Par une programmation exigeante, ouverte et pluridisciplinaire (théâtre, musique, danse, poésie, performances, arts numériques, nouvelles formes artistiques) et par une veille artistique constante, nous avons à cœur de croiser les nouveaux regards qui interrogent la société actuelle, le rapport à l’autre et à l’étranger, et provoquons la rencontre de talents émergents avec d’autres plus expérimentés et reconnus.
Notre désir d’accompagner les artistes qui rêvent le monde demain, de leur donner les outils et la résonance nécessaire pour nous aider comme ils l’ont toujours fait, à habiter le monde, font du Lavoir Moderne Parisien un véritable tremplin pour les grand•e•s de demain, un lieu de création qui soutient la vitalité et l’innovation artistique au sein d’une salle atypique et inspirante.
La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, merci de le préciser avant votre commande au 01 40 13 84 65 (pour vérification des disponibilités).
Le retrait des places s'effectue 30 minutes avant le début du spectacle.
La salle est climatisée.
Un bar est à votre disposition 1/2h avant le début du spectacle.
Un grand hangar, monté sur piliers de fonte, à plafond plat, dont les poutres sont apparentes. Fenêtres larges et claires. En entrant, à gauche, le bureau, où se tient la dame ; petit cabinet vitré, avec tablette encombrée de registres et de papiers. Derrière les vitres, pains de savon, battoirs, brosses, bleu, etc. A gauche est le cuvier pour la lessive, un vaste chaudron de cuivre à ras de terre, avec un couvercle qui descend, grâce à une mécanique. A côté est l'essoreuse, des cylindres dans lesquels on met un paquet de linge, qui y sont pressés fortement, par une machine à vapeur. Le réservoir d'eau chaude est là. La machine est au fond, elle fonctionne tout le jour, dans le bruit du lavoir ; son volant ; on voit le pied rond et énorme de la cheminée, dans le coin. Enfin, un escalier conduit au séchoir, au-dessus du lavoir, une vaste salle fermée sur les deux côtés par des persiennes à petites lames ; on étend le linge sur des fils de laiton. A l'autre bout du lavoir, sont d'immenses réservoirs de zinc, ronds. Eau froide. Le lavoir contient cent huit places.
Voici maintenant de quoi se compose une place. On a, d'un côté, une boîte placée debout, dans laquelle la laveuse se met debout pour garantir un peu ses jupes. Devant elle, elle a une planche, qu'on appelle la batterie et sur laquelle elle bat le linge ; elle a à côté d'elle un baquet sur pied dans lequel elle met l'eau chaude, ou l'eau de lessive. Puis derrière, de l'autre côté, la laveuse a un grand baquet fixé au sol, au-dessus duquel est un robinet d'eau froide, un robinet libre ; sur le baquet passe une planche étroite où l'on jette le linge ; au-dessus ; il y a deux barres, pour prendre le linge et l'égoutter. Cet appareil est établi pour rincer. La laveuse a encore un petit baquet sur pied pour placer le linge, et un seau dans lequel elle va chercher l'eau chaude et l'eau de lessive.
On a tout cela pour huit sous par jour. La ménagère paie un sou l'heure. L'eau de javel coûte deux sous le litre. Cette eau, vendue en grande quantité, est dans des jarres. Eau chaude et eau de lessive, un sou le seau. On emploie encore du bicarbonate - de la potasse pour couler. Le chlore est défendu.
Carnets d'enquêtes par Emile Zola, La Goutte d'Or 1875
C’était un immense hangar, à plafond plat, à poutres apparentes, monté sur des piliers de fonte, fermés par de larges fenêtres claires. Un plein jour blafard passait librement dans la buée chaude suspendue comme un brouillard laiteux. Des fumées montaient de certains coins, s’étalant, noyant les fonds d’un voile bleuâtre. Il pleuvait une humidité lourde, chargée d’une odeur savonneuse, une odeur fade, moite, continue ; et, par moments, des souffles plus forts d’eau de javel dominaient. Le long des batteries, aux deux côtés de l’allée centrale, il y avaient des files de femmes, les bras nus jusqu’aux épaules, le cou nu, les jupes raccourcis montrant des bas de couleurs et de gros souliers lacés. Elles tapaient furieusement, riaient, se renversaient pour crier un mot dans le vacarme, se penchaient au fond de leurs baquets, ordurières, brutales, dégingandées, trempées comme par une averse, les chairs rougies et fumantes. Autour d’elles, sous elles, coulait un grand ruissellement, les seaux d’eau chaude promenés et vidés d’un trait , les robinets d’eau froide…Les mares où elles pataugeaient, s’en allant par petits ruisseaux sur les dalles en pentes.
Extrait de L’assommoir, E. Zola, 1877
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35, rue Léon 75018 Paris