La reine écartelée

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Balcon , Avignon

Du 06 au 28 juillet 2001

CLASSIQUE

A quelques heures d'intervalle, Elisabeth Tudor, fille d'Henri VIII, reine d'Angleterre et le vieux Hugh de Robsart franchissent le seuil de Kenilworth, le château de Robert Dudley, comte de Leicester. Elisabeth, la reine vierge, qui règne sans partage sur l'Angleterre depuis vingt ans vient avouer au comte de Leice
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Spectacle terminé depuis le 28 juillet 2001

 

La reine écartelée

De

Victor Hugo

,

Christian Siméon

Mise en scène

Jean Macqueron

Avec

Frédéric Aspisi

,

Stéphane Auvray-Nauroy

,

Christophe Garcia

,

Nathalie Savary

,

Françoise Vallon

 
Présentation
Notes d'intentions
Un théâtre pour acteurs
Revue de presse de "La reine écartelée"

Présentation

À quelques heures d’intervalle, Elisabeth Tudor, fille d’Henri VIII, reine d’Angleterre et le vieux Hugh de Robsart franchissent le seuil de Kenilworth, le château de Robert Dudley, comte de Leicester. Elisabeth, la reine vierge, qui règne sans partage sur l’Angleterre depuis vingt ans vient avouer au comte de Leicester la passion qui la dévore et lui offrir le trône d’Angleterre.
Sir Hugh de Robsart, petit chevalier de Lidcote-Hall, est à la recherche de sa fille, Amy, qu’il pense avoir été enlevée et séduite par Richard Varney, l’écuyer du comte de Leicester. Mais Amy Robsart n’a pas été enlevée et Robert de Leicester ne peut épouser la reine. Amy et Robert se sont secrètement mariés sans l’autorisation royale. Et sans se rendre compte des forces qu’ils ont mises en mouvement, ils vivent à Kenilworth une lune de miel prolongée.
La rencontre de la souveraine et du vieux chevalier derrière les murs de Kenilworth déclenchera le drame historiquement connu comme le mystère Amy Robsart.

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Notes d'intentions

Lorsque Jean Macqueron m'a demandé de travailler sur Amy Robsart, j'ignorais tout de cette œuvre de jeunesse de Victor Hugo. Cette pièce, tirée d’un roman de Walter Scott, Kenilworth, est celle d'un auteur de vingt-cinq ans. Elle porte en elle tout l'appareil du théâtre romantique, père noble, jeune fille pure, serviteur traître, pudeur, sacrifice de soi, portes dérobées, grands sentiments, etc... Les personnages d'Hugo sont des archétypes de son époque.
Mais cette pièce porte également des mécanismes précis, de violents conflits, d'implacables manipulations, et surtout de terrifiants affrontements dont certains restent à l'état potentiel. J'ai envie de raconter ces affrontements, de faire parler, trahir, vociférer dans cette Angleterre élisabéthaine des personnages d'aujourd'hui.
Plus de tension entre les personnages. Plus de haine. Plus de cris. Le seizième siècle ressemble au nôtre, c'est un siècle bruyant, un siècle d'une extrême violence où la vie d'un homme compte moins qu'une préséance, un siècle de langue de chair, de verdeur de mots, où l'on a pas peur de parler des choses du corps. J’ai l’intention de puiser dans la réalité historique mais de l’altérer, de la métamorphoser au gré du drame.
Jean Macqueron m'a donné cette envie, l'envie pour un auteur d'aujourd'hui de revisiter un auteur du siècle dernier.

Christian SIMÉON

La pièce représentée ne sera pas l’Amy Robsart de Victor Hugo mais le fruit de la rencontre de cette œuvre romantique avec un auteur d’aujourd’hui : Christian Siméon. Il est évident que si l’on se permet ce genre de traitement c’est qu’il s’agit là d’une œuvre mineure de Victor Hugo.
Il serait vain de l’envisager sur Hernani ou Ruy Blas par exemple, mais on ne fait là que renouer avec une tradition ancienne : un auteur s’inspirant d’un autre auteur. Hugo s’inspirait de Walter Scott. Il ne s’agissait pas alors de plagiat, mais d’un témoignage d’admiration ; il en est de même aujourd’hui pour cette réécriture de Christian Siméon.

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Un théâtre pour acteurs

La mise en scène s’établira sur la passion et non sur les idées. J’ai envie d’un théâtre lyrique et épique en un langage et avec des personnages traités de façon moderne. Je ne veux pas ici expliquer ce qu’est l’amour ou l’ambition, mais ce qu’ils provoquent.
Le but de la mise en scène ne sera pas de clarifier, mais de laisser dans l’ombre certains aspects des personnages. C’est cette part d’ombre qui les rend vivants. Le spectacle n’est pas là pour expliquer, il ne s’agit pas d’une analyse, mais d’une émotion à partager. Que le spectateur sorte du spectacle " lourd d’une pensée qu’il n’a pas connue " (Paul Claudel).

Jean MACQUERON

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Revue de presse de "La reine écartelée"

Victor Hugo revisité

Une scène nue, cinq comédiens, un vaste drapé de rouge, et, un peu comme dans L’Italien des roses, un immense drap de lin blanc sous lequel commence l’action de La Reine écartelée : pour être modestes, les moyens du metteur en scène Jean Macqueron n’en sont pas moins ingénieux. Et son imagination scénique élégamment inspirée. L’action échevelée. C’est celle d’Amy Robsart, une pièce de jeunesse méconnue de Victor Hugo, revisitée par l’excellent Christian Siméon, dans un " à la manière de " très finement second degré. L’histoire, élizabéthaine en diable, est celle de la reine vierge, déjà vieille, décidant d’épouser l’un de ses favoris, qui l’a trahie en se mariant l’instant d’avant avec une jeunesse, l’Amy Robsart d’Hugo. Concentrée sur les personnages principaux, la pièce gagne en modernité. Et sans rien perdre de ses excès. Un vrai joli moment de théâtre.

LA CROIX – 29 novembre 1999

Coup de cœur – La reine écartelée

Christian Siméon nous offre une très libre adaptation d’Amy Robsart, une œuvre de jeunesse de Victor Hugo. L’œuvre originale est, paraît-il, magnifique. Pourquoi alors ne pas la monter comme elle fut écrite ? Jean Macqueron, homme intelligent et metteur en scène remarquable, peut avoir ses raisons, il est toujours un peu triste de ne pas jouer le jeu. Dès lors, Macqueron est obligé de ne pas prendre l’œuvre au sérieux. Il la met en scène avec distance, ou plus exactement avec décalage, soumettant le fol romantisme d’Hugo à la moulinette de l’ironie bienveillante. Cela étant dit, son spectacle est parfait : on s’amuse de l’amour d’Elisabeth d’Angleterre (la première, ne rêvez pas !) pour ce jeune bellâtre de comte de Leicester et, comme au boulevard du crime, on sourit des souffrances d’Amy Robsart. Les comédiennes, Nathalie Savary et Françoise Vallon, sont excellentes. Parmi les hommes, on remarque surtout Christophe Garcia. Macqueron fait, comme d’habitude, un bien beau travail. Le plaisir est au rendez-vous.

LE FIGAROSCOPE – 8 décembre 1999

Hugo revisité

Macqueron a du talent, un vrai sens de l’esthétique et une poigne solide et généreuse pour diriger les acteurs. Avec lui, sauf limites de leur part, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. On pourra ainsi découvrir, dans son nouveau spectacle intitulé La reine écartelée, deux comédiennes excellentes, Nathalie Savary et Françoise Vallon, et un comédien à la forte présence, Christophe Garcia. Amy Robsart est une pièce de jeunesse de Victor Hugo. On est à la cour d’Elisabeth la Grande, Elisabeth 1ère, fille d’Henri VIII, " la femme sans homme " comme l’appelait Marcelle Maurette. Une jeune noble, jolie, grave et écervelée, Amy Robsart est l’épouse cachée du jeune Comte de Leicester, lui-même favori de sa souveraine. On peut-être reine, coincée sexuellement, et éprouver des passions. D’où le drame…Le jeune Hugo nous raconte cela à sa manière généreuse, iconoclaste et romantique. Et, sans doute l’œuvre n’est-elle pas d’une maturité exemplaire. De là à demander à un auteur d’aujourd’hui (Christian Siméon est, par ailleurs, un remarquable sculpteur) de l’adapter, presque de la réécrire, il y a un pas qu’il était peut-être orgueilleux de franchir. Macqueron et son adaptateur commandité, Siméon, s’en donnent à cœur joie. Ils nous offrent ainsi un spectacle ironique et distancié qui peut agacer, mais qui s’avère un parfait divertissement. On est comme au Boulevard du Crime du temps de sa splendeur. Le sang, le sexe et la mort rôdent. Aucun personnage n’est pris au sérieux, l’action est sans cesse commentée, les grands sentiments sont exagérés, jusqu’à la caricature, mais le spectateur s’amuse comme à un guignol pour adultes. La perfection du travail rendant objective la démarche, on sort content du théâtre. Dans le marasme actuel, c’est déjà énorme.

LE FIGARO MAGAZINE – 11 décembre 1999

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