
Inspiré d’une histoire vraie aussi bouleversante qu’incroyable, Le Plancher retrace le destin de Jean Crampilh-Broucaret dit Jeannot, un paysan béarnais dont l’œuvre brute a été miraculeusement retrouvée dans une ferme des Pyrénées.
En 1971, après la mort de sa mère, il grave 208 mots sur un plancher de bois, un cri de douleur et de révolte. Sur une réplique fidèle de ce plancher, Jeannot reprend vie dans un spectacle puissant et poétique. Une expérience sensorielle qui interroge la marginalité et l’oubli.
Parce que l’art survit à la douleur, il était indispensable de faire émerger de cette œuvre pourtant sombre un hymne à la vie et à la création !
« Nicolas Dégremont subjugue » Le Canard Enchaîné
« Passionnante histoire. Un hymne lumineux à la création poétique » La Terrasse
« Un spectacle monumental » L'Autre Scène
Le Plancher de Perrine le Querrec fait partie des livres qui m’ont littéralement bouleversé, il appartient à cette catégorie de livres que l’on repose précieusement dans un endroit, certain qu’un jour on le relira. Il s’est installé en moi après plusieurs lectures le sentiment qu’il fallait absolument prendre la parole, restituer, donner une forme à ce récit poignant, faire acte, prendre position et dénoncer la violence du monde qui a en quelque sorte assassiné Jeannot.
Je veux à travers cette histoire vraie me faire porte-parole, m’emparer des mots de Perrine Le Querrec et les rendre à Jeannot. La malédiction de Jeannot, c’est son impossibilité à dire et son empêchement.
Dans son parcours de vie chaotique, semé de traumatismes et de refus, Jeannot, reclus et terré tentera tout au long de sa courte vie de se construire, d’exister, de devenir lui-même.
Monter Le Plancher aujourd’hui est un acte responsable qui vise à sensibiliser le plus grand nombre sur l’impact de l’isolement, de la mise à l’écart, de l’impossibilité à dire et sur le risque de sombrer dans ce que l’on appelait hier « la folie ».
Je me suis attaché à faire une adaptation pour le théâtre que j’ai proposée à l’autrice qui a été sensible et favorable à cette version adaptée pour la scène et pour un seul en scène.
Le choix du metteur en scène Frédéric Cherboeuf s’est imposé avec évidence. Son parcours, son engagement, notre amitié, nous ont amenés à construire ce projet hors normes et donner vie à ce récit de détresse.
Nicolas Dégremont
31, rue de la Gaîté 75014 Paris