Premier amour

Lucernaire , Paris

Du 19 octobre au 04 décembre 2022
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

,

Seul(e) en scène

Premier amour est l’un des premiers textes de Beckett écrit directement en français. Ce n’est pas une pièce de théâtre, mais une nouvelle à la première personne, largement autobiographique. Sobre et élégante, cette mise en scène saura vous émouvoir autant que vous faire rire.

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Premier amour

De

Samuel Beckett

Mise en scène

Jean-Michel Meyer

Avec

Jean-Quentin Châtelain

  • Une nouvelle à la première personne

Premier amour est l’un des premiers textes de Beckett écrit directement en français. L’auteur y joue de différents registres de la langue, s’amuse de son étrangeté. Ce n’est pas une pièce de théâtre, mais une nouvelle à la première personne, largement autobiographique. Le lieu de deux rencontres. Celle du narrateur avec une femme rencontrée sur un banc, alors qu’il erre sans domicile, après la mort de son père. Celle aussi, également amoureuse, que fait Beckett avec une langue dans laquelle il écrira la plus grande partie de son oeuvre.

« Pas de musique, pas de décor, pas de gesticulation », avait exigé, au moment de la création, Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit et exécuteur testamentaire de Samuel Beckett. Seuls accessoires du spectacle : une antique chaise de bureau qui, en pivotant, sonne comme un violoncelle, et un vieux chapeau.

Sobre et élégante, cette mise en scène saura vous émouvoir autant que vous faire rire.

  • Note d'intention

Premier Amour fut écrit en 1946 dans la foulée de Mercier et Camier, premier récit en français de Samuel Beckett, et la même année que trois autres nouvelles, La Fin, L'Expulsé et Le Calmant. L'auteur pourtant ne publia le texte qu'en 1979, à la demande de son éditeur Jérôme Lindon. Il précède notamment l'écriture de Molloy et les premières pièces de théâtre.

Nouvelle écrite à la première personne, l'oeuvre tient à la fois du soliloque et de l'adresse à un destinataire improbable. Le narrateur y évoque, entre autres souvenirs, son goût des cimetières, la mort de son père, l'expulsion du domicile familial et l'errance qui suivit. Puis, « pour passer à un sujet moins gai », son « union » avec une femme, prostituée de son état, qui l'entretint et l'hébergea. « Mais l'amour, conclut-il au terme du récit, cela ne se commande pas  ».

Un humour acerbe et rancunier, une poésie déchirante et un rapport jubilatoire avec les mots caractérisent entre autres Premier Amour. Comme si Beckett, choisissant le français pour écrire, trouvait la bonne distance avec la langue et avec sa propre biographie. Des souvenirs personnels nourrissent certainement le texte, mais modifiés, malmenés et, partant, universalisés car comme l'écrit le narrateur :

« j'ai toujours parlé, le parlerai toujours de choses qui n'ont Jamais existé ou qui ont existé, si vous voulez, et qui existeront probablement toujours, mais pas clé l'existence que je leur prête).  »

Jean-Michel Meyer

  • La presse

« Noir et hilarant. Limpidement logique. Féroce et si humain. » Libération

« À aller observer, tout spectacle cessant. » Les Inrocks

« Porté au sommet du théâtre par Jean-Quentin Châtelain. » Figaroscope

« Il faut se précipiter pour admirer la performance hallucinante du comédien suisse dans ce monologue du dramaturge irlandais qui conte la triste et folle histoire d’un fils de famille rejeté par sa tribu après la mort de son père. Pourquoi ne voit-on pas davantage Jean-Quentin Châtelain sur nos scènes ? Il est de ces acteurs passeurs qui transmettent au plus intime, au plus familier l'écriture des autres. Et la magnifie, la sublime quand même. » Fabienne Pascaud, Télérama

« Jean Quentin Châtelain, de sa voix chantante, comme en transe, offreen un subtil monologue une nouvelle contée à la première personne. Déstabilisante et fascinante, tantôt féroce, tantôt humoristique. » Dominique Parry, Le Dauphiné Libéré

« Il y a d’abord cette voix, charnue, voyageuse. Puis émerge du noir uneforme, cette forme se fait corps, unpeu fantomatique, mais on restera jusqu’à la fin arrimé à cette présence. » Danièle Carraz, La Provence

« Un grand texte et un grand comédien, une rencontre qui procure un bonheur immense aux spectateurs. » Marie-Céline Nivière, l’œil d’Olivier 

« Jean-Quentin Châtelain rend Beckett cynique est implaquable. Un texte vers lequel tous ceux qui l'ont lu une fois ne peuvent s'empêcher de retourner. Noir et hilarant. Limpidement logique. Féroce et si humain. L'acteur livre de sa voix aux accentuations singulières, la texture et la teneur de ce soliloque, en lui imprimant un rythme à lui. Des couleurs, presque. » M. la Bardonie, Libération

« Avec une chaise et un chapeau, le comédien se fait le passeur magnifique d'un souvenir. Il nous ressort les perles avec délectation. Imperturbable, il nous rappelle alors Buster Keaton. » Hélène Kuttner, Le Temps

  • Extrait

« Je lui demandai s'il était dans ses projets de venir me déranger tous les soirs.
- Je vous dérange ? dit-elle. Elle me regardait sans doute. Elle ne devait pas voir grand-chose. Deux paupières
peut-être, et un peu de nez et de front, obscurément, à cause de l'obscurité.
- Je croyais que nous étions bien, dit-elle.
- Vous me dérangez, dis-je, je ne peux pas m'allonger quand vous êtes là.
Je parlais dans le col de mon manteau et elle m'entendait quand même.
- Vous tenez tant que ça à vous allonger ? dit-elle.
Le tort qu'on a, c'est d'adresser la parole aux gens.
- Vous n'avez qu'à poser vos pieds sur mes genoux, dit-elle.
Je ne me fis pas prier. »

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