Trilogie du revoir

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Les Gémeaux - Scène Nationale de Sceaux , Sceaux

Du 09 au 20 mars 2016
Durée : 2h45

CONTEMPORAIN

A l'occasion d'une exposition qu'ils ne verront pas, les personnages de Botho Strauss, mis en scène par Benjamin Porée, nous tendent un miroir et posent une question cruciale : comment vivre ensemble ?
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Spectacle terminé depuis le 20 mars 2016

 

Photos & vidéos

Trilogie du revoir

De

Botho Strauss

Mise en scène

Benjamin Porée

Avec

Lucas Bonnifait

,

Valentin Boraud

,

Anthony Boullonnois

,

Antoine Cegarra

,

Guillaume Compiano

,

Sylvain Deuiade

,

Philippe Dormoy

,

Christian Drillaud

,

Macha Dussart

,

Joseph Fourez

,

Mathieu Gervaise

,

Pierre Giafferi

,

Elsa Granat

,

Nicolas Grosrichard

,

Garlan Le Martelot

,

Sophie Mourousi

,

Mireille Perrier

,

Edith Proust

,

Hélène Rencurel

,

Aurélien Rondeau

  • Opéra arty

« Comment vivre  ?

La vieille question que se posent les oisifs dans les pièces de Tchekhov. Reposée cent ans plus tard, avec la même naïveté… Comme l’on vivrait bien avec les aimables épaves de Tchekhov  ! Les épaves d’aujourd’hui sont de malfaisante façon des gens qui ne rêvent pas, prosaïques, éclairés, totalement dépourvus de sentimentalité. Amortis dans l’âme. Esclaves à problèmes. Ruines d’intelligence. Restes de réalistes. Petits, tout petits fantoches du général dont jamais ne sortiront de beaux indifférents, des pensifs illusionneurs d’eux-mêmes. »

Botho Strauss

Le petit cercle des Amis des Arts se retrouve pour découvrir la nouvelle exposition de Moritz, directeur d’un musée perdu dans la nature. La confrontation avec les tableaux, mais surtout avec les autres, révèle bien vite la solitude et le désespoir des individus. Botho Strauss place au cœur de Trilogie du revoir la question de la représentation  ; celle du réel qu’offrent la peinture, le théâtre, la photographie, la littérature, et celle que chacun se construit pour affronter ou attirer les regards.

Cette réflexion sur les images et sur l’image de soi est l’occasion pour Benjamin Porée d’explorer à nouveau la crise intime d’êtres sans repères. Êtres qui ne sont « pas tout à fait personne et pas encore quelqu’un » et qui, même lorsqu’ils sont appelés à prendre parti face à la censure de l’exposition, ne parviennent pour la plupart qu’à la compromission. Parmi eux restent les voix du poète et du fervent amateur d’art, qui rappellent que revoir des œuvres est une lutte contre l’oubli et les adieux.

Accentuant les effets photographiques qui structurent la pièce de Botho Strauss, Benjamin Porée donne au spectateur la sensation d’être en mouvement, d’être un visiteur qui s’approcherait ou choisirait l’angle pour examiner un détail. (…)

  • La presse

« On retrouve le sens de l'espace de Benjamin Porée - déjà démontré dans « Platonov » -, ses belles idées de mise en scène. » Philippe Chevilley, Les Echos, 24 juillet 2015

«  Benjamin Porée a remis son ouvrage sur le métier, resserré, repris ici ou là, repensé la place de la musique, de la vidéo. Les thèmes demeurent ceux du vide et de la solitude. Pour cette reprise, on devrait avoir le sentiment, comme spectateur, d’être plus concerné encore (...). Car c’est un miroir que nous tend Botho Strauss, et les lumières sont cruelles… Un spectacle qui tire beaucoup de sa force et de son charme du jeu des comédiens que l’on aimerait tous citer. » Armelle Héliot, Le Figaroscope, 9 mars 2016

  • Note d'intention

« Trilogie du Revoir pose la question de l’idéal de vie, de la capacité pour ces individus de vivre dans une réalité à son tour victime d’un héritage non tenu, pervertie et tributaire de la toute présence de l’économie. Ici, dans cette neuve société de consommation, dépeinte par Strauss, l’argent tend sa toile de fond. En 1975, date à laquelle se déroule la pièce, nous sommes en plein cœur des secousses économiques liées aux Chocs Pétroliers entre autres, les personnages sont donc et sur tous les aspects dans une crise.

Une crise dont 2015 ne semble pas encore être l’issue. Nous sommes donc comme les personnages de la pièce nous aussi encore dans cette même crise. Nous en sommes les enfants, les observateurs par naissance et nous devons continuer d’en témoigner.

Botho Strauss écrit cette pièce quand la crise commence et quarante ans après je veux la monter, comme si le temps du contemporain avait été dilaté. Une crise infinie qui engendre un infini contemporain ».

Benjamin Porée

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