À tous ceux qui

du 4 au 22 mars 2026

À tous ceux qui

Fin des années quarante à la campagne. La pièce fait entendre les voix de trois générations d’un village, réunies en ce dimanche d’été.

  • Les voix d’un village

C'est une photo de famille qui se met à bouger. Les corps se lèvent un à un devant nous et font craquer le noir et blanc, qui se fendille, explose, et laisse apparaître le rouge des joues des enfants, les jalousies, les amours, les larmes d'une femme trop tôt mariée, la blondeur d'un adolescent en révolte, les vieillards qui ne quittent pas la fête. Un croisement d’histoires, un carrefour de paroles, un tissu de mots, un tissu social. L’étendue littéraire d’un village. Il a fait beau toute la journée. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. 

Cette foule, une seule comédienne la fait exister au bord d'un champ de blé, dans la chaleur de l'été... Une voix pour toutes ces voix, de même qu'à celle seule l'écriture flamboyante de Noëlle Renaude leur a donné la vie.

  • Note du metteur en scène

L’aventure de cette pièce de théâtre, montée lentement et avec passion, est l’occasion pour moi de retrouvailles avec la scène après des années consacrées à l’écriture romanesque. C’est aussi le plaisir de quitter la solitude de l’auteur, de me mettre au service d’une autre écriture, que j’admire tant, celle de Noëlle Renaude.  J’ai embarqué avec moi l’équipe idéale : Laetitia de Fombelle que j’ai rencontrée quand nous avions seize ans et montions notre premier spectacle, Valéry Faidherbe pour la création vidéo, Jean Pascal Pracht pour les lumières, Margaux Robin pour le son, Thibaut Fack en régie. Johan Farjot a composé et dirigé la musique. Nous avons réveillé notre compagnie théâtrale avec l’aide d’Adèle Maugendre. Et j’ai voulu créer le décor de ce jour d’été, accompagné d’Audrey Fabre.

Car il fait chaud. Là-bas, la famille est rassemblée. Ils sont des dizaines, âgés de quatre à cent ans. On sait juste que la guerre est passée, mais rien n’est vraiment fini. Des plaies luisent encore sous les lampions. On tourne sur la piste, on se tait, on parle, on boit un peu trop, on pleure, on est troublé par un homme qui nous fait danser, on dit « Sont-ils bêtes à se croire jeunes ! » ou bien « Moi j’ai bien rigolé pendant la guerre… », on se souvient, on rêve, on rit, on avoue tous ses secrets. Mais la musique couvre les voix. Alors j’ai préféré emmener la pièce un peu à l’écart de la fête. Un cercle de blé très haut n’a pas été moissonné.  C’est un refuge. On peut s’y cacher, on peut aussi s’y montrer tout entier. Ils sont donc trente-cinq à s’y égarer l’un après l’autre pour nous dire leur vérité. 
  

                                                                                                                                         Timothée de Fombelle

  • Note de la comédienne

L’histoire de ce texte pour moi. Découvert il y a une dizaine d’années. Je ne peux plus bouger sans lui. Chacun de ses personnages est une pépite rare, une petite pièce d’orfèvrerie humaine. Ils parlent de leur passé, de leur présent et savent parfois même l’avenir qui les attend. Jean-Luc Bournachoux, 13 ans : « Dans six ans, je tomberai amoureux d’une institutrice et je partirai vivre dans le Nord avec elle. Et je serai bon, pile pour l’Algérie. » Les regards, les voix changent, mais c’est la même journée. Une journée de noces ou de fête à la campagne, à la fin des années 40. Chacun dit ce qui lui est vital ou mortel. Et en quelques instants seulement, le personnage nous livre son mystère, son essence, ses blessures, son désir d’être ou d’aimer. Comme si au fil de nos vies et en seulement une heure sur scène on avait rassemblé les êtres qui nous ont le plus marqués. Les adolescents, les enfants, les éconduits, les indignés, les vieillards, les amoureuses… Ils défilent, et on le découvre peu à peu, ils sont tous liés les uns aux autres. Un personnage nous livre le secret d’un autre, avant que celui-ci nous parle. Son secret n’est pas celui que l’on croyait. Son secret est bien plus honteux ou bien plus savoureux. Un théâtre à vif, d’émotions, d’amour. Pour une comédienne, c’est le plus grand défi. On y entre par leurs failles, et on en sort avec une rage de vivre, un désir ardent de voir chaque personne comme un monde.

                                                                                                                                             Laetitia de Fombelle

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Informations pratiques - Cartoucherie - Théâtre du Soleil

Cartoucherie - Théâtre du Soleil

Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

Accès handicapé (sous conditions) Bar Cartoucherie Librairie/boutique Restaurant
  • Métro : Château de Vincennes à 1 km (1)
  • Bus : Cartoucherie à 45 m, Plaine de la Faluère à 368 m, Stade Léo Lagrange à 576 m
  • NavetteSortir en tête de wagon, puis prendre soit la navette Cartoucherie (gratuite) stationnée dans la gare routière devant le point d'information (départ toutes les 15 minutes, premier voyage 1h15 en semaine et 1h45 le week-end avant le spectacle) soit le bus 112, arrêt Cartoucherie.

    En voiture  : À partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
    Parking Cartoucherie, 2ème portail sur la gauche.

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