Violences conjuguées

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Mains d'Œuvres , Saint-Ouen

Du 26 au 30 septembre 2017
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

Violences conjuguées c’est le parcours d’un homme, qui, confronté à ses réactions vis à vis de la violence dans son quotidien, enquête sur son enfance. Ces coups dont il n’a pas de souvenirs, ce père qui ne l’est plus. Mais les récits de ses proches sont troués, et parfois même contradictoires.
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Violences conjuguées

De

Bryan Polach

,

Karine Sahler

Mise en scène

Bryan Polach

,

Karine Sahler

Avec

Bryan Polach

  • Traces de la violence

Un jour, j’ai demandé à ma mère de revenir une fois de plus sur les violences qu’elle avait subies entre mes 0 et 3 ans et ce à quoi nous avions assisté mes sœurs et moi particulièrement. Nous avions décidé que ce serait la dernière fois. J’en ai donc gardé une trace. J’ai enregistré notre échange avec sa permission. Puis j’ai réécouté plusieurs fois l’interview, comme pour m’immuniser. J’ai commencé à jouer notre entretien.

Violences conjuguées c’est le parcours d’un homme, qui, confronté à ses réactions vis à vis de la violence dans son quotidien, enquête sur son enfance. Ces coups dont il n’a pas de souvenirs, ce père qui ne l’est plus. Mais les récits de ses proches sont troués, et parfois même contradictoires. Alors la quête de vérité devient une quête de réconciliation.

Seul au plateau, le comédien incarne tour à tour cet homme, les membres de sa famille qu’il questionne, mais aussi, comme autant d’incursions venant hanter son imaginaire et le nôtre, les protagonistes de passés beaucoup plus lointains, un chevalier-viking...

Peut-être que les traces de la violence, et les moyens de s’en libérer, sont les mêmes pour la petite et pour la grande histoire.

  • Note d'intention

Violences conjuguées
Le point de départ de la pièce, ce sont les violences conjugales vécues par la mère quand le personnage était enfant. Les mécanismes de ces violences au sein du couple sont présents (dans le discours de la mère « c’est le prix à payer pour dire non » ou dans celui du père « j’ai fait une simple pichenette »), mais ils ne sont pas décortiqués en tant que tels. Ce qui nous intéresse, c’est comment cette violence originelle ressort dans la vie quotidienne de celui qui les a vécues, presque inconsciemment. La violence est un point de départ, mais traitée plutôt sous l’angle : ce qu’on en fait, comment on s’en libère. Ainsi le spectacle n’est pas une enquête ou une reconstitution, encore moins une condamnation ou le récit d’une enfance malheureuse. Notre ambition est plutôt d'approcher une certaine légèreté, et même de faire naitre le rire.

Mémoire(s)
Le personnage part à la recherche d’une histoire dont il n’a pas de souvenirs. Les évènements ont eu lieu quand il était petit, ou même plus grand, mais il ne s’en souvient pas, et il doit faire avec la mémoire des autres. Ce qu’ils racontent, ce dont ils se souviennent, ou pas. Leurs récits se troublent, ils sont parfois contradictoires. Au fur et à mesure, il se rend compte que la quête d’une vérité est illusoire : toutes les mémoires existent ensemble, aucune n’est vraie ou fausse, c’est à partir de cela qu’il faut se construire.

Identité(s)
Les violences familiales sont abordées du point de vue du fils. Qui n’en a aucun souvenir propre, et s’est construit avec un mélange de révolte, de culpabilité, et de peur de fantasmer de faux souvenirs. Devenu adulte, avec l’arrivée de son bébé, il s’interroge sur ce qu’il va transmettre, et donc sur son identité. Qui est-il ? Est-il déterminé par son histoire ? Dans le spectacle il est question de la possibilité de se détacher, un peu, de ce dont on a cru qu’il nous définissait, indéniablement et fatalement. Ce qui nous intéresse, c’est de travailler la question de l’identité masculine. Nous nous interrogeons sur les injonctions latentes, explicites ou non, à une virilité souvent teintée de violence, qu’il agisse de protéger, d’être fort, puissant. L’influence des modèles sociaux féminins et les aliénations qu’ils peuvent causer nous semblent bien travaillés dans la recherche et l’art, mais il nous semble plus rare encore de trouver ces processus décortiqués pour les hommes.

Résilience
En acceptant que des vérités peuvent coexister, que les sentiments, même ceux qui sont indicibles et contradictoires, peuvent être nommés et exister ensemble, la compassion devient possible et l'homme peut prendre sa place. Un homme qui veut s'accomplir pleinement en acceptant ses peurs, ses fragilités, son impuissance et ses larmes.

Petite et grand histoire
L’hypothèse qui fonde notre travail est que raconter ce parcours individuel permet de poser des questions qui traversent les sociétés de manière plus collectives. Rapport à l’histoire et à la mémoire des évènements violents et tabous, identité et place des hommes.

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