Le ciné-club du Poche-Montparnasse - 2ème édition

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Théâtre de Poche-Montparnasse , Paris

Du 08 octobre 2018 au 04 mars 2019

CONTEMPORAIN

,

Cinéma

Le Théâtre de Poche-Montparnasse propose une nouvelle saison du traditionnel ciné-club. A partir du 8 octobre et une fois par mois nous ouvrirons notre salle à la présentation d’un film du répertoire cinématographique des années glorieuses 1930-1990, parmi ceux qui eurent une relation directe ou indirecte avec le théâtre. Animé par Olivier Barrot.
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Le ciné-club du Poche-Montparnasse - 2ème édition

Avec

Olivier Barrot

  • Retrouver des films français inconnus ou méconnus

Le Théâtre de Poche-Montparnasse propose une nouvelle saison du traditionnel ciné-club. A partir du 8 octobre et une fois par mois nous ouvrirons notre salle à la présentation d’un film du répertoire cinématographique des années glorieuses 1930-1990, parmi ceux qui eurent une relation directe ou indirecte avec le théâtre. On découvrira ou l’on retrouvera des films français inconnus ou méconnus, tous hautement délectables, le plus souvent inspirés de pièces de théâtre, mais toujours interprétés par les plus brillantes vedettes des planches de l’époque.

Ces spectacles, conçus et animés par Olivier Barrot comprendront, en présence d’un invité surprise, en première partie la projection de films publicitaires de ces années là. Ils seront suivis d’une discussion avec le public.

  • Programme en cours

14/01/19 - La lumière des étoiles mortes de Charles Matton (1994) avec Jean-François Balmer, Caroline Silhol, Léonard Matton, Richard Bohringer
Nous avons eu envie de saluer la parfaite réédition en coffret de l’œuvre cinématographique complète de Charles Matton (1931-2008), ce peintre figuratif magnifique pour qui le VIIe art constituait le prolongement complémentaire de son travail pictural. Matton ne concevait pas sa démarche artistique autrement que par la voie autobiographique, patente dans ses tableaux et ses sculptures, explicitement présente dans ce troisième long-métrage qui relate l’épisode sans doute le plus marquant de son enfance. Le jeune Charles et sa famille, ballottés d’un séjour à l’autre au gré des gains et pertes d’un père possédé par le jeu et qui prétendait « anéantir le hasard », se retrouvent en pleine occupation dans une vaste demeure de Saint-Honoré-les-Bains, une station thermale bourguignonne. Dans une atmosphère qui rappelle Villa Triste de Patrick Modiano, le jeune garçon se voit confronté à la présence étrangère, incarnée d’abord par un soldat allemand francophone et bienveillant, avec lequel se noue un lien de complicité. Mais les réalités du conflit, provisoirement estompées, se manifestent bientôt, tant à l’encontre des Juifs que sur le front de l’Est, Charles se voit initié aux atteintes de la barbarie en même temps qu’il s’approche de l’âge adulte. Avec un sens plastique digne du raffinement de ses toiles - on pourrait parler de calligraphie, comme pour les cinéastes italiens tels Soldati ou Bolognini - Matton nous emporte selon une fluidité presque liquide au cœur de ses jeunes années, narrées en toute pudeur à la première personne. La « patte » d’un artiste, en toute évidence.

Olivier Barrot

11/02/19 - Désiré de Sacha Guitry (1937) avec Sacha Guitry, Jacqueline Delubac, Arletty, Jacques Baumer, Pauline Carton, Saturnin Fabre, Alys Delonde
Au milieu des années trente, Sacha Guitry atteint une apogée qu'incarne merveilleusement sa troisième épouse, l'exquise, la fine, l'élégante Jacqueline Delubac qui le pousse à revenir au cinéma qu'il a trop délaissé, obnubilé qu'il était par la scène. Le voici converti dans une sorte de frénésie à un art qui semblait l'attendre, tournant alors trois ou quatre films par an, théâtre filmé dès le rideau baissé ou histoires originales. Décors élémentaires, mouvements de caméra à l'économie, extérieurs rares, interprètes rodés au répertoire Guitry : une famille liée par l'admiration, une prodigieuse richesse verbale qui porte à toute vitesse intrigue et sentiments filmés en temps record. Désiré, c'est un sujet pour Molière ou Marivaux : un domestique, certes stylé et au verbe fleuri qui s'éprend systématiquement de ses patronnes dont il fait ses maîtresses. Au-delà du double sens des mots, une subtile approche de la lutte des classes (on est quelques mois après la victoire du Front populaire), une double perspective sur la vie de couple côté office et côté salon, comme dans La règle du jeu de Renoir. Et cela selon cette légèreté évaporée semée de délicieux mots d'auteur que distillent avec jubilation des interprètes complices : " Elle finira par se faire épouser ? Oui, quand il ne l'aimera plus " . Ne pas apprécier Guitry ? Une faute de goût.

Olivier Barrot

04/03/19 - Les copains d'Yves Robert (1964) avec Philippe Noiret, Pierre Mondy, Michel Lonsdale, Claude Rich, Guy Bedos, Christian Marin, Jacques Balutin, Claude Piéplu, Tsilla Chelton, Hubert Deschamps, Jean Lefebvre, Catherine Rouvel
Comme l’indiquent les titres du délectable roman d’origine écrit par Jules Romains (dix ans avant Knock) et du film qu’en tire Yves Robert peu de temps après l’inattendu triomphe de La Guerre des boutons, Les Copains est une histoire de… copains. Adeptes du canular, tradition de l’École normale que fréquenta Romains, les 7 protagonistes de cette balade vélocipédique à travers la France entendent se « venger » de deux sous-préfectures auvergnates qui, sur une carte murale, les auraient regardés d’un drôle d’air ! Les voilà partis pour Ambert et Issoire, qu’ils vont réveiller de leur aimable torpeur d’une très réjouissante façon. Yves Robert n’aimait rien tant que d’adapter des livres populaires en fantaisies familiales et humoristiques, L’Affaire Blaireau d’Alphonse Allais ou La Famille Fenouillard de Christophe. Les Copains participe de cette veine : le metteur en scène rassemble avec jubilation des comédiens qu’il aime et admire, et confie à Georges Brassens, un « copain » de tous par excellence, le soin d’en composer la chanson. Celle-ci contribua largement à l’intérêt suscité par le film, et demeure dans les mémoires comme l’un des titres majeurs de son auteur. Yves Robert, formidable animateur du Saint-Germain-des-Prés de l’après-guerre, a connu après ce film de très grandes réussites, avec des comédies co-écrites avec Francis Veber (Le Grand Blond) et Jean-Loup Dabadie (Un éléphant ça trompe énormément). Producteur aux côtés de son épouse Danièle Delorme, ils ont soutenu Doillon, Cavalier, Tavernier. C’était quelqu’un, Yves Robert.

Olivier Barrot

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