Le double

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Théâtre 14 , Paris

Du 22 novembre au 29 décembre 2018

CLASSIQUE

Monsieur Goliadkine, paisible fonctionnaire de Pétersbourg, voit sa vie bouleversée par l'apparition d'un double de lui-même. Et il semble que cet autre Goliadkine intrigue pour lui prendre sa place ! Une histoire fantastique de Dostoïevski qui traite avec humour et empathie de la confusion d'un homme perdu dans la capitale impériale.
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Le double

De

Fédor Dostoïevski

Mise en scène

Ronan Rivière

Avec

Laura Chétrit

,

Michaël Giorno-Cohen

,

Antoine Prud’homme de la Boussinière

,

Ronan Rivière

,

Jérôme Rodriguez

,

Jean-Benoît Terral

  • Conte poétique et drolatique

Monsieur Goliadkine, paisible fonctionnaire de Pétersbourg, voit sa vie bouleversée par l'apparition d'un double de lui-même. Et il semble que cet autre Goliadkine intrigue pour lui prendre sa place ! Une histoire fantastique qui traite avec humour et empathie de la confusion d'un homme perdu dans la capitale impériale.

Après Le revizor, Faust et le roman de Monsieur Molière, le collectif Voix des Plumes s’empare de ce conte poétique et drolatique de Dostoïevski. C’est la première fois en France que ce texte est adapté en une véritable pièce de théâtre, avec 6 comédiens et 1 pianiste sur scène. Ce spectacle a été créé en juin 2018 aux Grandes Ecuries du Château de Versailles, puis repris au festival d’Avignon 2018 au théâtre des 3 Soleils.

  • La presse

« Ronan Rivière adapte et met en scène avec panache " Le Double " , texte trouble et inquiétant de Dostoïevski, avec six comédiens et un pianiste, tous parfaits. » Gérald Rossi, L'Humanité, 8 juillet 2018

  • Note d'intention

Le Double est un conte drolatique et poétique sur la confusion. Celle de Monsieur Goliadkine, discret fonctionnaire de Pétersbourg, et celle de ceux qui l’entourent. L’intérêt de l’oeuvre est de semer le trouble entre le rêve et la réalité, entre le fantastique et la folie. C’est cela qui me plaît. D’extraire de cette nouvelle une pièce où l’on ne sait jamais qui est fou entre les personnages, les interprètes ou le public. Car le surnaturel fait heureusement partie de la vie.

L’adaptation est libre, c’est mon écriture personnelle qui transpose le roman sur scène, oscillant entre des moments de confidence poétique et des dialogues secs et rapides, c’est mon style. Je m’appuie sur la trame de Dostoïevski, et m’inspire de l’univers de Gogol et des Nouvelles de Pétersbourg (notamment Le Nez, Le Manteau, et le Journal d’un fou). Il en ressort une comédie fantastique et poétique, avec six acteurs et un pianiste. Elle a pour ambition d’être drôle, active, troublante. C’est la première fois en France que ce texte de Dostoïevski est porté à la scène dans une version théâtrale avec plusieurs personnages.

Nous utilisons un décor amovible, d’un style expressionniste et constructiviste, bancal, aux couleurs usées, qui montre la tentative de reconstruction mentale de monsieur Goliadkine. Le décor est en constante évolution, ne se fixe jamais, il change les perspectives, les formes, les espaces, les couleurs... On peut créer l’appartement de monsieur Goliadkine, le ministère où il travaille, les rues de Pétersbourg... Mais on peut aussi faire bouger et danser le décor autour de lui. Il est composé de cinq panneaux modulables comme dans un jeu de construction...

La musique composée pour le spectacle est ambigüe, elle passe de la mélodie structurée à la syncope sautillante, ce qui accentue le grotesque comme l’angoisse. Elle est jouée au piano sur scène, et donne l’occasion de scènes muettes, de ponctuations, de temps suspendus. La lumière crée un trouble par des effets de pénombre. Elle fabrique des ombres et des contrastes à partir des ouvertures des panneaux.

Les costumes aussi participent à la confusion car l’action se déroule à une époque où les tenues se libéralisent et s’occidentalisent ; c’est ce que Goliadkine ne comprend pas, il veut être à la mode mais des costumes de plusieurs styles se côtoient. Pietrouchka est en livrée, Nikolaï quant à lui arbore un costume plus moderne, et Olsoufi et Clara portent des tenues riches. Alors on se moque de lui quand il arrive en uniforme administratif. Il finit d’ailleurs par troquer son uniforme pour un simple frac, et se retrouve face à son Double : la même silhouette, le même costume, les mêmes accessoires...

L’avantage de travailler en troupe est que nous avons déjà créé plusieurs spectacles ensemble, acteurs et créateurs : notamment le Revizor pour la plupart, mais aussi Faust, le Roman de Monsieur Molière... Nous avons créé un style, que nous précisons encore : un jeu assumé, marqué mais crédible, des intentions concrètes et directes, et un phrasé assez droit qui fasse entendre le texte. Des situations lisibles sans être explicatives. Jamais de psychologie. J’ai par ailleurs écrit l’adaptation en connaissant déjà la distribution, les partitions sont quasiment sur-mesure, elles jouent avec les caractères et les maladresses des acteurs.

Notre ambition est de créer une comédie troublante, faite de l’étoffe de nos rêves et d’inspiration fantastique, et d’entraîner le spectateur dans la folie et la confusion, avec un humour en demi-teinte.

Ronan Rivière

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