
Dans ses « Récréations philosophiques », Stéphanie Aflalo orchestre de réjouissantes et détonantes rencontres entre le théâtre et la philosophie. Avec Tout doit disparaître, elle s’appuie sur sa relation à son père pour offrir une réflexion émouvante sur le deuil et le temps.
Avec ses « Récréations philosophiques », Stéphanie Aflalo propose des confrontations pleines d’humour entre théâtre et philosophie. Cette fois, elle s’inspire de la pensée de Jacques Derrida pour mieux la faire dérailler. « Chaque fois unique, la fin du monde », écrivait-il pour décrire la déflagration intime que provoque en nous la disparition d’un·e proche.
À partir de ces réflexions, Stéphanie Aflalo engage un dialogue à la fois intime et métaphysique avec l’image vidéo de son père, dont elle tient le goût de la farce et du débordement.
Entremêlant chant, danse et musique au piano, Tout doit disparaître devient un échange qui refuse de s’achever, une forme d’entraînement au deuil comme on répète une pièce, puisque philosopher, comme le veut l’adage, c’est apprendre à mourir.
Cultivant un sens très singulier de la sagesse, Stéphanie Aflalo livre une méditation burlesque sur le temps.
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