
Petit dernier d'une lignée de sept garçons, Mehdi est un enfant à part : sa mère et les étoiles l'ont décidé. Mais les destins tout tracés réservent parfois des surprises... Souvenirs, rêves et enchantements : Nasser Djemaï déploie toutes les menues magies du théâtre pour offrir un conte contemporain où le monologue se fait récit initiatique.
À partir de 10 ans
Certains sont nés sous une bonne étoile... Mehdi, lui, est né de leur collision. Un choc entre deux astres filants, rêvé par sa mère avant sa naissance. De quoi augurer un destin explosif. Programmé pour réussir, le jeune héros de la tribu verra pourtant quelques embûches se dresser sur son chemin... C'est ce parcours singulier et joyeusement mouvementé que Mehdi offre en partage, secondé par les voix et les objets de son enfance. Tantôt intimes, tantôt fantastiques, les tableaux épiques se succèdent, portés par un acteur intense et une scénographie inventive.
Un monologue plein de drôlerie et de rebondissements, que Nasser Djemaï a pensé « comme un rituel, un spectacle qui pourrait ressembler à une incantation, une prière ou bien un rendez-vous sacré ».
« Mêlant habilement le concret du quotidien et l'échappée onirique, le conte d'aujourd'hui signé par Nasser Djemaï et porté par Radouan Leflahi est une pépite, qui touche et interroge sur le sens de la vie. (...) Une partition maîtrisée de bout en bout, où l'intime révèle l'universel. » La Terrasse
Nasser Djemaï nous avait habitués à des pièces naviguant du réalisme vers l’onirique ou le fantastique. Dans Kolizion, on a de nouveau du réel et de l’irréel, mais c’est au début du spectacle que le héros, Mehdi, dont les déboires lui feront gagner le surnom de Kolizion, se voit, dès la nuit qui précède sa naissance, placé sous des auspices magiques ou divins. Cette pièce est un monologue, principalement un récit. Pour autant, la mise en scène de l’auteur, N. Djemai, la scénographie d’Emmanuel Clolus et l’excellent jeu de Radouan Leflahi lui confèrent une réelle théâtralité. Voilà pour la forme. Pour ce qui est du fond, ce conte laisse une grande part d’interprétation au spectateur. Je soupçonne Djemaï d’avoir mis beaucoup de lui-même dans Mehdi, seul enfant en réussite sociale de sa famille maghrébine. Les références sociales sont suffisantes pour que l’on se demande s’il s’agit d’une fable sur les transfuges de classe, mais assez floues pour que cela ne soit peut-être qu’une fausse piste. De même, on pourrait se demander s’il s’agit ici d’une lutte entre libre-arbitre et prédestination divine mais dans cette fiction, Dieu, s’il existe, est plutôt un magicien qui pousse Kolizion tantôt à se battre en croyant à sa bonne étoile, tantôt à être fidèle à ses souvenirs d’enfance. Nonobstant ces interrogations sur la morale de cette fable initiatique, Nasser Djamaï nous confirme ici qu’il est à la fois un grand conteur d’histoires et un très beau magicien de la scène.
Réservé via Theatreonline
Pour 1 Notes
Nasser Djemaï nous avait habitués à des pièces naviguant du réalisme vers l’onirique ou le fantastique. Dans Kolizion, on a de nouveau du réel et de l’irréel, mais c’est au début du spectacle que le héros, Mehdi, dont les déboires lui feront gagner le surnom de Kolizion, se voit, dès la nuit qui précède sa naissance, placé sous des auspices magiques ou divins. Cette pièce est un monologue, principalement un récit. Pour autant, la mise en scène de l’auteur, N. Djemai, la scénographie d’Emmanuel Clolus et l’excellent jeu de Radouan Leflahi lui confèrent une réelle théâtralité. Voilà pour la forme. Pour ce qui est du fond, ce conte laisse une grande part d’interprétation au spectateur. Je soupçonne Djemaï d’avoir mis beaucoup de lui-même dans Mehdi, seul enfant en réussite sociale de sa famille maghrébine. Les références sociales sont suffisantes pour que l’on se demande s’il s’agit d’une fable sur les transfuges de classe, mais assez floues pour que cela ne soit peut-être qu’une fausse piste. De même, on pourrait se demander s’il s’agit ici d’une lutte entre libre-arbitre et prédestination divine mais dans cette fiction, Dieu, s’il existe, est plutôt un magicien qui pousse Kolizion tantôt à se battre en croyant à sa bonne étoile, tantôt à être fidèle à ses souvenirs d’enfance. Nonobstant ces interrogations sur la morale de cette fable initiatique, Nasser Djamaï nous confirme ici qu’il est à la fois un grand conteur d’histoires et un très beau magicien de la scène.
Réservé via Theatreonline
Manufacture des Oeillets 1 place Pierre Gosnat 94200 Ivry-sur-Seine