La fiancée vendue (Prodana nevesta)

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Opéra Garnier , Paris

Du 04 au 27 décembre 2010
Durée : 3 heures entracte inclus

MUSIQUE & DANSE

,

Coups de coeur

Créée à Prague en 1866 et entrée au répertoire de l’Opéra de Paris en 2008, La Fiancée vendue de Smetana demeure encore aujourd’hui l’opéra national tchèque et le modèle de l’opéra folklorique. Aux côtés de Piotr Beczala, Inva Mula incarne la douce Marenka dans la délicieuse production de Gilbert Deflo. En langue tchèque.
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Spectacle terminé depuis le 27 décembre 2010

 

La fiancée vendue (Prodana nevesta)

De

Bedrich Smetana

Mise en scène

Gilbert Deflo

Avec

Oleg Bryjak

,

Isabelle Vernet

,

Inva Mula

,

Marie-Thérèse Keller

,

Michael Druiett

,

Andreas Conrad

,

Piotr Beczala

,

Pavel Cernoch

,

Jean-Philippe Lafont

,

Heinz Zednik

,

Valérie Condoluci

,

Ugo Rabec

En langue tchèque.

Opéra comique en trois actes (1866)
Une comédie de genre
Argument


Opéra comique en trois actes (1866)

Créée à Prague en 1866 et entrée au répertoire de l’Opéra de Paris en 2008, alors que la République tchèque fêtait les 15 ans de son indépendance, La Fiancée vendue de Smetana demeure encore aujourd’hui son opéra national et le modèle de l’opéra folklorique. Bohuslav Martinu y voyait aussi l’oeuvre par excellence du bonheur humain et de la joie de vivre. Car, sous ce titre inquiétant, se cache une comédie de moeurs savoureuse, souvent cocasse, où les situations les plus périlleuses trouvent rapidement une issue heureuse. Mais La Fiancée vendue est aussi une oeuvre sensible, au romantisme délicat. Et ce sont les danses trépidantes, polka ou furiant, qui font se retrouver les amants comme les villageois. Aux côtés de Piotr Beczala, Inva Mula incarne la douce - mais résolue - Marenka dans la délicieuse production de Gilbert Deflo.

Musique de Bedrich Smetana (1824-1884)
Livret de Karel Sabina
Direction musicale : Constantin Trinks
Décors et costumes : William Orlandi
Lumières : Joël Hourbeigt
Chorégraphie : Micha Van Hoecke
Chef de Choeur : Alessandro Di Stefano
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris. Distribution en alternance pour le rôle de Jeník.

  • Une comédie de genre

Deuxième des huit opéras de Smetana, La Fiancée vendue est une comédie de genre qui se place entre deux fresques historiques (Les Brandebourgeois en Bohême et Dalibor) et rompt avec celles-ci sur le plan stylistique, en revenant à l’opéra « à numéros », c’est-à-dire à airs, duos, ensembles, etc, séparés par des récitatifs. Le livret a été écrit par Karel Sabina, un journaliste lié aux mouvements nationalistes qui se révèlera être, plus tard, un indicateur de police. A travers une histoire populaire de jeune fille qui aime un garçon pauvre, mais est promise à un garçon riche, qu’elle n’aime pas (et toutes les péripéties qui s’ensuivent pour échapper à cette convenance sociale), c’est tout le canevas traditionnel de la comédie sentimentale paysanne qu’elle propose, canevas qui n’a rien de particulièrement original, mais qui met en scène des personnages attachants, simples, qui savent faire preuve, dans toutes les situations, de ruse, d’humour et de tendresse.

Ce livret resterait toutefois au stade de bluette si Smetana, grâce à sa musique, ne lui avait insufflé une richesse et un charme, qui font de La Fiancée vendue une des œuvres les plus populaires et les plus aimées du répertoire tchèque. Outre qu’elle puise abondamment dans le folklore du pays, elle fait intervenir des chœurs et des danses qui lui donnent un caractère, une gaieté et un entrain irrésistibles. Et son ouverture, chef-d’œuvre de virtuosité orchestrale, est avec La Moldau l’un des chevaux de bataille des chefs d’orchestre. Grâce à la philosophie de l’existence qu’elle véhicule, les Tchèques y ont vu autre chose qu’une simple pièce de divertissement : ils y ont puisé une force et une énergie qui les ont réconfortés lors des moments difficiles de leur histoire.

La Fiancée vendue a été créée au Théâtre national de Prague, le 30 mai 1866. La Fiancée vendue entre au répertoire de l’Opéra national de Paris en octobre 2008, dans une mise en scène de Gilbert Deflo, des décors et des costumes de William Orlandi, avec Christiane Oelze (Mařenka), Ales Briscein (Jeník), Franz Hawlata (Kecal), sous la direction musicale de Jiří Běhlolávek.

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  • Argument

Depuis longtemps, Jeník (Jean), le fils aîné du fermier Tobiáš Micha, qu'une marâtre qui lui préfère son propre fils tourmentait de mille façons, a quitté la maison paternelle pour chercher de l'ouvrage dans un village éloigné. Là, il a connu une charmante jeune fille, Mařenka Krušinová, dont il est tombé amoureux. Mais les deux jeunes gens ne sont pas destinés à parvenir tout de suite au terme de leurs vœux. Un marieur de profession, Kecal, s'est mis en tête de faire épouser à Mařenka un autre garçon, très riche, un certain Vašek, qui se trouve être le fils du second lit du fermier Micha. Le jour de la fête du patron du village, il l'amène, ainsi que ses parents, pour faire la connaissance de Mařenka et des siens. La jeune fille, qui ne veut écouter que la voix de son cœur, a recours à une ruse : sans se faire connaître de Vašek elle s'arrange pour le rencontrer, et le circonvient si habilement qu'elle lui arrache la promesse de renoncer à la main de cette Mařenka qui n'est autre qu'elle-même. Pendant ce temps le madré compère Kecal entreprend Jeník qu'il espère faire renoncer à ses droits sur le cœur de Mařenka, moyennant une compensation financière. Si Jeník lui prête l'oreille, c'est qu'il connaît le nom du prétendu, et sait que le jeune homme auquel on voudrait marier Mařenka n'est autre que son demi-frère Vašek. Il signe donc un papier stipulant que pour le prix de 300 florins, il consent au mariage de Mařenka, mais seulement avec le fils de Tobiás Micha.

Lorsque Mařenka apprend que Jeník a mis sa signature au bas d'un pareil contrat, elle est en proie à une stupeur que partagent tous les villageois. Pour comble de malchance, Vašek la reconnaît, son intrigue est dévoilée. De dépit, elle est prête à promettre sa main à Vašek, lorsque Jeník se fait reconnaître de son père. On s'aperçoit bien alors que la prétendue vente de sa bien-aimée n'était qu'une habile feinte dont il a tiré tout le profit. La famille de Jeník, sa belle-mère surtout, refuse d'abord de consentir au mariage. Mais voilà qu'heureusement pour les amoureux, des saltimbanques arrivent au village. Il y a parmi eux une belle danseuse qui a fait vite la conquête du niais Vašek, et celui-ci s'engage dans la troupe pour y tenir l'emploi d'ours apprivoisé. Lorsque le père et la mère de Vašek voient arriver leur rejeton affublé d'une peau d'ours et objet de la risée générale, force leur est bien d'abandonner les projets qu'ils avaient formés pour ce garçon ridicule et de bénir l'union de Mařenka avec celui qu'elle aime.

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