
Un couple, Hélène et Daniel, s’apprête à célébrer la venue prochaine d’un nouvel enfant. Mais voilà qu’arrive Léo, le frère d’Hélène. Il est couvert de sang. Léo affirme avoir porté secours à une personne agressée. Mais dit-il la vérité ?
Orphelins, nouvelle mise en scène d'Olivier Sanquer (Tom à la ferme - Coup de Coeur Télérama, Les Feluettes), s'abat comme une rafale en plein visage. Une pulvérisation brutale du huis clos qui nous projette dans la sauvagerie du réel. Fidèle au dogme In-Yer-Face et à la plume chirurgicale de Dennis Kelly, le plateau devient un ring viscéral et nécessaire.
Un couple, Hélène et Daniel, s’apprête a célébrer la venue prochaine d’un nouvel enfant. Mais voilà qu’arrive Léo, le frère d’Hélène. Il est couvert de sang. Léo affirme avoir porté secours a une personne agressée. Mais dit-il toute la vérité ?
En déroulant le fil de cette intrigue, nous ferons face aux problématiques inévitables de nos sociétés : guérit-on de notre enfance ? Jusqu'ou irions nous pour protéger notre famille ? Quel est notre rapport à l'autre ? Comment ce rapport est-il influencé ?
Avec Orphelins, la compagnie Nacéo s'est attachée à adapter l'univers de Kelly au contexte français et à l'instant immédiat, donnant à des thèmes inévitables toute leur actualité.
En 2025, Orphelins par la compagnie Nacéo a été récompensée du prix du Coup de Coeur du Club de la Presse, parmi plus de 300 créations de théâtre contemporain présentées à Avignon. Après un Avignon 2026 à guichet fermé, la pièce se joue à Paris sur la saison 2026-2027.
« Une interprétation véritablement percutante et remarquable. Incontournable spectacle ! » Spectatif
« Extraordinaire. Un jeu vraiment très puissant dans l'intention de Dennis Kelly. Une très grande présence sur scène qui communique énormément d'émotions. C'est très beau, c'est magnifique. Un texte très riche. » RCF RADIO
« Trois comédiens qui emportent l'adhésion du public par la rage qu'ils expriment et les douleurs qui exsudent de chacun d'entre eux. Leur expérience du quotidien est âpre, crue, sans fioritures ni édulcorant. » La Provence
« Du très beau, du très grand théâtre. L’interprétation est simplement magnifique. Coup de coeur. » VivantMag
« Le jeu de ce trio de comédiens est d’une rare excellence. Auquel s’ajoute une mise en scène parfaite de la part d’Olivier Sanquer. » Passion Théâtre 84
« Cette pièce d'un violent réalisme nous interroge sur notre vision des faits divers, racisme, féminicide, violence gratuite. » L'Écho du Mardi
« Avec Orphelins, Nacéo est le distributeur de giffles officiel du Festival d'Avignon. Bouleversé par cette histoire portée par de jeunes comédiens débordant de talent et à la finesse de jeu irréprochable. » Paris Theatre Blog
« Ce spectacle, à couper le souffle, est incontournable ! » Sur les Planches
Ma création d'Orphelins naît à Zurich, en anglais. Travailler dans la langue originale me permet de plonger au plus près de l'essence du texte de Dennis Kelly : ses rythmes syncopés, ses silences, ses hésitations, cette langue brute qui fait éclater la tension dramatique de l'intérieur. Cette première approche est fondamentale, elle me donne une compréhension intime de l'écriture de Kelly avant toute transposition.
Car le projet devient ensuite francophone, avec une proposition d'accueil du Théâtre du Chapeau Rouge pour le Festival Off d'Avignon 2025. J'adapte la pièce au contexte culturel français : prénoms, lieux, références, environnement social, rapports de classe, ethnicité des minorités, vocabulaire de la haine. Tout est réinscrit dans une réalité française contemporaine. Ce choix est éminemment politique. Il prolonge la tradition du théâtre In-Yer-Face, qui cherche à confronter le spectateur à ses propres fractures sociales et à l'urgence de les regarder en face.
Orphelins est une pièce coup de poing. Sa force dramaturgique suspend le spectateur au fil de l'intrigue, l'entraîne dans une tension continue où l'émotion se transfère avec une intensité rare. C'est cette puissance brute qui m'a donné envie de monter Kelly : sa langue crue, sans détour, appelle un théâtre immersif, presque performatif, qui refuse les échappatoires.
Parce qu'Orphelins n'est pas seulement un drame familial. C'est une pièce politique, ancrée dans notre époque : montée des extrêmes, violence sociale, haine de l'autre, abandons, traumatismes d'enfance devenus héritages toxiques. Tout cela s'incarne dans ce huis clos où l'on se débat entre loyauté, peur, amour et effroi.
La pièce pose une question cruelle : jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour protéger les nôtres ? Et qu'acceptons-nous de taire pour préserver l'illusion d'un refuge ?
Ce miroir n'est pourtant pas seulement réaliste. Je veux que le spectacle soit aussi un voyage cauchemardesque, une plongée dans une réalité à laquelle nous nous exposons rarement. La violence, omniprésente dans le texte, n'est pas un effet gratuit : elle est vecteur de sens, révélateur de nos contradictions, moteur d'une expérience qui ébranle. C'est en frappant et en délogeant que le théâtre fait sentir, au-delà du discours, la brûlure du réel.
Mon ambition n'est pas de proposer des réponses. C'est de provoquer un vacillement. Orphelins est un théâtre de l'épreuve, qui secoue, qui questionne, qui n'adoucit pas la réalité mais la met en lumière avec une intensité telle que le spectateur ne peut en sortir indemne. Ni détourner le regard. Je crois profondément que c'est dans ce choc, dans ce moment de vertige, que le théâtre trouve toute sa nécessité.
Comme l‘amour. Et comme le théâtre quand il se fait Grand.
Olivier Sanquer
15 rue du Retrait 75020 Paris