Le fantôme d'Aziyade

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Lucernaire, Paris
Du 11 janvier au 01 mars 2020
Durée : 1h10

Avis du public

Courez voir Xavier Gallais,
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Par

12 janvier 2020 à 16:53

Courez voir Xavier Gallais, Avant d’aller voir le fantôme d'Aziyadé, on ne se souvient plus bien pourquoi Pierre Loti académicien de 1891 à 1923 est passé de mode. L'interprétation étonnante du texte par Xavier Gallais nous plonge au coeur du sujet avec cette phrase prononcée avec dédain par Pierre Loti attablé au Péra Palace avec quelques bourgeois débarqués de l'Orient Express : "il n'y a rien à faire le soir à Stambul". Pierre Loti lui sait quoi faire le soir à Istanbul. Soudain, l'orientalisme sulfureux avec ses odalisques, les muscles d’Akmet et la supposée Aziyadé - étonnement absente d’un texte qui l’a pour centre- s'éclaire à l'aune de pratiques politiquement correctes de l'Europe d'avant 1914 évoquant le tourisme sexuel dominant le monde avec morgue et arrogance. Le fantôme et les langoureux soupirs qu'il inspire à Pierre Loti, y compris le chant d'amour guttural sur la tombe de son amour de passage, peignent ce tourisme sous l'angle des sentiments les plus nobles, des soupirs, et de l'amour. Bien curieux amour. Etonnante résonnance avec notre actualité matznévienne quand certains textes littéraires se peignent de sentiments pour des femmes pour raconter des histoires peut être bien différentes.