Savannah Bay

Lucernaire , Paris

Du 30 janvier au 24 mars 2019
Durée : 1 heure environ

CONTEMPORAIN

,

PLACES DU JOUR A MOITIE PRIX

Marguerite Duras compose une pièce sur la mémoire qui est aussi une ode aux comédiennes de théâtre. Le texte ciselé, étincelant, musical, livre une poésie de la clarté, de la simplicité, du goût essentiel des choses de la vie. Une force active aussi nécessaire que l’amour.
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Savannah Bay

De

Marguerite Duras

Mise en scène

Christophe Thiry

Avec

Anne Frèches

,

Renan Richard-Kobel

,

Michèle Simonnet

  • Une ôde aux comédiennes

« Tu es la comédienne de théâtre, la splendeur de l’âge du monde, son accomplissement... »

Marguerite Duras compose une pièce sur la mémoire qui est aussi une ode aux comédiennes de théâtre. L’auteur a créé elle-même sa pièce au Théâtre du Rond-Point en 1983 avec Madeleine Renaud et Bulle Ogier. Dans cette œuvre, nous sommes spectateurs du mystère qui entoure les souvenirs, la vieillesse, l’amour et la disparition. Une jeune femme aide sa grand-mère, grande artiste de théâtre dont la mémoire vacille, à se souvenir des belles choses de sa vie et du drame qui les relie à jamais.

Le ressac des mots, proche de celui de la mer – le personnage principal de la pièce – raconte la lutte contre l’amnésie, la souffrance de l’absence, la brûlure de l’amour. Le texte ciselé, étincelant, musical, livre une poésie de la clarté, de la simplicité, du goût essentiel des choses de la vie. Une force active aussi nécessaire que l’amour.

  • La presse

«  Les mots de Duras accueillent et recueillent le spectre d’Anne Dufourmantelle. Ça paraît fou. Mais le théâtre est fou. » Joelle Gayot, Télérama sortir TT

  • Littérature d'urgence

À la question : « C’est quoi, du Duras ? », Maguerite Duras répondait : « C’est laisser le mot venir quand il vient, l’attraper comme il vient, à sa place de départ, ou ailleurs, quand il passe. Et vite, vite écrire, qu’on n’oublie pas comment c’est arrivé vers soi. J’ai appelé ça « littérature d’urgence ». Je continue à avancer, je ne trahis pas l’ordre naturel de la phrase. C’est peut-être ça le plus difficile, de se laisser faire. Laisser souffler le vent du livre... »

Savannah Bay, c’est l’Indochine, la Cochinchine et le Cambodge, superposés et parfois confondus. « Je crois parfois que toute mon écriture naît là, entre les rizières, les forêts, la solitude. De cette enfant émaciée et égarée que j’étais, petite Blanche de passage […], habituée à regarder le long crépuscule sur le fleuve ».

  • Mémoire et savoir

Cette pièce est une réflexion sur la mémoire qui engendre l’identité, la douceur poignante des souvenirs, la douleur de sentir qu’on perd la force de ce qui a été vécu et qui nous a plu. C’est une histoire racontée dans un théâtre par une grande comédienne de théâtre, qui raconte elle-même sa propre histoire, celle de sa fille disparue dans la mer juste après avoir accouché d’une petite fille. Cette petite fille devenue jeune femme visite sa grand-mère et la questionne sans relâche sur son histoire.

C’est le récit des origines de la jeune femme qui est en quête d’identité, à la recherche de son passé. En la poussant à raconter cette histoire dont elle n’a que des bribes de souvenirs, la jeune femme tient en vie sa grand-mère et lui crie en même temps son amour. La relation fusionnelle entre les deux femmes étoffe la puissance de la pièce.

La poésie de Savannah Bay naît de la suggestion, du pouvoir des images qui vont faire naître grâce à la parole, les paysages de l’Indochine : les marécages, la mer où va se jouer le drame, la passion amoureuse des amants, la disparition. Le ressac des mots proche de celui de la mer raconte la lutte contre l’amnésie, la souffrance de l’absence, la brûlure de la passion comme un soleil qui claque sur une pierre léchée par l’eau.

Munitieuse préciosité des sentiments, de l’amour à l’angoisse, servie par trois artistes lumineux, précieux, précis, dans l’interprétation, le charisme et la pleine possession de leur instrument : voix, chant, musique, danse. Nous allons poursuivre le travail engagé avec On ne badine pas avec l’amour, joué avec succès pendant plusieurs mois au Lucernaire il y a quelques années : laisser danser les corps et les mots dans l’épure, le vif de la chair, le mouvement qui fait passer du sens à l’action et de l’action à l’émotion.

La poésie donne la profondeur, la clarté, la simplicité et le goût des choses essentielles de la vie ; c’est une force active aussi nécessaire que l’amour. C'est le sens particulier de notre recherche dans l’immensité bleue de Savannah Bay.

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Astrid L. (1 avis) 09 mars 2019

Très beau Remarquable interprétation des deux comédiennes et tout particulièrement de Michèle Simonnet, sublime dans le rôle ce cette grand-mère, ancienne comédienne, dont la mémoire se perd. La pièce évoque la relation forte entre une jeune fille et sa grand-mère, traite du passé de cette femme, son amour de jeunesse et d‘un enfant perdu. Et puis, comme toujours chez Duras, la mer est là, omniprésente. Bravo au metteur scène Christophe Thiry pour une mise en scène juste et sobre. Bravodeucomédiennes
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