Pardon Abel

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Cartoucherie - Théâtre du Soleil , Paris

Du 01 au 26 juin 2022
Durée : 2h50 avec entracte

CONTEMPORAIN

,

Politique

La politique ultra-libérale du maire Nicolas Nevrosi a transformé ce qui n’était qu’un modeste village de pêcheur en une nouvelle Californie. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

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À partir de 11 €

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Consignes sanitaires
La présentation du pass vaccinal est suspendue dans tous les endroits où il était exigé. Le port du masque n'est plus obligatoire mais recommandé.
 

Pardon Abel

De

Paul Platel

Mise en scène

Paul Platel

Avec

Manon Falippou

,

Marianne Giraud

,

Christian Jéhanin

,

Nicolas Katsiapis

,

Jason Marcelin-Gabriel

,

Vincent Martin

,

Willy Maupetit

,

Jean-Paul Mura

,

Gaëtan Poubangui

  • Le spectacle

La politique ultra-libérale du maire Nicolas Nevrosi a transformé ce qui n’était qu’un modeste village de pêcheur en une nouvelle Californie. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Son nouveau projet : construire un monumental studio de cinéma pour y tourner la série du siècle. À cette fin, on prévoit de faire construire un gigantesque barrage pour repousser l’eau du fleuve. Un merveilleux rêve de papier glacé. Des promesses de gloire et de succès. Mais y a-t-il encore l’espace pour d’autres rêves ? Et quel avenir pour les habitants qui aspirent à un monde de paillettes pas toujours taillé pour eux ? Et pour ceux qui voudraient changer de trajectoire avant qu’il ne soit trop tard ?

Des vies tapent à la porte, certaines s’épuisent, d’autres débordent. Les murs qui rendaient étanches ces différentes réalités risquent de se fissurer. Dans le plus grand silence, une catastrophe approche.

  • Note d'intention

Nous sommes aux dernières répétitions de Je me souviens au Théâtre du Soleil en décembre 2020. Alors que l’histoire prend forme sur le plateau et apparaît devant mes yeux, m’échappant de plus en plus, une autre histoire prend doucement sa place ; une histoire qui demande à être couchée sur le papier. Le point de départ cette fois est le suivant : les frères Léotard.

Je voulais écrire et mettre en scène un conte moderne s'inspirant de l'existence de ces deux frères et de leur lien indéfectible. L’un, François ou un parcours politique qui traversera trente ans de la Ve République, et l’autre, Philippe ou un remarquable parcours d’acteur – qui, en plus d'avoir fait de très beaux films, a participé à deux des plus belles aventures théâtrales d'après-guerre, à savoir la création de la troupe du Théâtre du Soleil avec Ariane Mnouchkine et la période de Chéreau-Koltès au Théâtre des Amandiers. Écrire une fresque sur deux chemins de vie qui s'éloignent très souvent l’un de l’autre mais se retrouvent lors de rendez-vous indispensables à leur équilibre, formant le dialogue d’un acteur et d’un dirigeant politique, le lien entre deux frères. Des confrontations furieuses et une admiration sans limite, jusqu'à la mort de Philippe en 2001. Cette histoire est un pavé au milieu d’une table, une première inspiration qui aidera à faire naître une belle histoire.

Au cours d’une semaine de travail en Bretagne je raconte aux acteurs du Théâtre des Évadés le début d'une intrigue qui me poursuit, les quelques visions de ce nouveau spectacle et mes inspirations. Passionné d’art comme de politique, et sachant qu’il s’agirait des deux thèmes au fondement de ce nouveau projet, nous avons durant ces quelques jours autant échangé sur la vie et la pensée de grands artistes que sur celles de figures politiques rappelant les rois de Shakespeare. Nous voilà donc autour d’une table à discuter de Jean-Paul II, Antoine Vitez, Silvio Berlusconi, Margaret Thatcher, Juliette Capulet, Remus et Romulus, Oreste et Pylade, John et Bobby Kennedy. Cette semaine-là fut incroyable pour moi et m’a rempli de ce qu’il fallait pour continuer l’écriture. Je veux des beaux personnages pour les acteurs du Théâtre des Évadés, des belles partitions qu’ils auront envie de défendre avec toute leur âme. Et prendre du plaisir à s'approcher de la plus fine des interprétations, travail indispensable, je crois, pour que le public ressente une émotion unique.

Enfin, comme pour le précèdent spectacle, les répétitions de Pardon Abel laisseront la place à des moments de discussion et d'improvisation à partir de scènes écrites, avec les acteurs.

J’entends qu’il faut que ces derniers participent à l’élaboration du chemin de leur personnage. Ce travail devient indispensable pour moi, afin d'être au plus près d’un spectacle pertinent, drôle et qui touche l'endroit juste.

Paul Platel

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