose.

Pour les spectateurs, il s‘agit de chercher le transport : où sommes-nous ? Dans la salle de théâtre ou dans un monde poreux ou les réalités se mélangent ? Certaines scènes seront filmées à l’extérieur du théâtre dans un direct permettant de s’interroger sur ces frontières : frontière scène/ salle, frontière public/acteurs, acteurs/personnages pour rendre encore et toujours le spectateur actif.

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