Que d'espoir !

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Etoile du Nord , Paris

Du 03 au 21 novembre 2009

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

Les grands dramaturges se reconnaissent à leur capacité de lire et de retranscrire le monde. Hanokh Levin est de ceux-là. Ses petites pièces et chansons composent un cabaret survolté d’une désillusion jubilatoire. A voir absolument.
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Spectacle terminé depuis le 21 novembre 2009

 

Que d'espoir !

De

Hanokh Levin

Mise en scène

Serge Lipszyc

Avec

Bruno Cadillon

,

Gérard Chabanier

,

Juliane Corre

,

Valérie Durin

,

Catherine Ferri

,

Stéphane Gallet

,

Sylvain Méallet

,

Henri Payet

,

Elsa Rosenknop

Cocktail theatro-musical corrosif
Le rire comme exutoire
Note d'intention
La presse

  • Cocktail theatro-musical corrosif

Sous ce titre générique sont réunis des textes courts et des chansons que Hanokh Levin a écrits tout au long de sa vie pour ses cabarets satyriques. Levin est inspiré par Tchekhov, Feydeau, Brecht et Beckett.

Ces petites pièces et ces chansons nous emportent dans le tourbillon survolté d’une désillusion jubilatoire, toujours plus loin dans l’irrévérence décalée. S’y succèdent
des personnages qui peinent à appréhender la vie, aussi bien dans les situations simples du quotidien que face aux grandes questions politiques. Lorsqu’il traite des petites choses de l’existence, Levin écrit une fable sur la condition humaine. Lorsqu’il s’inquiète du devenir de son pays, il renvoie l’image féroce d’une société séduite par le pire.

L’écriture fulgurante de Levin atteint, dans ces formes courtes, une force et un humour rares. Comment ne pas nous reconnaître dans le miroir, terrible et drôle, que nous tend cet auteur à la voix si puissante et si humaine.

Le texte français de la pièce par Laurence Sendrowicz est publié aux éditions Théâtrales.

Par la Compagnie du Matamore.

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  • Le rire comme exutoire
Les grands dramaturges se reconnaissent à leur capacité de lire et de retranscrire le monde.

Hanock Levin est de ceux-là. Ces pièces brèves en sont la preuve indéniable. Si toute son écriture s’inscrit dans l’histoire d’Israël, elle dépasse ce cadre pour toucherà l’universel. Levin utilise le rire comme arme fatale de dissuasion pour nous renvoyer à notre état de pantin désarticulé dans un monde qui nous échappe. Il s’inscrit dans la grande tradition des empêcheurs de tourner en rond. Petit-fils de Molière et de Brecht à qui il aura emprunté leur sens de la dérision et du politique, Levin renverse les valeurs et s’attaque de front à la bêtise humaine. Aujourd’hui reconnu, (dix ans après sa mort) il est, à juste titre, de plus en plus joué sur les scènes européennes. Preuve, s’il en était besoin, que son théâtre ne fait que répondre à la crise qui nous submerge.

Le théâtre a aussi cette fonction. Nous renvoyer l’instantané de ce que nous sommes et espérer nous réveiller.

Vaste projet, mais le proverbe le dit bien : « l’espoir fait vivre ». Le rire est dans ce cas la meilleure des thérapies. A nous de l’utiliser sans modération. Levin était donc un visionnaire. Il est mort trop tôt mais son écriture décapante reste vivante et fait défaut au monde d’aujourd’hui. Il aurait fait son miel de ce joyeux bordel : On nous prend pour des vaches à lait, on nous fait avaler des couleuvres, on nous caresse dans le sens du poil, on nous vend la peau de l’ours...(compléter le bestiaire...).

Une solution ? Une seule arme, le rire, noir, métaphysique ou énorme selon l’occasion, pour sauver l’espèce.

Alors embarquons-nous sur ce radeau de la méduse des temps modernes et tachons de couler en chantant.

On verra donc sur scène au milieu des flots, un bastringue en perdition où il sera question de Dieu, de hot-dog, de magie, de politique, de voyages, de théâtre, de salle de bains, de guerre, de paix, du monde et d’amour.

S. Lipszyc

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  • Note d'intention

J’ai l’avantage de pouvoir travailler sur une matière textuelle modulable. Cela offre une grande liberté. La richesse du matériau me conduit à mettre en scène une forme
théâtrale où textes, sons et images contribuent à nous renvoyer à une vision onirique teintée d’humour noir d’un monde en perdition.

Une partie du texte n’est pas éditée, l’autre fait partie de textes que Laurence Sendrowicz, la traductrice de Levin a édité sous le titre de «Que d’espoir !». Je souhaite mener un travail sur le mélange de ces textes en les sortants du contexte «cabaret » pour lequel ils étaient à l’origine écrits. Je tiens à rechercher et créer avec les comédiens un univers propre à l’auteur. Une grande partie du travail sera chorale. Il y aura sur le plateau constamment 9 comédiens. Ils seront interprètes, manipulateurs d’objets, créateurs d’images et de sons. L’univers de Levin est construit de scènes de la vie réelle et de scènes fantasmées. C’est un terrain d’invention et de questionnement formidables.

Levin bouscule l’ordre et les conventions. Il convoque le petit, l’humain, sa folie et ses compromissions. Son écriture est organique. L’univers sonore et dissonant composé par Stéphane Moucha viendra contrebalancer l’humour noir de l’écriture de Levin. Nous avons choisi cette écriture musicale, décalée pour souligner le caractère désespéré de l’oeuvre. Les textes sont drôles, la musique tendue et permanente, venant nous rappeler que le vide n’est pas loin. L’écriture musicale est ici cinématographique.

La scénographie elle aussi compressera le monde. On verra sur scène des éléments disparates encastrés les uns dans les autres, couverts de poussières et de plâtre, vestiges d’un monde qui disparaît. Un « cirque-décharge », image à peine déformé de notre réalité. Les costumes froissés, vieillis et patinés que porteront les personnages nous donneront les codes de leur fonction pour certains (Général de l’armée de Terre..), de leurs images sociales pour les autres. Les neufs personnages, qu’on retrouve sur cet improbable fragment d’humanité flottant au milieu des flots, sont tous porteurs de passé et se retrouvent, malgré eux, obligés de partager un espace étroit. Métaphore politique et humaine à la dimension universelle.

Il n’y aura pas donc pas un fil conducteur. Je veux donner à voir et à entendre des situations qui s’entrechoquent, se juxtaposent et je souhaite laisser au spectateur la possibilité de voyager dans ce cauchemar drolatique avec son libre-arbitre. Tout ne s’explique pas mais les tentatives d’explication sont multiples. Cela ressemble étrangement à la réalité.

S. Lipszyc

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  • La presse

 " Pour Que D'espoir ! Serge Lipszyc a pris le parti de mettre en scène des cabarets politiques, des sketches et des chansons d'Hanokh Levin. Souvent cyniques, parfois désespérés, grotesques jusqu'à l'absurde, mais toujours hilarants. Neuf comédiens - tous excellents - seuls ou à plusieurs interprètent successivement les sketches et les chansons. […] Le rythme de la mise en scène et la scénographie de Sandrine Lamblin, accentués par le bel éclairage de Jean-Louis Martineau donnent une vision kaléidoscopique de l'ensemble, communiant ainsi au plus près avec la diversité des regards et de l'imaginaire d'Hanokh Levin. " Guy Flattot - France Inter

 " Nous saluons l’admirable travail de Serge Lipszyc et des neuf comédiens qui s’accordent parfaitement dans ce ballet à trois dimensions. Equilibré, entre comédie et drame, servi avec énergie, le spectacle est d’abord un divertissement où l’on s’amuse, avant le reflux du questionnement métaphysique. " Sandrine Gaillard - Froggy's Delight

 " L’humour de Hanokh Levin est un véritable venin attaquant toutes les faces de la dérisoire destinée humaine : les exhibitions sentimentales, la culture alibi, la mal-bouffe industrielle, la vanité des sciences, les rivalités mesquines et triviales, même l’armée et son héroïsme imbécile sont dans le collimateur de cet israélien peu conformiste. [...] Ils sont neuf interprètes en scène, magnifiquement dirigés par Serge Lipszyc, dans un décor surréaliste doté d’un grand pouvoir évocateur. Il est signé Sandrine Lamblin. À l’instar des écrits de Hanokh Levin, ce décor résume parfaitement ce qu’est le destin du monde anthropocentrique : un radeau de la méduse. " Jean Marc Stricker - Radio Aligre

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