
Dans Soliloque en 415, une femme, chanteuse, actrice, mannequin, sorte d’icône à la blondeur anachronique, débute un récital de chant lyrique. Rapidement, son chant cède la place à un soliloque vertigineux où elle nous invite avec ironie à découvrir la vitrine des images que l'on projette sur elle et son art du drapé. À partir de 12 ans.
À partir de 12 ans.
415 n’est ni un numéro d’urgence, ni celui d’une avenue à Beverly Hills, il désigne la fréquence (en hertz) de la note La en musique baroque. Seule en scène, elle tente d'échapper aux regards qui la scrutent. Derrière les images, il y a le gouffre. Alors, pour ne pas disparaître dans cette matrice, elle s’auto-met en scène, se jouant de l’image, du miroir, de l’écran… autant de boucliers contre la nuit humaine qu’il faut habiter. On pénètre progressivement dans les plis invisibles du salon musical de son âme, où la couleur baroque, entre démesure et inconstance, tisse un pont entre les morts et les vivants. Chanter, c’est le grand saut et le risque permanent de se désintégrer.
35, rue Léon 75018 Paris