Le paradoxe des jumeaux

Reine Blanche , Paris

Du 25 janvier au 03 mars 2019
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

,

Biopic

Une histoire de science et d’amour, entre Marie Curie et Paul Langevin, qui fut l'objet d'une campagne très violente de la presse d’extrême droite. Avec Sabine Haudepin.
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Spectacle terminé depuis le 03 mars 2019

 

Photos & vidéos

Le paradoxe des jumeaux

De

Jean-Louis Bauer

,

Elisabeth Bouchaud

Mise en scène

Bernadette Le Saché

Avec

Elisabeth Bouchaud

,

Sabine Haudepin

,

Karim Kadjar

  • Marie Curie et Paul Langevin

La pièce met en scène deux immenses physiciens du début du xxe siècle : Marie Curie, qui comprit la radioactivité et découvrit le radium et le polonium et Paul Langevin, qui travailla sur un très grand nombre de sujets majeurs, dont l’électromagnétisme, le mouvement Brownien et la relativité. Après la mort de Pierre Curie, Marie et Paul tombent amoureux l’un de l’autre.

Mais Paul est marié, et la presse d’extrême droite mène une campagne politique d’une violence inoue contre l’« étrangère ». Pendant cette période terrible, Marie est soutenue par Bronia, sa soeur aînée, qui rêve de la ramener dans la Pologne de leur enfance, en lutte pour son indépendance. Une histoire de science et d’amour.

  • La presse

« Il s'agit d'une variation sentimentale et morale autour d'un fait divers historique et passionnant qui a mis jadis en cause une personnalité d'une qualité exceptionnelle. Les auteurs ont traité le sujet avec un grand respect des modèles et une belle délicatesse. Beaucoup de choses sont dites sur le féminisme, sur le patriotisme, sur les rapports entre science et morale, sur les mœurs de l'époque, mais rien est appuyé. Un spectacle attachant. » Philippe Tesson, Figaro Magazine, 24 novembre 2017

« Habile, poétique et ingénieuse, la mise en scène nous propose d'entrer dans cette histoire et d'en saisir les multiples paradoxes, les finesses... Des émotions les plus intimes jusqu'aux visions scientifique, il n'y a qu'un pas que ce spectacle met en lumière de façon salutaire et limpide. » JDD

« Elisabeth Bouchaud incarne Marie Curie dans une douleur douce, donnant d'une façon remarquable le sentiment d'être toujours dans plusieurs pensées à la fois. L'ensemble,riche en révélations historiques, associe habilement le tableau du pasé, la critique sociale et l'intériorité. » Web Théâtre, 12 décembre 2017

« Marie (Curie) est émouvante dans sa dignité blessée et sa féminité désormais cautérisée. Quand la science montre qu'elle n'est pas le produit de la seule raison... Un joli interstice d'humanité. » Spectacles Séléction, 06 décembre 2017

« Marie Curie est incarnée par Elisabeth Bouchaud elle-même qui rend convaincant et crédible son personnage de femme forte et déterminée, mais aussi sensible et fragile. » La Terrasse, 01 décembre 2017

« Entre réalité historique et représentations des émotions intimes (...) c'est un sujet bénéfique que celui-ci, au moment où un regain d'obscurantisme met en péril la liberté des femmes un peu partout sur cette planète. » Reg'Arts, 20 novembre 2017

« On nous parle d'amour, de sciences, mais aussi de la place d'une femme, de surcroît étrangère. Si de nombreux hommages ont déjà été rendus à Marie Curie, la scientifique, il s'agit là en outre d'un très beau salut à la Femme. Cette pièce fait brillamment écho à des débats très actuels. » Atlantico

  • Notes d'intention

Nous avons choisi de débuter notre pièce lorsque Marie est veuve. Bronia, sa sœur, et Paul, l’élève préféré de Pierre, lui font oublier qu’elle est Madame Pierre Curie, nom dont elle signe tous ses articles scientifiques. Désormais c’est à nouveau Maria Slodowska, la Polonaise, capable de tomber amoureuse et de s’enflammer pour le pays où elle est née, qui recommence à vivre. Nous avons, en effet, cherché à retrouver la femme derrière la froide icône au regard sévère, posant dans sa sempiternelle robe noire. Cette scientifique de génie était aussi belle et sensible, séduisante et vulnérable. Et parce qu’elle était femme, étrangère de surcroît, on lui a fait chèrement payer son talent et son succès.

Lorsque Paul rentre dans le rang, et se résout à rester avec son épouse, c’est à nouveau Madame Pierre Curie qui ressurgit, et cela pour toujours. La femme épanouie se referme et se fane.

Nous avons voulu raconter quatre ans de vie en quelques scènes, lier l’histoire de la science avec les évènements intimes, révéler les étapes de la recherche et celles de la relation amoureuse. Le temps qui passe se mesure à l’aune des sentiments qui habitent nos personnages : soif de connaissance et plaisir de la découverte, révélation d’une nouvelle passion et nostalgie d’un ancien amour. Nous avons voulu donner à voir du théâtre en faisant surgir le rêve au cœur de la réalité.

Le Paradoxe des jumeaux, c’est à la fois une illustration de la théorie de la relativité inventée par Paul Langevin, et une façon de raconter les sentiments de Marie, qui balancent entre Paul et le souvenir de Pierre.

Jean-Louis Bauer et élisabeth Bouchaud

Mettre en vie, mettre en scène
Notre histoire commence en 1907 dans le laboratoire parisien où travaille Marie Curie, et se termine à Stockholm en décembre 1911, à la remise de son prix Nobel de chimie. Marie Sklodowska Curie veuve de Pierre Curie, (tous deux récompensés par un prix Nobel de physique en 1903), devenue avec justice et justesse une icône mondiale. Bronia Sklodowska Dluska, sa sœur aînée, médecin, engagée politiquement en Pologne pour la libération de son pays du joug russe tsariste. Paul Langevin, grand physicien, dont les cendres reposent au Panthéon non loin des époux Curie. Voici les trois personnages de l’histoire véridique que vous allez suivre.

Ils vécurent en France et en Pologne il y a cent ans. Mais à l’intérieur des séquences de ce " documentaire " , s’est glissée l’imagination, la folle du logis, pas si folle. Elle s’est invitée dans les âmes et les corps des personnages. Dans les émois de Marie, chamboulée dans ses sens, à 43 ans, par Paul Langevin. Elle s’est invitée dans leur histoire amoureuse compliquée et dans la relation très intime des deux sœurs Sklodowska.

En montant ce spectacle, je cherche comment s'articulent pour ces personnages leurs émotions privées (qui nous sont mal connues mais que l'on devine) avec leur travail scientifique (que tout le monde peut connaître). On a mélangé du documentaire, de l'invention plausible, du rêve et du cauchemar. Les trois comédiens font vivre cette complexité.

Bernadette Le Saché

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Francis S. (1 avis) 27 janvier 2019

Le paradoxe des jumeaux Eblouissante performance des trois acteurs, belle écriture, mise en scène imaginative,sobre et intense. Quel plaisir d'entendre parler de sciences au théatre. Je vous recommande l'histoire de l'apiculteur aveugle mise en scène par Jean Winiger (https://blogs.letemps.ch/franci-saucy/2017/12/11/allaient-au-theatre/). Continuez nous reviendrons. F. Saucy
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